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Ago 05 2013

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RWANDA: UN REGIME PROTEGÉ QUI EMPECHE LA PAIX

Des réfugiés rwandais Hutu en République Démocratique du Congo, dont nous ne citons pas le nom pour des raisons de sécurité,  nous parlent de la condition de leurs frères au Congo et de la situation des droits humains au Rwanda et nous partagent leur analyse et leurs propositions.

 

1. LA CONDITION DES REFUGIES HUTU DANS LES FORÊTS DE LA RD CONGO

Le massacre d’Ikingi

C’était en avril 2012, à Ikingi, dans le vaste territoire de Walikale, au Nord-Kivu, où il y avait beaucoup de nos frères réfugiés rwandais hutu. Les FARDC (armée nationale congolaise) sont arrivés combattre contre les FDLR (les jeunes armés hutu qui protègent ces réfugiés). Pour éviter que les combats se répercutent sur la population, les FDLR ont pris fuite. Au lieu de remettre la population restée dans les mains du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), les FARDC ont fait entrer cette même population, parmi laquelle il y avait des femmes, des enfants, des vieux, dans une église, en laissant les portes ouvertes.

La nuit, les miliciens Maï-maï Raia Mutomboki sont arrivés, armés de lances et de machettes, et ont encerclé l’église. Les gens leur ont ouvert la porte, en pensant qu’il s’agissait des FARDC : ces Raia Mutomboki les ont tués à l’arme blanche, sans considérer adulte ou enfant et les ont ensevelis dans des fosses communes. Le lendemain matin, ils ont tué d’autres réfugiés en fuite. Ceux qui se sont sauvés, en revenant, ont trouvé qu’environ huit cent personnes manquaient à l’appel. Par après, ils ont découvert sept grandes fosses communes. La population s’est cachée dans la forêt, mais si les Raia Mutomboki les rencontrent, ils les tuent. Même en cette année 2013 il y a eu des affrontements de ce côté-là. A présent, très peu de réfugiés sont restés dans ce territoire. 

La politique derrière

Ces Raia Mutomboki sont arrivés au Masisi, toujours dans le Nord-Kivu, chez une population de Congolais parlant kinyarwanda : ils ont brulé leurs maisons, tué des personnes. Si cette population réagissait et s’organisait pour combattre, qu’est-ce qui se passerait ?

Derrière ces événements, il y a la politique, il y a de l’argent qui sort du Rwanda pour eux. Beaucoup de leurs chefs entrent au Rwanda. Certains Raïa, en voyant d’autres combattre contre l’armée congolaise, les FARDC, ont compris que parmi eux il y avait des corrompus. C’est ainsi que les Raïa Mukombozi ont commencé à combattre les Raïa Mutomboki. Ces derniers ouvrent la porte aux militaires rwandais en RD Congo. S’ils étaient vraiment contre le régime rwandais, ils combattraient contre le M23, mais ils ne combattent que les FARDC et les FDLR, pour recevoir du pouvoir et des moyens financiers de la part du régime rwandais. Le régime rwandais sensibilise en effet les groupes armés en RD Congo pour qu’ils tournent leurs armes contre les FARDC.  

De l’autosuffisance…

Des centaines de  milliers de personnes qui ont quitté le Rwanda il y a presque vingt ans, beaucoup ont été éliminées par la guerre de 1996-1997, d’autres sont mortes de mort naturelle, nombreux ont survécu et ont mis au monde de nombreux enfants. Ceux qui à ce moment-là étaient des nourrissons, sont désormais des militaires. Des vieux du temps d’Habyarimana, certains sont morts, d’autres sont rentrés au pays. Les enfants, eux, ont refusé de rentrer, ils préfèrent lutter jusqu’à la mort.

Ces réfugiés vivaient auparavant du travail des champs. Les Hutu sont une population de grands cultivateurs. Ils ont demandé des champs, ils ont abattu des arbres, semé et cultivé du manioc et des haricots. Le produit était en partie consommé et en partie vendu au marché. De même, ils faisaient l’élevage de chèvres, porcs, etc. Ils n’avaient pas de problèmes alimentaires. Dans les marchés, par exemple du côté de Walikale, la nourriture était abondante et donc moins chère. Les Congolais quittaient Hombo pour entrer dans la forêt et acheter chez ces réfugiés la nourriture qu’ils allaient vendre dans les marchés.

Ils célébraient des mariages. Parmi eux il y avait des pasteurs, des sœurs, dont certaines sont déjà mortes, des diacres, des chrétiens qui s’engageaient à instruire les autres dans la foi catholique. Ils avaient bâti de belles églises, où ils faisaient la célébration comme si le prêtre était là. Seulement, il manquait l’Eucharistie. Des prêtres avaient commencé à les rejoindre pour leur donner des instructions et les sacrements.  

… à la famine

Quand, à partir du début 2009, les diverses opérations militaires contre eux ont commencé, les réfugiés ont dû abandonner leurs champs pour fuir plus à l’intérieur de la forêt. Pour survivre, ils quittaient leur campement la nuit pour aller voler la nourriture dans les champs. Toutefois, jusqu’à présent, le réfugié, quand il fuit, fuit avec sa machette et ses semences. On lui dit : « Où que tu arrives, tu sèmes ». S’il reste au moins trois mois, il commence à manger ses haricots.

Actuellement, des enfants et adultes se trouvant dans la forêt commencent à souffrir de la malnutrition. Les militaires des FDLR qui les gardent ont reçu l’ordre de ne rien voler aux gens : qu’ils leur demandent seulement une aide. Ceux qui sont proches des Congolais, vont travailler dans leurs champs et reçoivent un peu de nourriture ou d’argent.

Il est vrai, il y a des groupuscules de FDLR qui sont partis voler ou violer les femmes : ce sont des bandits. Mais les vrais soldats n’agissent pas ainsi et s’ils trouvent de ces bandits, ils les tuent. On comprend la colère de la population : de cette colère sont nés les groupes armés comme les Raïa Mutomboki qui veulent combattre les Rwandais, les faire partir touts du pays. 

Ignorés par les Organismes

Si l’on considère la vie de ces réfugiés dans la forêt, il faut dire que le réfugié a déjà vu Dieu de ses yeux. Passer vingt ans sans recevoir de comprimées, en s’habillant difficilement… Si on les regarde, avec leurs habits déchirés, on en a pitié.

Depuis 1996, ni l’HCR ni d’autres organismes internationaux ne leur donnent aucune nourriture ni de médicaments, pourtant ils savent que ces réfugiés se trouvent dans la forêt ! Comment se fait-il que dans d’autres pays les avions survolent les camps et jettent de la nourriture pour les réfugiés, alors que cela ne se passe pas pour ces réfugiés ? On les a rejetés pour qu’ils se terminent dans la forêt. C’est un génocide qu’on est en train de faire. Mais le Seigneur ne veut pas cela. 

Comment rentrer ?

Dans le temps, les FDLR voulaient renverser le pouvoir au Rwanda, car à cause de la dictature qui y règne, ils voyaient qu’il ne leur était pas possible de rentrer au pays pacifiquement. Mais quand ils se sont rendus compte de ne pas avoir la force suffisante et qu’ils ont toute une population à défendre, ils ont renoncé à ce projet. Tous veulent rentrer au Rwanda, mais les conditions ne sont pas données : ils préfèrent mourir brûlés au Congo plutôt qu’aller mourir au Rwanda. Quand les réfugiés entendent les nouvelles de leur pays et constatent qu’il y a toujours des gens en fuite, s’ils n’ont pas un grand courage, ils ne peuvent pas rentrer. Ils savent que s’ils entrent, ils ne sauront pas supporter cela et immédiatement ils seront tués.  

 

2. LE RWANDA, UN PARADIS QUI CACHE L’OPPRESSION

Derrière la performance, un espionnage organisé

Superficiellement, le Rwanda apparaît comme un paradis. Mais si l’on entre dans l’esprit de ses habitants, je crois que c’est le lieu le plus sale de ce monde. Au Rwanda, on ne peut pas s’exprimer librement. Si tu as cinq enfants à la maison, trois ont été formés pour devenir espions à la maison même. Si le père exprime une critique, même voilée, directement ces enfants la rapportent aux autorités. Immédiatement l’homme est emprisonné, accusé d’idéologie génocidaire.

Si des gens cheminent ensemble, ils parlent de choses sans importance ou bien ils se taisent, pour ne pas se tromper par un mot. Même la femme ou le mari peuvent devenir espions l’un de l’autre et ainsi ils n’ont pas de confiance mutuelle. Il se passe souvent qu’une femme tue son mari ou vice-versa, ce qui ne se passait pas avant. Le pouvoir met les personnes les unes contre les autres.  

Mourir pour faire place

Au Rwanda des gens meurent par responsabilité du gouvernement. Nous citons quelques exemples du secteur de Cyangugu.

Ngendahayo Théoneste, capitaine dans l’armée d’Habyarimana, s’était uni au gouvernement de Kagamé, avait étudié l’art militaire et au retour, en mai 2012, on lui avait donné le grade de Major. Sa femme restait chez ses beaux-parents. Le soir du jour de sa nomination, son mari l’a appelée et lui a dit : « Nous terminons les cours, j’ai déjà le grade de major, attends-moi demain, j’arrive ». Pendant qu’elle se préparait pour aller l’accueillir, la femme reçut un coup de fil : « Préparez-vous, venez à Kigali, votre mari est mort ! ». Ngendahayo se trouvait dans le siège de l’Etat major, on a fait arriver le courant au poignet de la douche et il est mort électrocuté. Par après, on lui a mis une corde au cou pour montrer à sa famille qu’il s’était pendu. Comment un homme, plein de joie, peut-il appeler sa femme pour lui dire. : « Demain j’arrive » et par après se tuer ? C’est un colonel tutsi, né tout près de la famille Ngendahayo, qui s’est chargé de cet assassinat, car « on ne peut pas accepter qu’un homme comme celui-là reçoive un tel grade et conduise l’armée ».

Kanyarutoki, collègue d’études de Théoneste, était récepteur régional. En recevant l’appel à aller à l’enterrement de son compagnon, il avait déclaré : « Comment est-ce possible qu’un chef comme celui-là meure sans qu’on fasse d’enquête ? ». Alors, lors d’une réception on lui a donné a boire de l’acide dans une boisson et il est tombé, presque mourant. Au lieu de l’amener chez un médecin, ils ont dit à un motard de le transporter chez lui. Arrivé à son enclos, le motard a fait descendre l’homme et est parti. Kanyarutoki n’était plus en condition de parler et le matin suivant il était déjà mort. Lors du deuil, un témoin a déclaré avoir vu le motard le faire descendre sans même attendre les gens de sa famille. On lui a demandé s’il savait reconnaître ce motard et l’homme a confirmé et l’a reconnu. Ils ont fait semblant de saisir ce motard et de l’amener à Kigali pour le soumettre directement à un interrogatoire. Depuis lors on n’a plus de nouvelles de lui. Aucune enquête n’a été ouverte ni pour Théoneste ni pour Kanyarutoki.  

En prison à la merci du système

Même en prisons les gens meurent nombreux, on ne sait pas de quoi : ils sont amenés chez le médecin seulement quand ils sont sur le point de mourir et on dépose les corps à la morgue pour montrer qu’on a eu souci d’eux. Dans ces jours est mort à la prison centrale de Cyangugu un vieux, Ndihano Mathias, qui avait été condamné à 30 ans. Il était de l’ancien secteur Cyete. Après avoir passé 17 ans en prison, il est tombé dans la douche et il est mort. Alors on l’a amené en vitesse à l’hôpital de Gihundwe pour que les médecins voient de quoi il est mort. Dans ce même jour dans cette même prison deux autres personnes sont mortes.

Si une personne est accusée de génocide, les juges décident les années qu’elle passera en prison. Les conditions de la vie en prison sont plus difficiles qu’auparavant. Les membres de familles ne sont pas autorisés à apporter la nourriture, même aux personnes nécessitant un régime particulier. S’ils amènent l’argent, le réceptionniste le gère et le prisonnier ne peut qu’acheter à la cantine de la prison, sans avoir la certitude de ce qu’il va manger.

La Croix Rouge a la bonne volonté d’entrer dans les prisons, mais n’a pas l’autorisation de faire les enquêtes nécessaires. Le Président Kagamé a déclaré que pour enlever une chique on doit utiliser mille moyens : ce sont ces mille moyens qu’on est en train de mettre en œuvre pour éliminer celui qu’on appelle Hutu et qui doit être éliminé.  

Travailler au TIG

Les prisonniers travaillant les TIG (Travaux d’intérêt général) souffrent beaucoup : logés dans un hangar, ils se réveillent à 4 heures du matin, reçoivent une houe et partent cultiver des champs des chefs, jusqu’à 17 heures, sans se reposer. Ou bien, dans des carrières, ils cassent des pierres que l’Etat vendra.

A un prisonnier condamné à 20 ans qui en a déjà expié 15, on dit : « Pendant les 5 ans restants tu travailleras dans les TIG ». L’homme part, avec son papier, sachant qu’il supportera ces cinq ans de dur labeur.  A la fin des cinq ans, il est relâché. Trois ou quatre mois après, il est à nouveau récupéré : « Montre-nous le papier qui t’autorise à être en liberté ». La personne qui donne ce document se trouve à Kigali, c’est Mme Mukantaganzwa, l’ancienne chargée des Gacaca. Obtenir ce papier ce n’est pas facile : c’est ainsi que l’homme est ramené dans les TIG. Les TIG sont un travail indéterminé, qu’on fait toute sa vie et qu’on termine avec sa mort.   

Intérêt politique

Le général Rwarakabije était commandant des FDLR au Kivu. C’est lui qui, en 1998, a envoyé ses milices à Gisenyi, dans l’Université de Mudende.  Ils ont demandé aux étudiants : qui est Tutsi ? qui est Hutu ? Les enfants ont répondu : Nous ne savons pas de ces choses. Et les militaires les ont fusillés et brulés. Le même jour, ils ont fait de même dans une école secondaire de Kibuye : là encore les étudiants ont refusé de se séparer et ont été tués.

Par la suite, plutôt qu’accompagner les réfugiés qui revenaient du Congo Brazzaville et qui voulaient rentrer chez eux, Rwarakabije a accepté l’argent de Kagame, qui lui a envoyé un hélicoptère, pour connaître les secrets des FDLR. Il est parti au Rwanda et travaille dans le gouvernement comme chargé de l’accueil des réfugiés et n’a pas encore été interpellé pour ces crimes. Ceux qui cherchaient à rentrer, en entendant la nouvelle, se sont arrêtés au Congo.

Kagame n’a pas le souci de la population, mais cherche son propre intérêt. Le mot génocide, génocidaire est utilisé injustement pour condamner tout un peuple. Les soldats des FDLR sont des jeunes, ils étaient de tout petits enfants en 1994. Pourquoi le Président veut que tout ce monde soit anéanti dans les forêts du Congo ? Récemment il a demandé qu’on leur enlève le statut de réfugiés. Il veut rendre tous ces jeunes des Congolais pour son propre intérêt, parce que, par après, quand ils seront nombreux et qu’ils auront infiltré l’armée congolaise, il pourra renverser le gouvernement congolais comme il le voudra. C’est pourquoi il aime beaucoup les militaires du CNDP et ceux du M23 : ces militaires souhaitent en effet d’être intégrés dans l’Armée congolaise.  

Intérêt économique au Congo

Si des Hutu transportent des minerais au Rwanda c’est pour gagner quelque chose, mais les Tutsi utilisent leur propre argent et utilisent les Congolais. Dans le secteur Cyete, proche de la RD Congo, en face de Panzi, à la périphérie de la ville congolaise de Bukavu, il y a un endroit où il n’y avait aucun minerai. Alors, ils ont fait semblant de creuser. La nuit, le minerai venant du Congo on le renverse dans la « carrière ». Le matin ils amènent des Hutu qui mettent ce minerai dans des sacs et les sacs dans un camion. Ils disent que c’est de là qu’ils extraient ces minerais. Ils ont donc beaucoup d’astuces.

 

3. PISTES DE SOLUTION 

Au Président Kagame

Pour qu’au Congo il y ait la paix, Kabila père a accepté de faire le dialogue avec ses opposants. Le Congo je crois qu’il était le seul pays à avoir quatre vice-présidents, mais enfin la paix est arrivée. Pourquoi Kagame n’accepte pas de s’asseoir à une même table avec tous ses frères rwandais? Celui qui a fait des fautes, sera jugé et puni après le dialogue.

Que le gouvernement rwandais mette toutes les lois internationales ou locales en pratique, sans discrimination.

Au Gouvernement congolais

Lors des opérations militaires commencées en 2009 contre les FDLR pour pousser les réfugiés rwandais, dont les camps se trouvaient autour de la frontière du Rwanda, à rentrer dans leur patrie, il aurait fallu encercler les camps du derrière et pousser les gens vers le Rwanda. Or, ces opérations ont poussé les réfugiés toujours plus à l’intérieur de forêts du Congo : c’est comme si on avait voulu que les gens meurent là ou qu’ils rentrent chez eux à bout de forces.

Jamais les FDLR n’ont dit qu’ils ne veulent pas rentrer. Si le gouvernement congolais veut vraiment que les réfugiés rwandais rentrent chez eux, qu’il leur ouvre un chemin vers le pays et que les militaires puissent rentrer avec leur fusil : que ces réfugiés partent et cherchent à résoudre le problème chez eux, et que le Congo trouve la paix. Mais trop de sang a déjà coulé : la vraie solution, c’est qu’on demande à Kagamé d’ouvrir un dialogue.

Que le gouvernement du Congo soit en éveil : qu’il sache qu’intégrer dans l’armée nationale les membres du CNDP – M23 c’est un grand danger pour le pays : ce sont de vrais Rwandais. Qu’il renvoie avant le temps tout ce monde qui cherche à déstabiliser le Congo, pour ne pas tomber dans leur piège.  

A la Communauté internationale

A la Communauté Internationale, à l’ONU, nous disons : ces Hutu qui meurent ne sont-ils pas des hommes comme tant d’autres ? Ce que vous faites pour d’autres peuples de la terre, pourquoi ne le faites-vous pas pour eux ? Pensez-vous qu’ils sont des génocidaires ? Ce qui ont fait le génocide ne sont plus là : tous sont morts ou sont rentrés. Ce qui sont là étaient de petits enfants en 1994. Que le monde voie comment aider ces réfugiés. Fuir c’est un droit humain. Personne ne fuit de chez lui pour aller souffrir ailleurs.

Que la communauté internationale n’ait pas de parti pris. Qu’elle considère tous sur le même pied d’égalité par rapport aux droits de l’homme. Que chacun soit puni selon sa responsabilité.

Le génocide est devenu un fonds de commerce. Le président Kagamé a fait rentrer dans l’armée les soldats d’Habyarimana qui combattaient contre sa rébellion armée de l’APR, et il les utilise pour les renvoyer combattre ici au Congo. La communauté internationale ne voit pas son jeu? Ou bien elle est derrière tout cela.

 

Fait en RD Congo, le 10 juillet 2013.

 

(Témoignage recueilli par Teresina Caffi)