{"id":4250,"date":"2021-10-27T16:13:49","date_gmt":"2021-10-27T14:13:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/?p=4250"},"modified":"2021-10-27T16:18:32","modified_gmt":"2021-10-27T14:18:32","slug":"congo-actualite-n-458","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/2021\/10\/congo-actualite-n-458\/","title":{"rendered":"Congo Actualit\u00e9 n. 458"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: left;\">LA NOMINATION DE 12 SUR LES 15 MEMBRES DE LA COMMISSION \u00c9LECTORALE, DONT CELLE DE DENIS KADIMA COMME SON PR\u00c9SIDENT<\/h1>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">SOMMAIRE<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. L\u2019ASSEMBL\u00c9E NATIONALE A ENT\u00c9RIN\u00c9 LES 12 CANDIDATURES RE\u00c7UES<br \/>\n2. DES D\u00c9CLARATIONS DE D\u00c9SACCORD<br \/>\n3. UNE CRISE POLITIQUE EN GESTATION<br \/>\n4. LE PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE A SIGN\u00c9 L\u2019ORDONNANCE RELATIVE AUX 12 NOUVELLES NOMINATIONS<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<h1 style=\"text-align: left;\">1. L\u2019ASSEMBL\u00c9E NATIONALE A ENT\u00c9RIN\u00c9 LES CANDIDATURES DES NOUVEAUX MEMBRES DE LA COMMISSION \u00c9LECTORALE, DONT CELLE DE DENIS KADIMA COMME PR\u00c9SIDENT<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 13 octobre<\/em>, <strong>la commission mixte paritaire majorit\u00e9 &#8211; opposition<\/strong> mise en place par l\u2019Assembl\u00e9e nationale et charg\u00e9e d\u2019examiner les dossiers individuels des candidats membres de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI) a remis son rapport au pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale.<br \/>\nLe pr\u00e9sident de cette commission, le d\u00e9put\u00e9 Andr\u00e9 Mbata, a fait remarquer que sa commission a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019avancer, malgr\u00e9 les difficult\u00e9s constat\u00e9es au sein de la plateforme des huit confessions religieuses charg\u00e9es de d\u00e9signer le pr\u00e9sident de la CENI et un membre de l\u2019assembl\u00e9e pl\u00e9ni\u00e8re de cette m\u00eame institution \u00e9lectorale. Cette plateforme n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 capable de trouver un consensus et se mettre d\u2019accord autour du nom d\u2019un candidat unique \u00e0 la pr\u00e9sidence de la CENI.<br \/>\nEn effet, un groupe de six confessions religieuses avait d\u00e9pos\u00e9 un proc\u00e8s-verbal de d\u00e9signation de deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de cette composante au bureau de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, alors que les deux autres, la Conf\u00e9rence \u00c9piscopale Nationale du Congo (CENCO) et l&rsquo;\u00c9glise du Christ au Congo (ECC), n\u2019avaient pas sign\u00e9 le document consid\u00e9r\u00e9 comme ill\u00e9gal et de nul effet.<br \/>\nD\u2019autre part, l\u2019opposition parlementaire, compos\u00e9e essentiellement par le Front Commun pour le Congo (FCC), exigeait pr\u00e9alablement qu\u2019un consensus soit trouv\u00e9 dans la d\u00e9signation des membres de la CENI et avait d\u00e9cid\u00e9 de ne pas envoyer de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s aupr\u00e8s de cette commission parlementaire mixte paritaire.<br \/>\nLes d\u00e9put\u00e9s des groupes parlementaires MS-G7 et AMK et alli\u00e9s, membres de la majorit\u00e9 parlementaire, avaient aussi rejet\u00e9 la mise en place de cette commission. Selon eux, \u00ab la commission mise sur pied par le pr\u00e9sident Mboso n\u2019\u00e9tait ni mixte, ni paritaire et encore moins repr\u00e9sentative des forces politiques au sein de l\u2019Assembl\u00e9e nationale en l\u2019absence des repr\u00e9sentants de certaines composantes concern\u00e9es\u00bb.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 14 octobre<\/em>, <strong>le rapporteur de l\u2019Assembl\u00e9e nationale<\/strong>, Lembi Libula, a annonc\u00e9 la convocation, pour le jour suivant, le 15 octobre une pl\u00e9ni\u00e8re consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019audition du rapport de la commission paritaire charg\u00e9e d&rsquo;examiner les proc\u00e8s-verbaux de d\u00e9signation des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI).<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9put\u00e9e <strong>Genevi\u00e8ve Inagosi<\/strong>, membre du FCC. a affirm\u00e9 que \u00abselon l\u2019article 12 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, la commission paritaire doit avoir un nombre \u00e9gal des d\u00e9put\u00e9s de la majorit\u00e9 et de l&rsquo;opposition. Celle-ci est monocolore. Aucun d\u00e9put\u00e9 de l&rsquo;opposition n&rsquo;y a pris part. Ce rapport est nul et de nul effet. La d\u00e9mocratie est en danger\u00bb.<br \/>\nLa question de la mise en place du nouveau bureau de la CENI divise la classe politique congolaise. Ensemble pour la R\u00e9publique de Katumbi, l\u2019UNC de Kamerhe, le FCC de Kabila et Lamuka de Fayulu et Muzito ont tous plaid\u00e9 pour un consensus pour d\u00e9signer les animateurs de la centrale \u00e9lectorale. Ce qui est loin d\u2019\u00eatre r\u00e9alis\u00e9 pour l\u2019instant.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 15 octobre<\/em>, dans une d\u00e9claration, <strong>Ensemble pour La R\u00e9publique de Moise Katumbi et ses deux groupes parlementaires (MS-G7 et AMK et alli\u00e9s)<\/strong> ont indiqu\u00e9 que \u00ab<em>les tractations auxquelles notre d\u00e9l\u00e9gation invit\u00e9e \u00e0 rencontrer les chefs des institutions de la R\u00e9publique agissant au nom et pour le compte de l\u2019Union sacr\u00e9e de la Nation, en vue de la r\u00e9partition des responsabilit\u00e9s revenant \u00e0 la composante Majorit\u00e9, n\u2019ont pas abouti \u00e0 un compromis jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, ni sur la r\u00e9partition des postes, moins encore sur la d\u00e9signations des personnes<\/em>\u00bb.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, ils ont annonc\u00e9 d\u2019avoir d\u00e9cid\u00e9 de ne pas d\u00e9l\u00e9guer aucun membre pour occuper des postes au sein du bureau de la CENI, faute d\u2019un consensus dans les discussions entre les composantes de la majorit\u00e9. Il pr\u00e9vient qu\u2019au cas o\u00f9 un nom \u00e9manant de l\u2019un ou l\u2019autre groupe serait cit\u00e9 dans ce cadre, cela n\u2019engagerait nullement sa responsabilit\u00e9: \u00ab<em>Des informations faisant \u00e9tat d&rsquo;\u00e9ventuels candidats issus d&rsquo;Ensemble pour occuper des postes au sein de cette CENI par de man\u0153uvres de d\u00e9bauchage n&rsquo;engagent nullement la responsabilit\u00e9 du Pr\u00e9sident Mo\u00efse Katumbi et de sa famille politique. Dans le cas o\u00f9 un membre: de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre de nos deux groupes parlementaires serait cit\u00e9 ou nomm\u00e9 dans ce cadre, il ne le serait qu&rsquo;au titre d&rsquo;arrangement personnel, pour assouvir des int\u00e9r\u00eats obscurs contraires aux attentes du peuple congolais, et nous ne reconna\u00eetrons point cette magouille<\/em>\u00bb. Pour les deux groupes parlementaires proches de Moise Katumbi, \u00ab<em>la pl\u00e9ni\u00e8re convoqu\u00e9e ce jour n\u2019est pas moins qu\u2019une farce ou une plaisanterie de mauvais go\u00fbt<\/em>\u00bb. C\u2019est ainsi que les d\u00e9put\u00e9s nationaux d&rsquo;Ensemble pour la R\u00e9publique ont refus\u00e9 de prendre part \u00e0 la pl\u00e9ni\u00e8re convoqu\u00e9e pour ce 15 octobre, pour l&rsquo;audition du rapport de la commission paritaire concernant l&rsquo;ent\u00e9rinement des animateurs de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI).<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 15 octobre<\/em>, dans une d\u00e9claration<strong>, le Front Commun pour le Congo (FCC)<\/strong>, plateforme politique de Joseph Kabila, a qualifi\u00e9 \u00abd&rsquo;irr\u00e9guli\u00e8re\u00bb la proc\u00e9dure enclench\u00e9e par le bureau de l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale dans le cadre de processus d&rsquo;ent\u00e9rinement des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante et a invit\u00e9 le Chef de l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 ne pas investir les membres de la CENI issus d&rsquo;une proc\u00e9dure irr\u00e9guli\u00e8re: \u00ab<em>Demandons au Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, chef de l&rsquo;\u00c9tat de ne pas ent\u00e9riner, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la d\u00e9signation d&rsquo;un pr\u00e9sident de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante et des autres animateurs de cette institution, obtenue dans des conditions d&rsquo;irr\u00e9gularit\u00e9s manifestes<\/em>\u00bb. Dans sa d\u00e9claration, l&rsquo;opposition parlementaire du FCC se dit non concern\u00e9e par un rapport \u00e9labor\u00e9 par une commission \u00e0 laquelle elle \u00a0n&rsquo;a pas pris part. Le FCC a enfin rappel\u00e9 \u00e0 F\u00e9lix Tshisekedi les conditions dans lesquelles il avait refus\u00e9 d\u2019ent\u00e9riner la candidature de Ronsard Malonda en juillet 2020.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 15 octobre<\/em>, la pl\u00e9ni\u00e8re convoqu\u00e9e \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e pour des raisons techniques. Dans leurs d\u00e9clarations successives, les deux groupes parlementaires MS-G7 et AMK et le Front Commun pour le Congo (FCC) ont notamment d\u00e9nonc\u00e9 le manque de consensus et l\u2019absence de l\u2019opposition dans la composition de la commission mixte paritaire. Plus tard, le bureau de l\u2019Assembl\u00e9e nationale a convoqu\u00e9 une nouvelle pl\u00e9ni\u00e8re pour le jour suivant, le 16 octobre. Selon certaines sources proches de l&rsquo;assembl\u00e9e nationale, des n\u00e9gociations ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es au sein de l&rsquo;Union sacr\u00e9e de la Nation pour harmoniser les vues.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 16 octobre<\/em>, <strong>l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale<\/strong> a ent\u00e9rin\u00e9 le rapport pr\u00e9sent\u00e9 par le pr\u00e9sident de la commission mixte paritaire charg\u00e9e d&rsquo;examiner les dossiers individuels des candidats d\u00e9sign\u00e9s pour la mise en place d\u2019une nouvelle Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI). Sur les 15 postes qui composent la pl\u00e9ni\u00e8re de la CENI, 12 candidats ont \u00e9t\u00e9 ent\u00e9rin\u00e9s et trois postes confi\u00e9s \u00e0 l\u2019opposition restent \u00e0 pourvoir. D&rsquo;apr\u00e8s le rapport, voici comment est compos\u00e9e la nouvelle \u00e9quipe de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante:<br \/>\n&#8211; Kadima Kazadi Denis: Pr\u00e9sident (Soci\u00e9t\u00e9 Civile);<br \/>\n&#8211; Ilanga Lembow Bienvenu: Premier Vice-pr\u00e9sident (Majorit\u00e9);<br \/>\n&#8211; Nseya Mulela Patricia: Rapporteur (Majorit\u00e9);<br \/>\n&#8211; Muhindo Mulemberi Vahumawa Paul: Rapporteur Adjoint (Majorit\u00e9);<br \/>\n&#8211; Birembano Balume Sylvie: Questeur Adjoint (Majorit\u00e9)<br \/>\n&#8211; Lupemba Mpanga Ndolo: Membre de la pl\u00e9ni\u00e8re (Majorit\u00e9);<br \/>\n&#8211; Boko Matondo Fabien: Membre (Majorit\u00e9);<br \/>\n&#8211; Ditu Monizi Blaise: Membre (Opposition);<br \/>\n&#8211; Bimwala Mampuya Roger: Membre (Soci\u00e9t\u00e9 Civile);<br \/>\n&#8211; Ngalula Jos\u00e9phine: Membre (Soci\u00e9t\u00e9 Civile);<br \/>\n&#8211; Bisambu Mpangote G\u00e9rard: Membre (Soci\u00e9t\u00e9 Civile);<br \/>\n&#8211; Omokoko Asamoto Adine D&rsquo;or: Membre (Soci\u00e9t\u00e9 Civile).<br \/>\nApr\u00e8s l&rsquo;ent\u00e9rinement de l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, la r\u00e9solution adopt\u00e9e sera transmise au Chef de l&rsquo;\u00c9tat F\u00e9lix Tshisekedi en vue de l\u2019investiture des personnes d\u00e9sign\u00e9es.<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pr\u00e9sident Denis Kadima a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 par six confessions religieuses, sans le consensus de l\u2019\u00c9glise catholique et de l\u2019\u00c9glise du Christ au Congo.<br \/>\nLe Premier Vice-pr\u00e9sident Bienvenu Ilambo est d\u00e9put\u00e9 national, \u00e9lu de Kutu dans la province de Mai Ndombe. Il est issu de la composante PPRD\/USN.<br \/>\nLa rapporteur Patricia Nseya est d\u00e9put\u00e9e nationale, \u00e9lue sur la liste de l\u2019Union pour la D\u00e9mocratie et le Progr\u00e8s Social (UDPS\/Tshisekedi). Elle est \u00e9lue dans la circonscription de Likasi dans la province du Haut-Katanga. Elle est avocate au Barreau pr\u00e8s la Cour d\u2019Appel de Lubumbashi depuis mars 2011. Elle est licenci\u00e9e en Droit (Droit \u00e9conomique et social) de l\u2019Universit\u00e9 de Lubumbashi.<br \/>\nLe rapporteur adjoint Paul Muhindo est d\u00e9put\u00e9 \u00e9lu de la Circonscription \u00e9lectorale de Beni et cadre influent du RDC-K\/ML, parti de Mbusa Nyamwissi, membre de Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi.<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 propos de l&rsquo;ent\u00e9rinement des nouveaux membres de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante et r\u00e9agissant \u00e0 la question de savoir si l&rsquo;assembl\u00e9e nationale n\u2019aurait d\u00fb attendre un consensus entre le groupe des six Confessions religieuses et celui de la Cenco et l&rsquo;ECC, le d\u00e9put\u00e9 national et ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Union pour la Nation Congolaise, <strong>Jean-Baudouin Mayo<\/strong>, a expliqu\u00e9: \u00ab<em>Le processus de d\u00e9signation du pr\u00e9sident de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI) est organis\u00e9 par loi organique portant organisation et fonctionnement de cette institution \u00e9lectorale et par la charte de la plateforme des confessions religieuses. La charte et la loi organique sur la Ceni donnent comme premier mode de d\u00e9cision le consensus et, en cas d&rsquo;\u00e9chec, le vote, comme deuxi\u00e8me modalit\u00e9 de d\u00e9cision. Le consensus a \u00e9chou\u00e9 et les deux confessions religieuses majoritaires au pays n&rsquo;ont pas accept\u00e9 le rapport des six autres qui sont portant minoritaires. Le probl\u00e8me se situe \u00e0 ce niveau. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la loi, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la charte des confessions religieuses, le l\u00e9gislateur n\u2019a pas pris de pr\u00e9cautions pour donner une certaine pr\u00e9\u00e9minence aux confessions religieuses majoritaire, une sorte de droit de v\u00e9to<\/em> <em>\u2026 Le Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, Christophe Mboso, avait requis le consensus \u00e0 plusieurs reprises. Le consensus n&rsquo;a pas eu lieu et le vote n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 formellement. D&rsquo;une part, le Pr\u00e9sident de la plateforme des confessions religieuses n&rsquo;a pas convoqu\u00e9 de pl\u00e9ni\u00e8re pour le vote. D&rsquo;autre part, il y a six confessions religieuses qui ont coalis\u00e9 et qui se sont cristallis\u00e9es autour d&rsquo;un candidat. Rien n&rsquo;allait changer dans ces conditions l\u00e0, si non que perdre du temps pour rien. L&rsquo;assembl\u00e9e nationale s&rsquo;est assum\u00e9e, quitte \u00e0 corriger les erreurs pour les fois \u00e0 venir<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A cet \u00e9gard, plusieurs observateurs estiment qu\u2019il serait n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9vision de la Charte de la plate-forme des confessions religieuses. En ce qui concerne la proc\u00e9dure du vote en absence de consensus, la Charte des confessions religieuses pourrait introduire des dispositions plus pr\u00e9cises inspir\u00e9es de l&rsquo;article 10 de la loi organique no. 21\/012 du 3 juillet 2021 portant organisation et fonctionnement de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI), selon lequel \u00ables confessions religieuses et les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile concern\u00e9es (dans la d\u00e9signation des membres de la CENI) sont celles dot\u00e9es de la personnalit\u00e9 juridique, d\u2019une pr\u00e9sence effective sur le territoire et d&rsquo;une comp\u00e9tence et d&rsquo;une exp\u00e9rience av\u00e9r\u00e9es en mati\u00e8re \u00e9lectorale\u00bb. Cela signifie que, pour ces dispositions, l\u2019on pourrait se baser sur le principe de la proportionnalit\u00e9, en tenant effectivement compte du nombre global (bien qu&rsquo;approximatif) soit des fid\u00e8les, soit des observateurs \u00e9lectoraux dont chaque confession religieuse dispose sur le territoire national.<br \/>\nLa Charte des confessions religieuses pourrait pr\u00e9voir des mesures disciplinaires auxquelles faire recours dans des cas av\u00e9r\u00e9s de pressions, menaces et tentatives de corruption. Ces mesures disciplinaires pourraient m\u00eame pr\u00e9voir l&rsquo;exclusion d\u2019une candidature objet de tels actes ill\u00e9gitimes.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">2. DES D\u00c9CLARATIONS DE D\u00c9SACCORD<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9put\u00e9s membres du <strong>Front Commun pour le Congo (FCC)<\/strong> ont d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019ent\u00e9rinement des candidatures des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI). Ils attendent du Chef de l\u2019Etat F\u00e9lix Tshisekedi le refus de l\u2019investiture des membres d\u00e9sign\u00e9s comme c\u2019est fut le cas en juillet 2020 avec la candidature de Ronsard Malonda qui n\u2019avait pas eu le soutien de la CENCO et de l\u2019ECC. Le d\u00e9put\u00e9 du Front commun pour le Congo (FCC), Ren\u00e9-S\u00e9bastien Bofaya Botaka, a affirm\u00e9 que tout ce qui s\u2019est pass\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale ne concerne pas le FCC: \u00ab<em>Ce qui vient de se passer c\u2019est du th\u00e9\u00e2tre. Il n\u2019y a m\u00eame pas eu la majorit\u00e9 de d\u00e9put\u00e9s nationaux pour si\u00e9ger. Nous sommes 500 et pour si\u00e9ger, il y a un quorum qui est exig\u00e9 par les textes organiques. Seuls 150 d\u00e9put\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s dans la salle. Tout ce qui vient de se passer n\u2019engage que ceux qui ont particip\u00e9 \u00e0 ce th\u00e9\u00e2tre. Pour nous, il n\u2019y a pas encore ent\u00e9rinement de la d\u00e9signation d\u2019un pr\u00e9sident de la CENI. Le combat continue<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un communiqu\u00e9, <strong>le d\u00e9put\u00e9 Denis Kashoba Kabonshi<\/strong>, Pr\u00e9sident du groupe parlementaire AMK et alli\u00e9s d\u2019Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi, a d\u00e9clar\u00e9 que leur groupe parlementaire n\u2019a envoy\u00e9 aucun repr\u00e9sentant \u00e0 la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI). Le d\u00e9put\u00e9 national Denis Kashoba Kabonshi a fait savoir que, \u00e0 ce jour, aucune r\u00e9union du groupe parlementaire AMK et alli\u00e9s n\u2019a eu lieu pour statuer sur la question, les n\u00e9gociations au sein de l\u2019Union Sacr\u00e9e de la Nation \u00e9tant suspendues. Pour le Pr\u00e9sident du groupe parlementaire AMK et alli\u00e9s, la liste des pr\u00e9tendus signataires de la candidature du D\u00e9put\u00e9 Paul Muhindo est fausse, car elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie plut\u00f4t pour une \u00ab\u00a0prime d\u2019assiduit\u00e9\u00a0\u00bb promise par l\u2019Assembl\u00e9e nationale, lors de la pl\u00e9ni\u00e8re du 15 octobre 2021.<br \/>\nLe Pr\u00e9sident du groupe parlementaire AMK et Alli\u00e9s Kashoba Kabonshi Denis a d\u00e9nonc\u00e9 la tricherie qui a caract\u00e9ris\u00e9 l&rsquo;ent\u00e9rinement des membres de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale. Pour lui, Paul Muhindo d\u00e9sign\u00e9 comme rapporteur adjoint de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante y est pour son compte personnel. Il a pr\u00e9cis\u00e9 que les discussions au sein de l&rsquo;Union Sacr\u00e9e n&rsquo;avaient pas encore fini et il a accus\u00e9 le premier vice-pr\u00e9sident du groupe parlementaire AMK et Alli\u00e9s d&rsquo;avoir engag\u00e9 le groupe parlementaire sans l&rsquo;aval de la hi\u00e9rarchie: \u00ab<em>Jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour, nous n&rsquo;avions jamais fini la r\u00e9union avec nos amis de la majorit\u00e9, nous n&rsquo;avons jamais conclu un accord sur le partage des responsabilit\u00e9s au sein de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante. Ce qui s\u2019est pass\u00e9 c&rsquo;est ceci: Nous ne nous sommes jamais r\u00e9unis. Alors on a donn\u00e9 de l&rsquo;argent \u00e0 des d\u00e9put\u00e9s, pour qu\u2019ils \u00e9crivent leur noms sur une liste, pour dire que l&rsquo;AMK s&rsquo;est r\u00e9uni et qu\u2019il a choisi Paul Muhindo. Ceux qui ont mis leurs noms ont re\u00e7u de l&rsquo;argent. C&rsquo;est une tricherie de mauvais go\u00fbt. C&rsquo;est de la malhonn\u00eatet\u00e9. C&rsquo;est le premier Vice-pr\u00e9sident du groupe parlementaire AMK et Alli\u00e9s, Kolobo, qui a sign\u00e9 la lettre pour transmettre le nom de Muhindo<\/em>\u00bb.<br \/>\nFace \u00e0 cette situation, le pr\u00e9sident du groupe parlementaire proche de Mo\u00efse Katumbi a annonc\u00e9 le prochain d\u00e9p\u00f4t d&rsquo;une plainte au parquet g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e8s la Cour de Cassation pour faux et usage de faux contre son coll\u00e8gue, qui a engag\u00e9 le groupe parlementaire par le biais d\u2019un acte de corruption. Il a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que les d\u00e9put\u00e9s du groupe vont \u00e9valuer leur \u00a0participation \u00e0 l&rsquo;union sacr\u00e9e et qu\u2019ils prendront une d\u00e9cision: \u00ab<em>Nous allons d\u00e9noncer ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. Il y a une liste qui a \u00e9t\u00e9 transmise et cette liste a \u00e9t\u00e9 prise sur base des primes qu&rsquo;on payait. Nous allons porter plainte contre l&rsquo;honorable Kolobo pour faux et usage de faux, car il a utilis\u00e9 les noms de ces gens, il a \u00e9tabli un document pour une r\u00e9union qui n&rsquo;a jamais exist\u00e9<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 18 octobre<\/em>, \u00e0 la suite de l\u2019ent\u00e9rinement des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI), le pr\u00e9sident du parti Ensemble pour la R\u00e9publique et l\u2019un des piliers de l\u2019Unions sacr\u00e9e de la Nation, <strong>Mo\u00efse Matumbi<\/strong>, a \u00e9crit une lettre au Pr\u00e9sident F\u00e9lix Tshisekedi. Katumbi d\u00e9plore la reprise des m\u00eames m\u00e9thodes utilis\u00e9es par l\u2019ancien r\u00e9gime pour contr\u00f4ler la CENI et se maintenir au pouvoir: \u00ab<em>Alors que nous nous approchons des prochaines \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales, les m\u00eames m\u00e9thodes d\u00e9nonc\u00e9es hier pour imposer \u00e0 la t\u00eate de la CENI un homme politique controvers\u00e9 ont repris. D\u00e9monstration est faite qu&rsquo;une poign\u00e9e de compatriotes outrepassent les textes de loi pour assurer leur maintien au pouvoir. Leur attitude met gravement en p\u00e9ril la coh\u00e9sion nationale<\/em>\u00bb.<br \/>\nL\u2019ancien gouverneur de l\u2019ex-Katanga demande \u00e0 F\u00e9lix Tshisekedi d\u2019\u00e9viter de replonger le pays dans les chaos: \u00ab<em>J&rsquo;en appelle \u00e0 votre sagesse afin de ne pas jeter le pays dans de nouveaux d\u00e9chirements aux cons\u00e9quences funestes pour l&rsquo;ensemble du peuple congolais<\/em>\u00bb.<br \/>\nMo\u00efse Katumbi a rappel\u00e9 que Chef de l\u2019Etat qu\u2019il avait rejet\u00e9 en juillet 2020 faute de consensus, la candidature de Ronsard Malonda d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de la CENI: \u00ab<em>Hier, vous avez rejet\u00e9 une premi\u00e8re fois et \u00e0 juste titre une premi\u00e8re liste non consensuelle. Nul ne peut envisager un seul instant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui vous puissiez avaliser le travail partisan d&rsquo;une commission paritaire contest\u00e9e au risque de jeter sur la CENI un tel voile de suspicion qu&rsquo;il lui sera impossible d&rsquo;accomplir sa mission d&rsquo;organiser, en toute ind\u00e9pendance, neutralit\u00e9 et impartialit\u00e9 des scrutins libres, d\u00e9mocratiques, transparents et inclusifs. L\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;Assembl\u00e9e Nationale a \u00e9chou\u00e9, il vous revient de forger cet indispensable consensus, seule voie \u00e0 m\u00eame de garantir un cycle \u00e9lectoral apais\u00e9<\/em>\u00bb.<br \/>\nPour Katumbi, \u00ab<em>cautionner les irr\u00e9gularit\u00e9s qui ont \u00e9maill\u00e9 le processus d&rsquo;ent\u00e9rinement des membres de la CENI conduira in\u00e9vitablement le pays vers un nouveau cycle de d\u00e9sordres<\/em>\u00bb.<br \/>\nPour cela, Mo\u00efse Katumbi a demand\u00e9 \u00e0 F\u00e9lix Tshisekedi de rejeter la liste des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI) ent\u00e9rin\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e nationale: \u00ab<em>Je vous demande de rejeter purement et simplement la liste ent\u00e9rin\u00e9e par l&rsquo;Assembl\u00e9e Nationale<\/em>\u00bb.<br \/>\nSe disant ne pas \u00eatre \u00e0 la recherche de poste, Mo\u00efse Katumbi rassure demeurer soucieux de pr\u00e9server les valeurs de la R\u00e9publique et il invite F\u00e9lix Tshisekedi \u00e0 r\u00e9parer l\u00e0 o\u00f9 l\u2019Assembl\u00e9e Nationale a \u00e9chou\u00e9: \u00ab<em>En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas \u00e0 la recherche des postes. Par contre, nous demeurons soucieux de pr\u00e9server les valeurs de la R\u00e9publique au rang desquelles figure le consensus qui demeure le ferment de la coh\u00e9sion nationale. Nous vous demandons \u00e9galement d\u2019imposer aux responsables de l\u2019Union Sacr\u00e9e le respect des textes afin de ne pas y laisser prosp\u00e9rer les anti-valeurs, notamment la corruption, le d\u00e9bauchage et l\u2019achat des consciences<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9put\u00e9 <strong>Gratien Iracan<\/strong> a rappel\u00e9 que, au-del\u00e0 d\u2019un processus teint\u00e9 de \u00ab tricherie \u00bb, Ensemble pour la R\u00e9publique, dirig\u00e9 par l\u2019ancien gouverneur de l\u2019ex-province du Katanga, d\u00e9nonce le manque de respect de la part des proches de F\u00e9lix Tshisekedi qui ne tiennent pas compte de poids politique (nombre des d\u00e9put\u00e9s) pour la r\u00e9partition des postes des responsabilit\u00e9s au sein de la CENI.<br \/>\n\u00c0 ce propos, il a affirm\u00e9: \u00ab<em>L\u2019Union sacr\u00e9e de la nation est une coalition sur base de poids politique, on voit le nombre des d\u00e9put\u00e9s. Et s\u2019il y a de partage des responsabilit\u00e9s, il faut que \u00e7a soit \u00e9quitable par rapport au poids politique. Normalement c\u2019est nous Ensemble pour le changement qui sommes la premi\u00e8re force politique (70 d\u00e9put\u00e9s). Cela \u00e9tant, on nous a fait voir qu\u2019il y a des gens qui sont venus du FCC qui sont plus majoritaires que nous, nous avons accept\u00e9. Nous acceptons, les ex-FCC sont le premier poids politique. Nous sommes deuxi\u00e8mes, si les ex-FCC prennent le poste de premier vice-pr\u00e9sident de la CENI, ce n\u2019est que normal que le poste qui va suivre soit attribu\u00e9 au deuxi\u00e8me poids politique. Nous avons encore conc\u00e9d\u00e9 que la deuxi\u00e8me vice-pr\u00e9sidence revienne \u00e0 l\u2019opposition. Le troisi\u00e8me poste qui vient c\u2019est le rapporteur de la CENI. Ce poste revenait de droit \u00e0 Ensemble, mais il a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 un membre de l\u2019UDPS, qui compte un peu plus de 30 d\u00e9put\u00e9s<\/em>\u00bb. Et d\u2019ajouter: \u00ab<em>M\u00eame si on devait prendre ce poste, il fallait un processus transparent, or ce n\u2019est pas le cas. Ce n\u2019est pas parce que nous sommes au sein de la majorit\u00e9 que nous allons cautionner l\u2019erreur. Nous exigeons le respect mutuel, quand vous ne reconnaissez pas notre force, cela veut dire que vous ne nous respectez pas. On ne peut pas \u00eatre des partenaires qui ne se respectent pas<\/em>\u00bb.<br \/>\nComme on peut constater, l\u2019Union sacr\u00e9e, la majorit\u00e9 form\u00e9e autour de F\u00e9lix Tshisekedi depuis la rupture de la coalition FCC-CACH, se trouve au bord de l\u2019implosion. A la base, le processus controvers\u00e9 de d\u00e9signation des membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI). L\u2019un des piliers de l\u2019Union sacr\u00e9e, Mo\u00efse Katumbi est sur le point de quitter le navire si le Chef de l\u2019Etat investit les membres de la CENI ent\u00e9rin\u00e9s par l\u2019Assembl\u00e9e nationale. M. Katumbi consid\u00e8re cela comme une \u00ab\u00a0ligne rouge\u00a0\u00bb \u00e0 ne pas franchir.<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon le Professeur <strong>Gabriel Banza Malale<\/strong>, membre du Front Commun pour le Congo (FCC), l\u2019ent\u00e9rinement des membres de la pl\u00e9ni\u00e8re et du bureau de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI) est germe des crises et contestations. Pour cet Enseignant de droit constitutionnel \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lubumbashi, quelque soit le prix \u00e0 payer, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de rechercher le consensus.<br \/>\n\u00ab<em>L\u2019ent\u00e9rinement des membres de la pl\u00e9ni\u00e8re de la CENI, est une d\u00e9cision qui ne rencontre pas l\u2019assentiment de plus d\u2019un. Ces d\u00e9put\u00e9s qui ont dans\u00e9, sont contents, parce que rassur\u00e9s d\u2019avoir la r\u00e9ussite aux \u00e9lections \u00e0 venir, en d\u00e9pit des d\u00e9boires qu\u2019on met sur leur dos, par rapport \u00e0 la corruption, \u00e0 la tricherie, ainsi que toutes les l\u00e9g\u00e8ret\u00e9s que l\u2019on rel\u00e8ve dans le fonctionnement actuel de l\u2019Assembl\u00e9e Nationale<\/em>\u00bb, note le Prof Banza. Et de poursuivre: \u00ab<em>Tout le circuit de gestion des \u00e9lections \u00e0 venir, en amont comme en aval, c\u2019est ma\u00eetris\u00e9 par un syst\u00e8me mis en place pour le compte partisan d\u2019une tendance politique que l\u2019on qualifie de l\u2019Union Sacr\u00e9e. Cela a commenc\u00e9 avec la nomination dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 des Hauts Magistrats de la cour Constitutionnelle, et on s\u2019est rendu \u00e0 l\u2019\u00e9vidence que malgr\u00e9 les cris de d\u00e9tresse, le train a continu\u00e9 sa marche, comme qui dirait le chien aboie et la caravane passe<\/em>\u00bb.<br \/>\nPour le Professeur Banza Malale, \u00ab<em>le consensus est le mode de gestion qui privil\u00e9gie la transparence, la repr\u00e9sentation, l\u2019\u00e9quit\u00e9 et la participation de tous. Le consensus est un m\u00e9canisme de pr\u00e9vention face \u00e0 des \u00e9ventuelles suspicions des crises politiques ou sociales. Si on n\u00e9glige le consensus, on vivra des crises de toute nature. L\u2019ent\u00e9rinement sans consensus des membres de la CENI, va donner lieu \u00e0 des crises. Les \u00e9lections vont \u00eatre une machine qui transporte des contestations de toute nature<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9put\u00e9 national <strong>C\u00e9lestin Musao<\/strong> a d\u00e9nonc\u00e9 l&rsquo;ent\u00e9rinement par l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale des animateurs de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI), notamment avec Denis Kadima comme pr\u00e9sident de CENI, dont sa candidature qui est contest\u00e9 par la conf\u00e9rence \u00e9piscopale nationale du Congo (CENCO) et l&rsquo;\u00e9glise du Christ au Congo (ECC),\u00a0 l&rsquo;Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi, Lamuka de Martin Fayulu ainsi que le Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. Pour l&rsquo;ancien rapporteur de la chambre basse du parlement, c&rsquo;est au pr\u00e9sident Tshisekedi de prendre ses \u00ab\u00a0responsabilit\u00e9s historiques\u00a0\u00bb, en refusant d&rsquo;accepter cet ent\u00e9rinement. \u00ab<em>La balle est d\u00e9sormais dans le camp du chef de l&rsquo;Etat qui est plac\u00e9 devant ses responsabilit\u00e9s historiques. Les m\u00eames causes produisant les m\u00eames effets, nous revoici devant le cas de figure du rejet autrefois de l&rsquo;ent\u00e9rinement de Ronsard Malonda. Les juristes parleraient d&rsquo;une jurisprudence. Nos regards restent donc riv\u00e9s vers la pr\u00e9sidence d&rsquo;o\u00f9 nous attendons impatiemment l&rsquo;arbitrage juste<\/em>\u00bb, a dit le professeur C\u00e9lestin Musao.<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a><\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">3. UNE CRISE POLITIQUE EN GESTATION<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon le journaliste <strong>Christophe Rigaud<\/strong>, directeur du site Afrikarabia, avec la validation par l\u2019Assembl\u00e9e nationale de Denis Kadima au poste de pr\u00e9sident de la Commission \u00e9lectorale (CENI), le Congo replonge dans une profonde crise pr\u00e9-\u00e9lectorale.<br \/>\nA l\u2019\u00e9t\u00e9 2020, le nom de Ronsard Malonda \u00e0 la t\u00eate de la CENI avait cr\u00e9\u00e9 la pol\u00e9mique et sa candidature avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le pr\u00e9sident F\u00e9lix Tshisekedi. En cause: sa trop grande proximit\u00e9 avec le FCC de l\u2019ancien pr\u00e9sident Joseph Kabila. Aujourd\u2019hui, c\u2019est le nom de Denis Kadima qui vient d\u2019\u00eatre ent\u00e9rin\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e nationale et qui suscite la controverse. Ironie du sort, une grande partie de la classe politique congolaise l\u2019accuse d\u2019\u00eatre trop proche du pr\u00e9sident Tshisekedi, qui brigue un second mandat en 2023.<br \/>\nLe probl\u00e8me, c\u2019est que F\u00e9lix Tshisekedi n\u2019a que des mauvaises solutions devant lui, face au toll\u00e9 soulev\u00e9 par la candidature Kadima. En la validant, il ouvre une crise ouverte avec le FCC de Joseph Kabila, Lamuka de Martin Fayulu et Adolphe Muzito, mais \u00e9galement avec certains de ses alli\u00e9s de l\u2019Union sacr\u00e9e, comme Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi. Mais surtout, F\u00e9lix Tshisekedi risque de se mettre \u00e0 dos la tr\u00e8s puissante \u00e9glise catholique et les protestants, qui ont tous les deux r\u00e9cus\u00e9s Denis Kadima, apr\u00e8s avoir subi des pressions en coulisse pour imposer sa candidature. A l\u2019inverse, si le chef de l\u2019Etat repoussait le nom de Kadima, F\u00e9lix Tshisekedi se brouillerait alors avec les six confessions qui avaient vot\u00e9 pour cet expert \u00e9lectoral, internationalement reconnu. \u00abA six voix contre deux, c\u2019est bien la majorit\u00e9 des \u00e9glises qui ont pench\u00e9 pour Kadima. Et la majorit\u00e9 doit l\u2019emporter faute de consensus. c\u2019est la r\u00e8gle!\u00bb, explique un membre de l\u2019Union sacr\u00e9e, pourtant pas tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise avec cette candidature.<br \/>\nIl faut dire que le mode de d\u00e9signation des membres de la Commission \u00e9lectorale par les confessions religieuses pose question. La nomination du pr\u00e9sident de la CENI par les confessions religieuses est un r\u00f4le \u00e9minemment politique, o\u00f9 pr\u00e9lats, pasteurs et imams sont r\u00e9guli\u00e8rement courtis\u00e9s par les partis et les plateformes politiques de tout bord. Cens\u00e9es \u00eatre \u00abneutres\u00bb, \u00abimpartiales\u00bb et \u00abrepr\u00e9sentatives\u00bb, les \u00e9glises au Congo peuvent devenir tout le contraire.<br \/>\nLe hic, c\u2019est que sur les huit confessions religieuses, deux repr\u00e9sentent plus de 80% de la population congolaise (ce sont les catholiques et les protestants), alors que les six autres, \u00e0 peine 20%. Et dans la controverse autour de la d\u00e9signation de Denis Kadima, ce sont les six \u00e9glises \u00abminoritaires\u00bb qui ont port\u00e9 sa candidature, alors que les deux plus puissantes confessions, s\u2019y sont oppos\u00e9es. Le poids et le repr\u00e9sentativit\u00e9 des \u00e9glises ne sont donc pas respect\u00e9s dans un vote majoritaire.<br \/>\nLe vote de l\u2019Assembl\u00e9e nationale ouvre donc une p\u00e9riode tr\u00e8s incertaine \u00e0 un peu plus de deux ans d\u2019une pr\u00e9sidentielle tr\u00e8s attendue. L\u2019opposition craint que les \u00e9lections de 2023 soient verrouill\u00e9es pour assurer la r\u00e9\u00e9lection de l\u2019actuel chef de l\u2019Etat. D\u2019autant que, comme le candidat nouveau pr\u00e9sident de la CENI ent\u00e9rin\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e nationale, le nouveau pr\u00e9sident de la Cour constitutionnelle, Dieudonn\u00e9 Kaluba, est lui aussi proche de F\u00e9lix Tshisekedi. S\u2019il est vrai que le pr\u00e9sident de la CENI annonce les r\u00e9sultats provisoires des \u00e9lections et que le pr\u00e9sident de la Cour constitutionnelle les valide, la pr\u00e9sidentielle est \u00e9crite d\u2019avance.<br \/>\nA 26 mois des prochaines \u00e9lections, la RDC replonge dans une crise pr\u00e9-\u00e9lectorale dont le sc\u00e9nario est malheureusement bien connu, pour l\u2019avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu en 2016, avec le \u00ab\u00a0glissement\u00a0\u00bb, puis le report du scrutin en 2018. Avec son lot de manifestations et de r\u00e9pression. Pourtant, le pr\u00e9sident Tshisekedi garde encore la main sur les \u00e9v\u00e9nements. Car, apr\u00e8s le vote de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, le chef de l\u2019Etat doit valider le nom du nouveau pr\u00e9sident de la CENI. Ce qui n\u2019est pas encore fait. Il reste donc une derni\u00e8re chance au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique pour ne pas passer en force. Mais les tractations risquent encore d\u2019\u00eatre longues, faisant peser la crainte d\u2019un glissement du calendrier \u00e9lectoral. Un report qui prolongerait le mandat de F\u00e9lix Tshisekedi.<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a><\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">4. LE PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE A SIGN\u00c9 L\u2019ORDONNANCE RELATIVE AUX 12 NOUVELLES NOMINATIONS<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 22 octobre<\/em>, dans une d\u00e9claration faite \u00e0 Kinshasa, le coordonnateur du <strong>Collectif d&rsquo;Actions de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile (CASC)<\/strong>, Joseph Nkinzo, a affirm\u00e9 que, pour \u00e9viter de retarder les prochaines joutes \u00e9lectorales, il faut que le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique investisse les nouveaux membres de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI). Selon cette d\u00e9claration, \u00ab<em>en vue d&rsquo;organiser des scrutins cr\u00e9dibles et transparents dans le d\u00e9lai constitutionnel et d&rsquo;\u00e9viter tout report ou glissement, le CASC invite le chef de l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 investir en urgence le bureau et la pl\u00e9ni\u00e8re de la CENI ent\u00e9rin\u00e9 par l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale<\/em>\u00bb.\u00a0 Le CASC appelle aussi la chambre basse du Parlement \u00e0 adopter la loi \u00e9lectorale, en privil\u00e9giant les r\u00e9formes voulues par le peuple congolais et lui transmises par le truchement de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Dans ce m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9es, le CASC demande au gouvernement de disponibiliser les ressources n\u00e9cessaires pour le lancement du processus \u00e9lectoral.<br \/>\nIl exhorte aussi les Congolais \u00e0 demeurer vigilants pour r\u00e9clamer l&rsquo;organisation des \u00e9lections d\u00e9mocratiques, libres, transparentes, apais\u00e9es et dans les d\u00e9lais constitutionnels.<br \/>\nIl faut rappeler que plusieurs voix se sont derni\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es pour r\u00e9clamer l&rsquo;investiture des nouveaux membres de la CENI par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, F\u00e9lix Tshisekedi.<br \/>\nToutefois, l\u2019ent\u00e9rinement du nouveau bureau de la CENI est contest\u00e9 par la Conf\u00e9rence \u00c9piscopale Nationale du Congo (CENCO), l\u2019\u00c9glise du Christ au Congo (ECC), le Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, la coalition LAMUKA dirig\u00e9e par Martin Fayulu et Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi.<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 22 octobre<\/em>, dans un message adress\u00e9 \u00e0 la nation et diffus\u00e9 sur la Radiot\u00e9l\u00e9vision nationale congolaise (RTNC), <strong>le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, F\u00e9lix-Antoine Tshisekedi Tshilombo<\/strong>, a annonc\u00e9 d\u2019avoir d\u00e9cid\u00e9 de signer l\u2019ordonnance nommant 12 sur 15 nouveaux membres de la Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI), dont Denis Kadima comme pr\u00e9sident.<br \/>\nF\u00e9lix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a motiv\u00e9 sa d\u00e9cision par le fait que, \u00abmalgr\u00e9 le manque de consensus parmi les confessions religieuses, une majorit\u00e9 claire s&rsquo;est d\u00e9gag\u00e9e au profit d&rsquo;un candidat, conform\u00e9ment \u00e0 la charte de leur plateforme\u00bb. Il a estim\u00e9 que, contrairement \u00e0 la d\u00e9signation de Ronsard Malonda en juillet 2020, celle de Denis Kadima a \u00e9t\u00e9 \u00abr\u00e9guli\u00e8re\u00bb et il a d\u00e9clar\u00e9 que son ent\u00e9rinement a \u00e9t\u00e9 inscrit \u00e0 l\u2019ordre du jour de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, \u00ab<em>ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas en 2020\u00bb. \u00c0 ce propos il a soulign\u00e9 que le contexte d&rsquo;ent\u00e9rinement de Ronsard Malonda \u00e9tait diff\u00e9rent de celui de Denis Kadima et les autres membres.<\/em><br \/>\n<em>Dans son adresse \u00e0 la nation, il est revenu sur les diff\u00e9rentes raisons qui l&rsquo;avaient pouss\u00e9 \u00e0 ne pas ent\u00e9riner la candidature de Ronsard Malonda Ngimbi: \u00abEn 2020, je m&rsquo;\u00e9tais oppos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;investiture d&rsquo;un candidat Pr\u00e9sident de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante d\u00e9sign\u00e9, entre autres pour des raisons ci-apr\u00e8s: <\/em><br \/>\n<em>&#8211; la question de l&rsquo;ent\u00e9rinement des membres du bureau de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante n&rsquo;\u00e9tait pas inscrite \u00e0 l&rsquo;ordre du jour de l&rsquo;assembl\u00e9e nationale; <\/em><br \/>\n<em>&#8211; un PV d\u00e9signant seulement le Pr\u00e9sident de la Ceni, du reste sans soubassement, m&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 transmis pour promulgation, alors que la Ceni devait compter 13 membres; <\/em><br \/>\n<em>&#8211; le Pr\u00e9sident et le Vice Pr\u00e9sident de la plateforme des confessions religieuses n&rsquo;avaient pas sanctionn\u00e9 le PV de d\u00e9signation par leurs signatures; <\/em><br \/>\n<em>&#8211; les deux des repr\u00e9sentants de six Confessions religieuses suppos\u00e9s avoir soutenu le candidat Pr\u00e9sident d\u00e9sign\u00e9 en 2020 avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9savou\u00e9s par leur hi\u00e9rarchie, entachant ainsi la r\u00e9gularit\u00e9 de ce processus de d\u00e9signation. <\/em><br \/>\n<em>Face \u00e0 cette situation et en ma qualit\u00e9 de garant de la bonne marche des institutions, j&rsquo;avais demand\u00e9 la reprise du processus de d\u00e9signation, en recommandant que le consensus soit privil\u00e9gi\u00e9<\/em>\u00bb.<br \/>\nPour cette fois-ci, F\u00e9lix Tshisekedi a affirm\u00e9 que le processus s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re, malgr\u00e9 le manque de consensus, car une majorit\u00e9 claire s&rsquo;est enfin d\u00e9gag\u00e9e au profit d&rsquo;un candidat, conform\u00e9ment \u00e0 la charte des confessions religieuses: \u00ab<em>Aujourd&rsquo;hui je me r\u00e9jouis que le processus de d\u00e9signation des membres du bureau de la Ceni de 2021 se soit d\u00e9roul\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re, en ce qui concerne notamment la d\u00e9signation du Pr\u00e9sident de la commission \u00e9lectorale nationale, malgr\u00e9 le manque de consensus, car une majorit\u00e9 claire s&rsquo;est d\u00e9gag\u00e9e au profit d&rsquo;un candidat et ce conform\u00e9ment aux prescrits de la charte de la plateforme des Confessions religieuses. De plus, non seulement l&rsquo;ent\u00e9rinement des membres du bureau de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement inscrit \u00e0 l&rsquo;ordre du jour de la pl\u00e9ni\u00e8re de l&rsquo;assembl\u00e9e nationale, mais aussi 12 PV sur 15 attendus ont bien \u00e9t\u00e9 re\u00e7us, examin\u00e9s et ent\u00e9rin\u00e9s par la chambre basse. Ceci va permettre ainsi au bureau d&rsquo;atteindre le quorum, requis pour pouvoir si\u00e9ger valablement, ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas le cas en 2020<\/em>\u00bb.<br \/>\nLe Pr\u00e9sident F\u00e9lix Tshisekedi dit avoir not\u00e9 la persistance des divergences au sein de la composante des confessions religieuses et il a f\u00e9licit\u00e9 le pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, pour leur avoir donn\u00e9 plusieurs occasions de se retrouver, afin de d\u00e9gager un compromis, \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;un consensus.<br \/>\nF\u00e9lix Tshisekedi a rappel\u00e9 que \u00ab<em>notre pays a r\u00e9solument opt\u00e9 pour la d\u00e9mocratie comp\u00e9titive. Celle-ci a ses r\u00e8gles selon lesquelles on a des gagnants et des perdants. Nous ne pouvons pas, apr\u00e8s avoir choisi la comp\u00e9tition et les r\u00e8gles qui y sont aff\u00e9rentes, nous en soustraire. Nos divergences, loin d&rsquo;\u00eatre des faiblesses, sont plut\u00f4t des illustrations de notre vitalit\u00e9 d\u00e9mocratique<\/em>\u00bb. C\u2019est pour cela qu\u2019il a exhort\u00e9 les nouveaux membres du bureau de la CENI \u00e0 \u00ab<em>\u0153uvrer pour des \u00e9lections libres, transparentes et dans le d\u00e9lai constitutionnel<\/em>\u00bb.<br \/>\nDans son adresse \u00e0 la nation, F\u00e9lix Tshisekedi a souhait\u00e9 que les trois autres membres de l&rsquo;opposition soient bient\u00f4t d\u00e9sign\u00e9s, pour la bonne marche du processus \u00e9lectoral.<br \/>\nIl a invit\u00e9 les organisations nationales et la communaut\u00e9 internationale \u00e0 accompagner la RDC dans ce processus. Le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a aussi annonc\u00e9 qu\u2019il compte designer un \u00a0d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 responsable du suivi du bon d\u00e9roulement du processus \u00e9lectoral.<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 23 octobre<\/em>, le Ministre de la Communication et m\u00e9dias, <strong>Patrick Muyaya<\/strong>, s&rsquo;est exprim\u00e9 au sujet de l&rsquo;investiture de 12 sur 15 membres de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI) par le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique F\u00e9lix Tshisekedi. Pour le porte-parole du gouvernement, F\u00e9lix Tshisekedi n&rsquo;a d\u00e9fi\u00e9 personne, mais il a plut\u00f4t us\u00e9 de son pouvoir comme Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique pour \u00e9viter un \u00e9ventuel glissement des prochaines \u00e9lections. Pour lui, ce n&rsquo;est pas dit que, comme il y avait un probl\u00e8me dans une sous composante de la soci\u00e9t\u00e9 civile, il fallait alors plomber tout le processus: \u00ab<em>Si aujourd&rsquo;hui le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, garant de la nation, avait demand\u00e9 au Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e Nationale, Christophe Mboso, de donner encore d&rsquo;autres jours aux confessions religieuses pour trouver un consensus (combien de reports on a d\u00e9j\u00e0 fait), seraient-elles en mesure de s&rsquo;entendre? \u00c0 propos des soup\u00e7ons de corruption, est-ce-que elle disparaitrait si on recommen\u00e7ait le processus? Maintenant que le choix a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9 et qu\u2019on a investi D\u00e9nis Kadima comme Pr\u00e9sident de la commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante, on a deux ans pour arriver en 2023, Pendant cette p\u00e9riode, les missions d\u2019observation \u00e9lectorale internationales et nationales, dont celle de l\u2019\u00e9glise catholique, pourront mettre en place des m\u00e9canismes pour contr\u00f4ler l\u2019action de Denis Kadima et de la CENI dans son ensemble<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 24 octobre<\/em>, <strong>treize partis politiques et organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile<\/strong> ont sign\u00e9 une d\u00e9claration commune, \u00a0en faveur d\u2019une CENI v\u00e9ritablement ind\u00e9pendante, d\u00e9politis\u00e9e et non instrumentalis\u00e9e et pour des \u00e9lections cr\u00e9dibles, libres, transparentes et apais\u00e9es dans les d\u00e9lais constitutionnels:<br \/>\n\u00ab<em>Constatant que les \u00e9lections manipul\u00e9es et mal organis\u00e9es constituent la principale source d\u2019instabilit\u00e9, d\u2019ill\u00e9gitimit\u00e9 et de sous-d\u00e9veloppement de notre nation.<\/em><br \/>\n<em>Consid\u00e9rant que le processus des r\u00e9formes de la CENI et du remplacement de ses membres e a \u00e9t\u00e9 entach\u00e9 de corruption, de violations des lois, d\u2019absence de consensus et de manipulation par le pouvoir actuel.<\/em><br \/>\n<em>Constatant que, malgr\u00e9 les appels \u00e0 la raison et au consensus des \u00e9glises, des la\u00efcs, de la soci\u00e9t\u00e9 civile, des mouvements citoyens et des forces politiques, le pouvoir actuel s\u2019est ent\u00eat\u00e9 en violation flagrante de la Constitution et des r\u00e8gles parlementaires \u00e0 mettre en place une CENI \u00e0 ses ordres.<\/em><br \/>\n<em>Dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de la Nation et pour sauver les acquis de la d\u00e9mocratie malgr\u00e9 nos diff\u00e9rences, d\u00e9cidons d&rsquo;unir nos forces en vue d&rsquo;obtenir par tous les moyens l\u00e9gaux l&rsquo;adoption consensuelle d&rsquo;une loi organique sur la CENI et d&rsquo;une loi \u00e9lectorale pour l&rsquo;organisation des \u00e9lections cr\u00e9dibles, libres, transparentes, inclusives et apais\u00e9es en 2023, conform\u00e9ment \u00e0 notre constitution. <\/em><br \/>\n<em>R\u00e9affirmons que le blocage et la crise actuels sont le fait du pouvoir en place qui refuse l&rsquo;ind\u00e9pendance de la CENI et veut prendre toute une Nation en otage. Affirmons que le consensus constitue la seule et unique voie pour restaurer la confiance entre les acteurs et \u00e9viter l&rsquo;implosion du pays,<\/em><br \/>\n<em>Informons l\u2019opinion nationale et internationale que, \u00e0 partir de ce 24 octobre 2021, des grandes actions citoyennes seront organis\u00e9es \u00e0 travers toute l&rsquo;\u00e9tendue du pays pour exiger l&rsquo;ind\u00e9pendance, la d\u00e9politisation et la non instrumentalisation de la CENI en vue des \u00e9lections cr\u00e9dibles, libres, transparentes, inclusives et apais\u00e9es.<\/em><br \/>\n<em>Demandons \u00e0 l\u2019ensemble de notre peuple de se lever comme un seul homme pour obtenir l\u2019ind\u00e9pendance et la d\u00e9politisation de la CENI<\/em>\u00bb.<br \/>\nCette d\u00e9claration est sign\u00e9e, entre autres, par les repr\u00e9sentants du Conseil de l\u2019Apostolat des La\u00efcs Catholiques du Congo (CALCC), le Minist\u00e8re des La\u00efcs Protestants (MILAPRO), le Comit\u00e9 La\u00efc (catholique) de Coordination (CLC), le Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, Ensemble pour la R\u00e9publique de Mo\u00efse Katumbi, l&rsquo;Engagement pour la Citoyennet\u00e9 et le D\u00e9veloppement (ECIDE) de Martin Fayulu et le Nouvel Elan de Adolphe Muzito.<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 26 octobre<\/em>, le nouveau pr\u00e9sident de la Commission \u00c9lectorale Nationale Ind\u00e9pendante (CENI), Denis Kadima, ainsi que toute son \u00e9quipe ont <strong>pr\u00eat\u00e9 serment<\/strong> devant la Cour constitutionnelle.<br \/>\nDans leur serment, les membres de la CENI jure de respecter la constitution et la loi du pays, de remplir loyalement leurs fonctions, de garder le secret de d\u00e9lib\u00e9ration de vote pendant et apr\u00e8s l\u2019exercice de leurs fonctions \u00e0 la centrale \u00e9lectorale.<br \/>\nCette c\u00e9r\u00e9monie s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e en pr\u00e9sence du premier ministre, du pr\u00e9sident du S\u00e9nat, du pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale et d\u2019autres autorit\u00e9s et personnalit\u00e9s ainsi que des membres de l&rsquo;ancien bureau de la CENI conduits par Corneille Nangaa.<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 26 octobre<\/em>, les forces politiques et sociales du Pays, r\u00e9unies au sein du <strong>Bloc Patriotique<\/strong> et signataires de la d\u00e9claration du 24 octobre dernier, ont annonc\u00e9 une marche pacifique le 6 novembre 2021 sur l&rsquo;ensemble du territoire national, pour d\u00e9noncer la mise en place, dans des circonstances irr\u00e9guli\u00e8res, de la nouvelle Commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI), pr\u00e9sid\u00e9 par Denis Kadima. Cette manifestations vise la d\u00e9politisation de la CENI et des reformes \u00e9lectorales consensuelles.<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf Radio Okapi, 14.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf Radio Okapi, 15.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf Radio Okapi, 15.10.\u201921; Actualit\u00e9.cd, 15.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cf Japhet Toko &#8211; Actualit\u00e9.cd, 15.10.\u201921; Roberto Tshahe &#8211; 7sur7.cd, 15.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 15.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Cf Actualit\u00e9.cd, 15.10.\u201921; Roberto Tshahe &#8211; 7sur7.cd, 15.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf Radio Okapi, 16,10.\u201921; Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 16.10.\u201921; Roberto Tshahe &#8211; 7sur7.cd, 16.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf Actualit\u00e9.cd, 16.10.\u201921; Serge Sindani &#8211; Politico.cd, 17.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 18.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Cf Berith Yakitenge et Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 16.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cf Christian Okende &#8211; Politico.cd, 17.10.\u201921; Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 17.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Cf Actualit\u00e9.cd, 20.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Cf Actualit\u00e9.cd, 22.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Cf Junior Ngandu &#8211; Politico.cd, 17.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Cf Ivan Kasongo &#8211; Actualit\u00e9.cd, 17.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf Christophe Rigaud &#8211; afrikarabia.com, 16.10.\u201921\u00a0\u00a0 <a href=\"http:\/\/afrikarabia.com\/wordpress\/commission-electorale-la-crise-politique-couve-en-rdc\/\">http:\/\/afrikarabia.com\/wordpress\/commission-electorale-la-crise-politique-couve-en-rdc\/<\/a><br \/>\n<a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Cf Merveil Molo &#8211; 7sur7.cd, 22.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Cf Cl\u00e9ment Mwamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 22.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf Cl\u00e9ment Muamba &#8211; Actualit\u00e9.cd, 24.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Cf Marie-France Cross \u2013 Lalibre.be\/Afrique, 25.10.\u201921\u00a0 <a href=\"https:\/\/afrique.lalibre.be\/app\/uploads\/2021\/10\/Declaration-forces-sociales.pdf\">https:\/\/afrique.lalibre.be\/app\/uploads\/2021\/10\/Declaration-forces-sociales.pdf<\/a><br \/>\n<a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Cf Fonseca Mansianga &#8211; Actualit\u00e9.cd, 26.10.\u201921<br \/>\n<a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Cf Ivan Kasongo &#8211; Actualit\u00e9.cd, 26.10.\u201921<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA NOMINATION DE 12 SUR LES 15 MEMBRES DE LA COMMISSION \u00c9LECTORALE, DONT CELLE DE DENIS KADIMA COMME SON PR\u00c9SIDENT SOMMAIRE 1. L\u2019ASSEMBL\u00c9E NATIONALE A ENT\u00c9RIN\u00c9 LES 12 CANDIDATURES RE\u00c7UES 2. DES D\u00c9CLARATIONS DE D\u00c9SACCORD 3. UNE CRISE POLITIQUE EN GESTATION 4. LE PR\u00c9SIDENT DE LA R\u00c9PUBLIQUE A SIGN\u00c9 L\u2019ORDONNANCE RELATIVE AUX 12 NOUVELLES NOMINATIONS<\/p><p><a class=\"more-link btn\" href=\"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/2021\/10\/congo-actualite-n-458\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[292,490,24,512],"class_list":["post-4250","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-congo-actualite","tag-assemblee-nationale","tag-commission-electorale-nationale-independante-ceni","tag-congo-actualite-2","tag-denis-kadima","item-wrap"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4250","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4250"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4250\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4252,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4250\/revisions\/4252"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4250"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4250"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4250"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}