{"id":261,"date":"2011-06-09T11:41:45","date_gmt":"2011-06-09T09:41:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/?p=261"},"modified":"2011-06-09T11:57:30","modified_gmt":"2011-06-09T09:57:30","slug":"rwanda-actualite-supplement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/2011\/06\/rwanda-actualite-supplement\/","title":{"rendered":"Rwanda actualit\u00e9 &#8211; mai 2011 &#8211; suppl\u00e9ment"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00c9VIDENCE DES RESPONSABILIT\u00c9S DU FPR &#8211;\u00a0La d\u00e9claration de l\u2019Institut de Droit Humanitaire International (Etats-Unis) &#8211;\u00a0Un militaire du FPR arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Washington &#8211;\u00a0Le TPIR tire a sa fin: son bilan est mitige<br \/>\nRWANDA: L\u2019AVEUGLEMENT DES ACTIVISTES DU FPR &#8211;\u00a0I. La diff\u00e9rence de nature entre les massacres des Tutsi et ceux des Hutu &#8211;\u00a01. Seuls les massacres des Tutsi doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme un g\u00e9nocide &#8211;\u00a02. Les massacres des r\u00e9fugi\u00e9s Hutu en RDC n\u2019\u00e9taient pas intentionnels &#8211;\u00a03. Le nombre des victimes en RDC et au Rwanda est extravagant &#8211;\u00a0II. Le FPR n\u2019a fait qu\u2019exercer son droit de \u00ablegitime defense\u00bb &#8211;\u00a01. L\u2019ONU n\u2019a pas respect\u00e9 les r\u00e8gles en mati\u00e8re de r\u00e9fugi\u00e9s &#8211;\u00a02. Les camps \u00e9taient contr\u00f4l\u00e9s par les g\u00e9nocidaires &#8211;\u00a03. Les ex-FAR et les Interahamwe avaient l\u2019intention d\u2019envahir le Rwanda<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019\u00c9VIDENCE DES RESPONSABILIT\u00c9S DU FPR<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9claration de l\u2019Institut de Droit Humanitaire International (Etats-Unis)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 5 mai, l\u2019Institut de Droit Humanitaire International (Etats-Unis) a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 selon lequel dans une d\u00e9claration du 2 mai [AP], le Procureur rwandais, Martin Ngoga, a renouvel\u00e9 les fausses accusations de \u00abn\u00e9gationnisme\u00bb du g\u00e9nocide rwandais \u00e0 l\u2019encontre du Directeur de IHLI, le Professeur am\u00e9ricain, Peter Erlinder; en cause ses publications acad\u00e9miques, bas\u00e9es sur des t\u00e9moignages et des documents venant du dossier du TPIR (Tribunal P\u00e9nal International pour le Rwanda).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Institut est autoris\u00e9 \u00e0 faire la d\u00e9claration suivante:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Le Professeur Erlinder a d\u00e9clar\u00e9 publiquement, \u00e0 de nombreuses reprises, qu\u2019il ne conteste pas que des dizaines de milliers de Tutsis rwandais ont p\u00e9ri entre avril et juillet 1994, dans des circonstances qui cadrent avec la d\u00e9finition du g\u00e9nocide telle que l\u2019entend la Convention sur le G\u00e9nocide, mais que des dizaines de milliers de Hutus ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 victimes en avril-juillet 1994, et plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Les professeurs Stam de l\u2019Universit\u00e9 de Michigan et Davenport de Universit\u00e9 Notre-Dame, deux anciens enqu\u00eateurs du TPIR, apr\u00e8s avoir analys\u00e9 tous les rapports du gouvernement rwandais, ceux des ONG et de l&rsquo;ONU, ont trouv\u00e9 qu\u2019entre avril et juillet 1994, le nombre de Hutus qui ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s est deux fois plus grand que le nombre de Tutsis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Le jugement Militaire-1 au TPIR (version compl\u00e8te: 8 f\u00e9vrier 2009) n\u2019a pas trouv\u00e9 suffisamment de preuves pour reconna\u00eetre les anciens officiers militaires coupables d&rsquo;une conspiration planifi\u00e9e de longue date, destin\u00e9e \u00e0 commettre le g\u00e9nocide contre les Tutsis, ou \u00e0 perp\u00e9trer d&rsquo;autres crimes;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; L&rsquo;Ambassadeur des \u00c9tats-Unis et des documents am\u00e9ricains de 1994, rendus publics, \u00e9tablissent que les causes r\u00e9elles du g\u00e9nocide au Rwanda sont: (a) le d\u00e9placement de 1 million et demi de Rwandais face \u00e0 l&rsquo;agression militaire du FPR au d\u00e9but de 1993 et (b) l&rsquo;assassinat des pr\u00e9sidents du Rwanda et Burundi par le FPR en avril 1994. L&rsquo;ambassadeur am\u00e9ricain au Rwanda avait personnellement averti Kagame en novembre 1993, que, s&rsquo;il reprenait la guerre, il serait tenu responsable des massacres qui s\u2019ensuivraient au Rwanda. . Ceci a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement confirm\u00e9 par des c\u00e2bles du D\u00e9partement d\u2019Etat le 7 avril 1994;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Des documents de l&rsquo;ONU montrent que le FPR \u00e9tait militairement dominant \u00e0 partir de f\u00e9vrier 1993 et, selon des messages du g\u00e9n\u00e9ral Dallaire adress\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ONU entre avril et juin 1994, Kagame a refus\u00e9 de faire cesser la violence parce qu&rsquo;il \u00e9tait victorieux;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; L\u2019ancien procureur du TPIR, Carla Del Ponte a \u00e9crit dans ses m\u00e9moires de 2009 que c\u2019est la culpabilit\u00e9 du G\u00e9n\u00e9ral Kagame dans l&rsquo;assassinat des pr\u00e9sidents du Rwanda et du Burundi qui a d\u00e9clench\u00e9 le g\u00e9nocide rwandais; l&rsquo;acte d&rsquo;accusation de 2008, \u00e9mis par le juge espagnol Merelles Abreu et le juge fran\u00e7ais Brugui\u00e8re, indique la m\u00eame chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; L&rsquo;acte d&rsquo;accusation espagnol d\u00e9crit \u00e9galement -pr\u00e9fecture par pr\u00e9fecture- les 325.000 meurtres de Hutus et Tutsis pour lesquels Kagame et le FPR sont responsables, sans compter les massacres au Rwanda et au Congo, apr\u00e8s 1994;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; L&rsquo;ONU a publi\u00e9 un rapport de 600 pages, \u00abProjet Mapping\u00bb, qui documente le g\u00e9nocide, les crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 et les crimes de guerre commis par le FPR de 1993 \u00e0 2003. Les rapports du conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU documentent le fait que le FPR s\u2019est empar\u00e9 des ressources naturelles du Congo en 2001, 2002, 2003 et 2008 pour une valeur d\u2019au moins 250 millions de dollars par an, causant 6 \u00e0 7 millions de morts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un militaire du FPR arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Washington<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La police nord am\u00e9ricaine a arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Washington un des quarante militaires incrimin\u00e9s par le juge espagnol Fernando Andreu. Le militaire rwandais Justus Majyambere \u00e9tait d\u00e9tenu pour \u00abimmigration ill\u00e9gale\u00bb, mais les alarmes se sont d\u00e9clench\u00e9es lorsque l\u2019ordinateur d\u2019Interpol a reconnu qu\u2019il \u00e9tait recherch\u00e9 par un tribunal de l\u2019Audiencia Nacional bas\u00e9 \u00e0 Madrid.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a trois ans, le juge Fernando Andreu Merelles avait, en effet, d\u00e9livr\u00e9 un mandat d\u2019arr\u00eat international contre quarante hauts militaires du FPR, en mettant \u00e9galement en cause le pr\u00e9sident actuel, en les accusant de g\u00e9nocide, de crimes contre l\u2019humanit\u00e9 et de terrorisme. Ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme responsables de la mort de plus de quatre millions de Rwandais et congolais ainsi que de neuf espagnols (six missionnaires et trois civils), faits commis dans les ann\u00e9es nonante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Justus Majyambere, major dans l\u2019arm\u00e9e rwandaise, est impliqu\u00e9 dans l\u2019agression de plusieurs populations et dans l\u2019attaque contre le centre de M\u00e9decins du Monde o\u00f9 travaillaient les volontaires espagnols, abattus le 18 Janvier 1997. Ceux-ci avaient \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins de plusieurs crimes commis par le FPR.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fernando Andreu Merelles a envoy\u00e9 \u00e0 Washington la confirmation de l\u2019identit\u00e9 du d\u00e9tenu afin qu\u2019il soit maintenu en d\u00e9tention et puisse \u00eatre extrad\u00e9 vers l\u2019Espagne. Toutefois, selon des informations de derni\u00e8re minute qui circulent sur les r\u00e9seaux sociaux, cette personne aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, un diplomate rwandais bas\u00e9 \u00e0 New-York, sans pr\u00e9ciser si oui ou non Justus Majyambere avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 puis rel\u00e2ch\u00e9 ou expuls\u00e9 vers le Rwanda, a fait savoir que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 venait de d\u2019arriver \u00e0 Kigali le 22 mai en provenance des Etats Unis, o\u00f9 il \u00e9tait arriv\u00e9 le 13 mai pour un stage\u2026qui n\u2019aura donc dur\u00e9 que moins de 7 jours. Tout est dit. Le major Majyambere, objet d\u2019un mandat d\u2019arr\u00eat \u00e9mis par la justice espagnole \u00e9tait un h\u00f4te encombrant des Etats Unis qui, toutefois, par leur soutien inconditionnel au r\u00e9gime rwandais, au lieu de le remettre \u00e0 ceux qui les recherchent, l\u2019ont refoul\u00e9 vers le Rwanda.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019acte d\u2019accusation d\u00e9clarait que les accus\u00e9s avaient pris le pouvoir par la force et avaient mis en place un r\u00e9gime de \u00abterreur\u00bb, \u00abcommis des crimes odieux\u00bb contre des civils, la plupart des r\u00e9fugi\u00e9s hutus rwandais ainsi que sur la population congolaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon le juge, ces exterminations ont \u00e9t\u00e9 commises \u00absous pr\u00e9texte de raisons de s\u00e9curit\u00e9\u00bb, mais en vue de l\u2019invasion et la conqu\u00eate du Congo. Entre autres crimes, le juge espagnol cite l\u2019assassinat de six pr\u00eatres espagnols et trois aides soignants de M\u00e9decins du Monde, ainsi que des meurtres survenus entre 1994 et 2000 dans les camps de r\u00e9fugi\u00e9s o\u00f9 ils travaillaient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fut le cas du P\u00e8re Joaquin VALLMAJ\u00d3, arr\u00eat\u00e9 par l\u2019Arm\u00e9e patriotique rwandaise (APR) et dont le corps n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, qui avait d\u00e9nonc\u00e9 les massacres et les pers\u00e9cutions contre les Hutus. De plus, quatre missionnaires maristes furent assassin\u00e9s en Novembre 1996, dix jours apr\u00e8s que l\u2019un d\u2019eux, le P\u00e8re Servando, ait demand\u00e9 de l\u2019aide pour les r\u00e9fugi\u00e9s par le biais du COPE. Les trois aides soignants de M\u00e9decins du Monde, qui travaillaient dans le camp situ\u00e9 \u00e0 Mugunga et qui avait \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de plusieurs meurtres, ont \u00e9t\u00e9 abattus le 18 Janvier 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup de massacres ont \u00e9t\u00e9 commis pendant le g\u00e9nocide rwandais. Il y a, pour ne citer que cela, le crime commis dans le stade de Byumba, le 23 avril 1994. Ce jour-l\u00e0, 2.500 personnes y ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es et tu\u00e9es \u00e0 l\u2019aide de grenades lanc\u00e9es de l\u2019ext\u00e9rieur. Une fois achev\u00e9es par les soldats, leurs corps ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s dans le Parc National de l\u2019Akagera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le TPIR tire a sa fin: son bilan est mitige<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est pr\u00e9vu que le Tribunal P\u00e9nal International pour le Rwanda ach\u00e8ve les proc\u00e8s \u00e0 la fin de cette ann\u00e9e en premi\u00e8re instance et en 2013 pour les proc\u00e8s en appel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son bilan est mitig\u00e9. Ce tribunal devait relever un d\u00e9fi: lutter contre l\u2019impunit\u00e9 dans le cadre des crimes de guerre et de g\u00e9nocide commis au Rwanda. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui est stipul\u00e9 dans ses textes fondateurs. Sa mission \u00e9tait de juger les responsables des crimes contre les violations des droits de l\u2019Homme commis au Rwanda entre le 1er janvier et le 31 d\u00e9cembre 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que les deux parties en conflit \u00e9taient concern\u00e9es, le TPIR n\u2019a inculp\u00e9 que des personnes venant du camp vaincu, assurant l\u2019impunit\u00e9 aux vainqueurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, depuis sa fondation en 1994, le TPIR a mis sur pied une section des \u00ab enqu\u00eates sp\u00e9ciales \u00bb dont la mission \u00e9tait d\u2019enqu\u00eater sur les crimes commis par les hommes du Front Patriotique Rwandais. De nombreux t\u00e9moignages ont \u00e9t\u00e9 recueillis et des preuves mat\u00e9rielles ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es. Ils sont sous scell\u00e9. Pourquoi ne sont-ils pas exploit\u00e9s ? Pourquoi les inculpations des criminels du FPR n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 concr\u00e9tis\u00e9es ? La r\u00e9ponse est donn\u00e9e par Florence Hartmann, porte-parole de la Procureure Carla Del Ponte. Dans son livre Paix et Ch\u00e2timent paru en 2007, elle explique \u00ab comment, sur pression des Etats-Unis, les enqu\u00eates sp\u00e9ciales visant les suspects de l\u2019Arm\u00e9e patriotique rwandaise (APR) ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9es, entachant \u00e0 jamais le bilan du TPIR \u00bb [Agence Hirondelle : 7\/9\/2007].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur ce m\u00eame registre, ce tribunal a fait obstruction \u00e0 ce que l\u2019attentat contre l\u2019avion du pr\u00e9sident Habyarimana, qui est le d\u00e9clencheur du g\u00e9nocide rwandais, soit diligent\u00e9. Le premier Procureur du TPIR, le sud-africain Richard Goldstone (1994-1996) y \u00e9tait acquis. Il va partir en laissant le chantier aux enqu\u00eateurs. Parmi ceux-ci, l\u2019avocat australien Michael Hourigan. Celui-ci avait eu des t\u00e9moignages comme quoi le FPR \u00e9tait l\u2019auteur de cet acte terroriste et d\u2019autres massacres de la population civile, \u00e0 grande \u00e9chelle. Mais le successeur de Richard Goldstone, la canadienne Louise Arbour, \u00e9carta le rapport d\u2019un revers de la main, pr\u00e9textant que cela ne rentrait pas dans le mandat du Tribunal. Le rapport Hourigan fut mis sous embargo. Louise Arbour sera remplac\u00e9e par la suissesse Carla Del Ponte qui s\u2019est faite taper sur les doigts quand elle a voulu rouvrir le dossier. En ao\u00fbt 2003, elle fut vite dessaisie du dossier Rwanda par le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU, pour ne s\u2019occuper que de l\u2019ex-Yougoslavie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Carla Del Ponte sera remplac\u00e9e par le gambien Hassan Bubacar Jallow. Pierre Richard Prosper, procureur am\u00e9ricain au TPIR jusqu\u2019en 1998 et qui deviendra, en 2001, ambassadeur am\u00e9ricain pour les crimes de guerre, a rassur\u00e9 le pr\u00e9sident Kagame de son impunit\u00e9. Cette promesse a \u00e9t\u00e9 concr\u00e9tis\u00e9e par Hassan Bubacar Jallow. Il \u00ab a ent\u00e9rin\u00e9 la promesse des Etats-Unis aux autorit\u00e9s rwandaises sur l\u2019abandon des poursuites contre les militaires tutsis par le TPIR. \u00bb [Agence Hirondelle : 7\/9\/2007].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>RWANDA: L\u2019AVEUGLEMENT DES ACTIVISTES DU FPR<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par Jean Charles Murego<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un rapport du Haut Commissariat des Droits de l\u2019Homme de l\u2019ONU sur les violations graves des droits de l\u2019homme et du droit international humanitaire en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo (RDC), commun\u00e9ment appel\u00e9 le Mapping Report, publi\u00e9 le 1er octobre 2010, accuse sept pays dont l\u2019Ouganda, le Burundi et le Rwanda d\u2019 avoir perp\u00e9tr\u00e9 dans cet immense pays , entre 1993 et 2003, des exactions contre les civils congolais et les r\u00e9fugi\u00e9s rwandais et \u00e9voque la possibilit\u00e9 d\u2019actes de g\u00e9nocide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les activistes du Front Patriotique Rwandais(FPR) r\u00e9cusent l\u2019accusation d\u2019actes de g\u00e9nocide et m\u00eame celle de crimes de guerre port\u00e9e contre certains des membres de son arm\u00e9e, l\u2019Arm\u00e9e Patriotique Rwandais (APR). Ils organisent, \u00e0 l\u2019instar de Monsieur Aldo Ajello, ancien envoy\u00e9 sp\u00e9cial de l\u2019Union Europ\u00e9enne dans la R\u00e9gion des grands lacs africains, la d\u00e9fense du FPR autour de deux pivots principaux: d\u2019une part, la diff\u00e9rence de nature entre les massacres des Tutsi et ceux des Hutu et, d\u2019autre part, la l\u00e9gitimit\u00e9 de l\u2019attaque des camps des r\u00e9fugi\u00e9s. Cette argumentation mont\u00e9e par les autorit\u00e9s rwandaises et reprise par leurs partisans para\u00eet tr\u00e8s fragile comme le montre l\u2019analyse des \u00e9l\u00e9ments avanc\u00e9s pour \u00e9tayer les deux th\u00e8ses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>I. La diff\u00e9rence de nature entre les massacres des Tutsi et ceux des Hutu.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. Seuls les massacres des Tutsi doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme un g\u00e9nocide car ils ont \u00e9t\u00e9 planifi\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le FPR et ses activistes fondent essentiellement la th\u00e8se de la planification des massacres des Tutsi sur deux pr\u00e9tendues preuves: un fax que, le G\u00e9n\u00e9ral Rom\u00e9o Dallaire, ancien commandant des casques bleus au Rwanda, aurait transmis, le 11 janvier 1994, au Secr\u00e9tariat G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU et l\u2019assassinat du pr\u00e9sident Habyarimana par les extr\u00e9mistes hutu. Or, s\u2019agissant de ce meurtre, les trois enqu\u00eates ind\u00e9pendantes, men\u00e9es par un expert du TPIR, Michael Hourigan, un juge espagnol, Fernando Andreu Merelles et un juge anti-terroriste fran\u00e7ais, Jean-Louis Brugui\u00e8re, d\u00e9signent le pr\u00e9sident Kagame comme le commanditaire de cet acte terroriste. Aucune autre enqu\u00eate, \u00e0 part celle des autorit\u00e9s rwandaises qui sont juges et parties, n\u2019a abouti \u00e0 l\u2019implication de ceux qui sont appel\u00e9s extr\u00e9mistes hutu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant au fax du 11 janvier 1994, il repose sur le t\u00e9moignage de Jean-Pierre Turantsinze, dont la cr\u00e9dibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mise en doute par le TPIR. Dans son jugement rendu dans l\u2019affaire \u00abBagosora et consorts\u00bb, la Chambre de premi\u00e8re Instance du TPIR a estim\u00e9 que l\u2019existence d\u2019un plan machiav\u00e9lique et les renseignements fournis par Jean-Pierre inspiraient des r\u00e9serves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle a conclu que le Procureur n\u2019a pas \u00e9tabli, au-del\u00e0 d\u2019un doute raisonnable, que les quatre accus\u00e9s se sont entendus entre eux ou avec d\u2019autres, pour commettre le g\u00e9nocide. Dans la mesure o\u00f9 celui qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le cerveau du g\u00e9nocide est disculp\u00e9 du chef d\u2019entente en vue de commettre un g\u00e9nocide, la th\u00e8se de la planification des massacres des Tutsi ne tient donc plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me est que les fanatiques du FPR se moquent de l\u2019\u00e9volution des connaissances sur ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9 au Rwanda pendant la guerre qui a oppos\u00e9 le FPR et les autorit\u00e9s rwandaises d\u2019octobre 1990 \u00e0 juillet 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En \u00e9voquant la th\u00e8se de l\u2019assassinat du pr\u00e9sident Habyarimana par les extr\u00e9mistes hutu, que plusieurs enqu\u00eates ind\u00e9pendantes ont infirm\u00e9e, et le t\u00e9moignage de Jean-Pierre, sur lequel le TPIR a exprim\u00e9 des r\u00e9serves, les \u00abamis\u00bb du FPR, comme M. Ajello, cherchent \u00e0 prouver que seuls les massacres des Tutsi m\u00e9ritaient la qualification de g\u00e9nocide contrairement \u00e0 ceux des Hutu, qui, d\u2019apr\u00e8s eux, n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 intentionnels. Quel est le bien-fond\u00e9 de cette affirmation?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>2. Les massacres des r\u00e9fugi\u00e9s Hutu en RDC n\u2019\u00e9taient pas intentionnels.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon les \u00abKagamistes\u00bb, comme Aldo Ajello, l\u2019APR n\u2019a jamais eu l\u2019intention de massacrer les r\u00e9fugi\u00e9s hutu dans l\u2019ex-Za\u00efre. La preuve est que les autorit\u00e9s rwandaises ont organis\u00e9 un couloir humanitaire pour laisser passer les Hutu qui \u00abvoulaient\u00bb regagner leur pays. Certes, dit-il, il y a eu des morts parmi les r\u00e9fugi\u00e9s rwandais qui ont refus\u00e9 de rentrer, mais ils sont imputables \u00e0 la maladie, aux balles perdues et aux ex-FAR et aux Interahamwe qui s\u2019en sont servi comme boucliers humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette argumentation est fallacieuse et peu convaincante. Tout d\u2019abord, les militaires del\u2019APR ne pouvaient pas, devant les cam\u00e9ras des m\u00e9dias internationaux, ordonner de tirer sur les r\u00e9fugi\u00e9s rapatri\u00e9s de force, alors que leur propagande consistait \u00e0 pr\u00e9tendre qu\u2019elles menaient la guerre en ex-Za\u00efre pour d\u00e9livrer les bons Hutu de l\u2019emprise de leurs cong\u00e9n\u00e8res extr\u00e9mistes. De plus, le g\u00e9nocide ne consiste pas seulement \u00e0 vouloir \u00e9liminer la totalit\u00e9 d\u2019une population mais aussi une partie, ce qui est plus probable lorsqu\u2019il s\u2019agit de la composante qui repr\u00e9sente 85% d\u2019une population d\u2019environ 8.000.000 d\u2019\u00e2mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, l\u2019intention d\u2019exterminer les r\u00e9fugi\u00e9s hutu qui avaient \u00e9chapp\u00e9 au rapatriement forc\u00e9 ne fait aucun doute. Les militaires du FPR les ont traqu\u00e9s \u00e0 travers tout le territoire de la RDC jusqu\u2019 \u00e0 plus de 2.000 Km (Wendji et Mbandaka) de la fronti\u00e8re rwandaise. D\u2019apr\u00e8s divers t\u00e9moignages recueillis par les experts de l\u2019ONU, quand ils les attrapaient, ils les regroupaient et tiraient sur eux de fa\u00e7on indiscrimin\u00e9e \u00e0 l\u2019arme lourde ou les frappaient \u00e0 coup de marteaux et de houes. Cette chasse aux r\u00e9fugi\u00e9s hutu \u00e0 des distances aussi longues, leur dispersion dans des zones inhospitali\u00e8res et inaccessibles aux humanitaires et leurs massacres d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s ne peuvent se justifier que par l\u2019intention de les liquider parce qu\u2019ils \u00e9taient Hutu dans la mesure o\u00f9 la majorit\u00e9 des victimes \u00e9valu\u00e9es entre deux cents mille (200.000) et trois cents mille (300.000) hutu \u00e9taient des enfants, des femmes, des malades et de personnes \u00e2g\u00e9es et que ces tueries se sont produites loin du Rwanda et dans un environnement inhabit\u00e9, ce qui rend peu cr\u00e9dible l\u2019id\u00e9e selon laquelle leur mort serait une simple cons\u00e9quence de la guerre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les massacres de ces 300.000 r\u00e9fugi\u00e9s hutu et de plusieurs autres milliers de Hutu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Rwanda rel\u00e8ve d\u2019une intention d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de l\u2019APR d\u2019exterminer une partie d\u2019un groupe ethnique. Concernant l\u2019utilisation des r\u00e9fugi\u00e9s comme boucliers humains par les ex-FAR, les r\u00e9cits des rescap\u00e9s contredisent cette affirmation. Les ex- FAR ont plut\u00f4t, dans la mesure du possible, prot\u00e9g\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s en se positionnant entre eux et les militaires du FPR pour leur permettre de prendre une avance, en leur venant en aide pour traverser les rivi\u00e8res et les for\u00eats congolaises.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, s\u2019agissant du contexte de guerre, il est vrai que les experts auraient d\u00fb contextualiser davantage les massacres pour une meilleure compr\u00e9hension des trag\u00e9dies qui endeuillent le Rwanda et la RDC depuis octobre 1990. Mais le probl\u00e8me est que les rapports relatifs aux massacres intervenus au Rwanda en 1994 n\u2019ont pas d\u00e9crit les conditions de guerre dans lesquelles ces tueries se sont d\u00e9roul\u00e9es, et pire encore, l\u2019ONU a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 qu\u2019il y a eu un g\u00e9nocide rwandais, sans recourir \u00e0 l\u2019intervention d\u2019une instance judiciaire, contrairement \u00e0 ce que propose le Mapping Report. Pourquoi deux poids, deux mesures?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De toute fa\u00e7on, si le contexte de guerre \u00e9tait pris en compte dans le cas du Rwanda et de la RDC, il est peu probable qu\u2019il constitue une circonstance att\u00e9nuante pour le FPR, dans la mesure o\u00f9 c\u2019est lui qui a d\u00e9clench\u00e9, \u00e0 partir d\u2019octobre 1990, toutes les guerres au Rwanda et en ex-Za\u00efre et qui a refus\u00e9, toute intervention des forces \u00e9trang\u00e8res et toute solution pacifique dans le seul objectif d\u2019imposer son h\u00e9g\u00e9monie dans la r\u00e9gion des Grands Lacs et d\u2019enrichir ses dignitaires et ses sponsors par le pillage des ressources de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. Par ailleurs, le contexte de guerre ne disculpe pas des crimes de guerre et des crimes contre l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>3. Le nombre des victimes en RDC et au Rwanda est extravagant.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La difficult\u00e9 d\u2019estimation du nombre des victimes n\u2019est pas particuli\u00e8re \u00e0 la RDC. Elle existe aussi dans le cas du Rwanda. Le recensement des victimes du g\u00e9nocide organis\u00e9 par le gouvernement FPR n\u2019a pas permis de trancher ces questions. Le nombre de 1.074.000 de victimes du g\u00e9nocide auquel il a abouti soul\u00e8ve des interrogations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s ledit recensement, les victimes tutsi se chiffrent \u00e0 1.066.000 et les Hutu mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 8.000. En partant du nombre de 7.157.551 rwandais recens\u00e9s en 1991, dont 590.900 Tutsi (8,4%), et en appliquant un taux d\u2019accroissement de 3 %, calcul\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque, la population rwandaise peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e \u00e0 7.826.853 en avril 1994. Si l\u2019on admet que les Tutsi repr\u00e9sentaient 8.4% comme en 1991, leur nombre, en 1994, tournait autour de 657.456. En retenant l\u2019hypoth\u00e8se de 15% de la population avanc\u00e9e par certains, il se serait situ\u00e9 \u00e0 environ 1.174.027. Dans la premi\u00e8re hypoth\u00e8se, les extr\u00e9mistes hutu auraient tu\u00e9 plus de Tutsi qu\u2019il en existait. Dans la seconde, il n\u2019y aurait eu que 108.027 survivants tutsi. Quelle est la r\u00e9alit\u00e9? Personne n\u2019en sait rien, officiellement au moins, puisque aucune donn\u00e9e sur l\u2019identit\u00e9 compl\u00e8te (noms, parents, lieu et date de naissance et de d\u00e9c\u00e8s le cas \u00e9ch\u00e9ant) des victimes et des rescap\u00e9s n\u2019a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e par les autorit\u00e9s rwandaises. Pourquoi pr\u00e9texter de cette lacune pour mettre en doute la seule estimation du nombre de victimes congolaises et hutu ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question d\u2019\u00e9valuation continuera \u00e0 se poser aussi longtemps que l\u2019estimation du nombre de victimes ne reposera pas sur un recensement exhaustif effectu\u00e9 par des experts ind\u00e9pendants et comp\u00e9tents, appuy\u00e9 par les repr\u00e9sentants de toutes les ethnies ou autres groupes politiques et sociaux concern\u00e9s. Mais le d\u00e9saccord sur le nombre total des victimes ne signifie pas qu\u2019il n\u2019y en a pas et qu\u2019elles ne sont pas nombreuses. Il est fort probable qu\u2019elles se comptent en millions en RDC, m\u00eame si elles \u00e9taient inf\u00e9rieures \u00e0 six millions. Il est inimaginable que les experts citent un chiffre aussi \u00e9lev\u00e9 alors qu\u2019il ne s\u2019agit que de quelques milliers. Quoi qu\u2019il en soit, toutes les victimes, quel que soit leur nombre, ont droit \u00e0 une justice. Il serait incompr\u00e9hensible qu\u2019il en soit autrement, alors que les massacres de loin moins importants en Bosnie, en Sierra L\u00e9one et m\u00eame l\u2019assassinat d\u2019une seule personne, le premier ministre libanais, Rafi Hariri, ont conduit l\u2019ONU \u00e0 cr\u00e9er des tribunaux sp\u00e9ciaux pour juger ceux qui en sont responsables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucun des trois arguments avanc\u00e9s par les activistes du FPR pour justifier la diff\u00e9rence de qualification des crimes commis contre les Tutsi et ceux perp\u00e9tr\u00e9s contre les Hutu n\u2019est de nature \u00e0 mettre en cause le droit des victimes civiles congolaises, rwandaises et burundaises de r\u00e9clamer justice. Il en est de m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9sent\u00e9s par les d\u00e9fenseurs du r\u00e9gime rwandais actuel et destin\u00e9s \u00e0 l\u00e9gitimer l\u2019attaque des camps des r\u00e9fugi\u00e9s rwandais en RDC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>II. Le FPR n\u2019a fait qu\u2019exercer son droit de \u00ablegitime defense\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette pr\u00e9tendue l\u00e9gitime d\u00e9fense repose sur des sp\u00e9culations, des faits non pertinents et des interpr\u00e9tations en contradiction avec la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>1. L\u2019ONU n\u2019a pas respect\u00e9 les r\u00e8gles en mati\u00e8re de r\u00e9fugi\u00e9s et les autorit\u00e9s congolaises se sont montr\u00e9es complaisantes envers les ex-FAR.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est vrai que les r\u00e9fugi\u00e9s rwandais se sont install\u00e9s, comme en Tanzanie et au Burundi, tout pr\u00e8s de la fronti\u00e8re rwandaise avec la RDC. Mais, en r\u00e9alit\u00e9, ni le FPR et ses mentors, ni les autorit\u00e9s congolaises ne voulaient le d\u00e9placement des r\u00e9fugi\u00e9s hutu vers l\u2019int\u00e9rieur de ce pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9loignement de pr\u00e8s deux millions de r\u00e9fugi\u00e9s hutu de la fronti\u00e8re n\u2019aurait pas permis au r\u00e9gime de Paul Kagame de les rapatrier par la force pour assurer sa consolidation et d\u2019en prendre pr\u00e9texte pour envahir le Za\u00efre. M\u00eame si ces r\u00e9fugi\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 install\u00e9s loin de la fronti\u00e8re du Rwanda, ils auraient continu\u00e9 \u00e0 exercer une pression sur le pouvoir rwandais pour l\u2019amener \u00e0 n\u00e9gocier. Or une solution pacifique du probl\u00e8me des r\u00e9fugi\u00e9s \u00e9tait incompatible avec la volont\u00e9 de domination du FPR et le plan d\u2019invasion de la RDC con\u00e7u par ceux qui l\u2019instrumentalisaient. C\u2019est donc la volont\u00e9 du FPR et de ses parrains d\u2019\u00e9liminer toute opposition aux nouvelles autorit\u00e9s rwandaises et d\u2019introniser en RDC un pouvoir favorable \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats qui explique l\u2019attaque des camps et la traque, \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres du Rwanda, de ceux qui avaient pu \u00e9chapper au rapatriement forc\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La position des autorit\u00e9s za\u00efroises, compr\u00e9hensible et raisonnable, au regard des d\u00e9g\u00e2ts environnementaux et \u00e9conomiques caus\u00e9s par ce nombre consid\u00e9rable de r\u00e9fugi\u00e9s, \u00e9tait que ceux-ci rentrassent chez eux le plus rapidement possible. Aussi se sont-elles investies activement dans la recherche d\u2019une solution n\u00e9goci\u00e9e sans succ\u00e8s parce que le FPR et ses sponsors refusaient tout pourparler avec les r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019accusation selon laquelle les autorit\u00e9s za\u00efroises auraient apport\u00e9 leur concours aux ex-FAR, en vue de r\u00e9organiser une arm\u00e9e, en leur fournissant des armes et des munitions, afin qu\u2019elles puissent contraindre le r\u00e9gime du FPR \u00e0 n\u00e9gocier, pour faciliter le retour des r\u00e9fugi\u00e9s dans leur pays ou pour pr\u00e9parer une attaque contre le Rwanda, semble peu cr\u00e9dible. L\u2019arm\u00e9e congolaise en d\u00e9liquescence, mal pay\u00e9e, mal organis\u00e9e, mal \u00e9quip\u00e9e n\u2019\u00e9tait pas en mesure d\u2019assister les ex-FAR en quoi que ce soit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9chec d\u2019une solution pacifique au probl\u00e8me des r\u00e9fugi\u00e9s tutsi en 1990 et hutu en 1996 et la d\u00e9faillance de l\u2019ONU lors des divers massacres des civils dans la r\u00e9gion des Grands Lacs africains sont imputables au FPR et \u00e0 ses alli\u00e9s qui ont fait le choix de sacrifier des millions de Rwandais, de Burundais et de Congolais \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats politiques, \u00e9conomiques et financiers. En effet, si, au Rwanda, en avril-juillet 1994, et en RDC en 1996-1997 et en 1998-2003, l\u2019ONU a manqu\u00e9 \u00e0 son devoir d\u2019assistance \u00e0 personnes en danger, c\u2019est parce que le FPR, l\u2019AFDL, le RCD, le MLC et leurs sponsors anglo-saxons se sont oppos\u00e9s \u00e0 toute intervention d\u2019une force d\u2019interposition ou d\u2019imposition de paix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En avril 1994, l\u2019arm\u00e9e rwandaise a propos\u00e9 un cessez-le-feu et une force d\u2019interposition mais le FPR a rejet\u00e9 ses propositions. Au contraire, le 9 et le 10 avril 1994, il a somm\u00e9 tous les \u00e9trangers de quitter le Rwanda dans un d\u00e9lai de vingt quatre heures et a poursuivi la guerre en d\u00e9pit de ses cons\u00e9quences sur l\u2019expansion de la violence. De plus, la th\u00e8se tr\u00e8s r\u00e9pandue selon laquelle Paul Kagame a sauv\u00e9 les Tutsi du g\u00e9nocide est contredite par son comportement pendant la guerre. Il a ignor\u00e9 l\u2019avertissement d\u2019une d\u00e9l\u00e9gation de Tutsi de l\u2019int\u00e9rieur, conduite par Charles Shamukiga, qui lui faisait remarquer le risque de mort qu\u2019il leur faisait courir s\u2019il s\u2019en prenait au pr\u00e9sident Habyarimana, d\u2019ethnie hutu. En commanditant son meurtre, il a d\u00e9cid\u00e9 consciemment de sacrifier ses cong\u00e9n\u00e8res, pour acc\u00e9der au pouvoir et aux richesses de la RDC. Ensuite, apr\u00e8s avoir d\u00e9clench\u00e9 les massacres des Tutsi, il a rejet\u00e9 tout cessez-le-feu et toute intervention d\u2019une force \u00e9trang\u00e8re et il ne s\u2019est pas empress\u00e9 de les secourir, d\u2019apr\u00e8s le lieutenant Abdul Ruzibiza.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1996-1997, lorsque les r\u00e9fugi\u00e9s rwandais ont suppli\u00e9 la communaut\u00e9 internationale de leur porter secours, une \u00abcertaine communaut\u00e9 internationale\u00bb, en complicit\u00e9 avec le FPR, a affirm\u00e9 mensong\u00e8rement qu\u2019il n\u2019y avait plus de r\u00e9fugi\u00e9s rwandais au Za\u00efre alors qu\u2019ils \u00e9taient en train d\u2019\u00eatre chass\u00e9s et abattus comme des animaux \u00e0 travers le pays. Leur priorit\u00e9 \u00e9tait d\u2019\u00e9carter toute intervention et d\u2019assurer la victoire du FPR et de son alli\u00e9 l\u2019AFDL quoi qu\u2019il en co\u00fbt\u00e2t en vies humaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019\u00e9vidence, ni la proximit\u00e9 des camps de r\u00e9fugi\u00e9s de la fronti\u00e8re rwandaise, ni la complaisance \u00e9ventuelle des autorit\u00e9s za\u00efroises envers les ex-FAR, ni l\u2019aide qu\u2019elles auraient fournie aux ex-FAR ne pouvaient l\u00e9gitimer l\u2019attaque des camps des millions d\u2019individus innocents et les massacres de ceux qui ont \u00e9chapp\u00e9 au rapatriement forc\u00e9. L\u2019all\u00e9gation selon laquelle les camps \u00e9taient contr\u00f4l\u00e9s par les g\u00e9nocidaires, ne pouvait pas non plus justifier la destruction des camps des r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 l\u2019arme lourde. Cette logique selon laquelle il serait permis de massacrer des innocents pour pouvoir tuer ceux qu\u2019on juge coupables est absurde et dangereuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>2. Les camps \u00e9taient contr\u00f4l\u00e9s par les g\u00e9nocidaires qui emp\u00eachaient la majorit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s de retourner au pays et massacraient ceux qui manifestaient la volont\u00e9 de rentrer.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le FPR aurait attaqu\u00e9 les camps pour d\u00e9livrer les bons hutu de leurs cong\u00e9n\u00e8res extr\u00e9mistes g\u00e9nocidaires qui les retenaient de force. Penser que les Hutu ont pris le chemin de l\u2019exil, en 1994, devant l\u2019avanc\u00e9e du FPR et n\u2019ont pas voulu retourner dans leur pays apr\u00e8s sa victoire, parce qu\u2019ils \u00e9taient sous l\u2019influence des g\u00e9nocidaires, c\u2019est oublier que, \u00e0 partir d\u2019octobre 1990, au Nord du Rwanda, ils ont \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9s ou chass\u00e9s de leurs terres au point o\u00f9, en avril 1994, un million avaient d\u00e9j\u00e0 fui cette organisation et vivaient, priv\u00e9s de leurs biens et de leurs droits, dans une situation de mis\u00e8re et promiscuit\u00e9 indicibles, que, \u00e0 la reprise de la guerre, ils ont d\u00e9tal\u00e9 devant les soldats du FPR qui tiraient indistinctement sur eux et, que, le 22 avril 1995, 8000 hutu ont \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9s \u00e0 Kibeho sous l\u2019\u0153il de la MINUAR II. Ces souvenirs ancr\u00e9s dans la m\u00e9moire collective et ces faits r\u00e9cents suffisaient \u00e0 les persuader de ne pas regagner imm\u00e9diatement leur patrie. Que les anciens dirigeants, qualifi\u00e9s abusivement tous de g\u00e9nocidaires, aient pu aussi leur conseiller de ne pas rentrer sans condition n\u2019\u00e9tait que normal. Dans tous les cas, aucun r\u00e9fugi\u00e9 n\u2019avait appel\u00e9 le FPR \u00e0 son secours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, la suite a montr\u00e9 qu\u2019ils avaient raison de refuser de retourner au pays sans application de l\u2019Accord d\u2019Arusha qui avait d\u00e9fini les principes fondamentaux du syst\u00e8me politique \u00e0 instaurer au Rwanda et la r\u00e9partition des postes clefs \u00e0 l\u2019arm\u00e9e, \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e l\u00e9gislative et au gouvernement pendant la p\u00e9riode de transition. Le rapatriement forc\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s hutu a enterr\u00e9 d\u00e9finitivement l\u2019esprit de l\u2019Accord d\u2019Arusha et a permis au FPR de soumettre la population rwandaise \u00e0 son pouvoir et de la traiter comme des citoyens de seconde zone. La discrimination dont elle fait l\u2019objet est telle que les Tutsi, qui repr\u00e9sentent moins de 20% de la population rwandaise, occupent plus de 80% dans plusieurs secteurs notamment dans l\u2019administration, l\u2019\u00e9conomie et l\u2019arm\u00e9e. Les opposants r\u00e9els ou suppos\u00e9s d\u2019ethnie hutu sont injustement accus\u00e9s de g\u00e9nocide, d\u2019id\u00e9ologie g\u00e9nocidaire et de divisionnisme et arbitrairement emprisonn\u00e9s s\u2019ils ne sont pas tout simplement liquid\u00e9s. Le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Kagame, conscient de sa fragilit\u00e9, en raison de son caract\u00e8re minoritaire et dictatorial, est obs\u00e9d\u00e9 par l\u2019id\u00e9e d\u2019une opposition de la majorit\u00e9 hutu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette obsession le pousse \u00e0 s\u2019en prendre m\u00eame aux Hutu qui vivent en exil, parce qu\u2019il les consid\u00e8re tous comme des opposants, sinon r\u00e9els du moins potentiels. Pour miner cette opposition ext\u00e9rieure qu\u2019il ne peut museler comme celle de l\u2019int\u00e9rieur, il use de plusieurs moyens. Il essaie d\u2019abord d\u2019accuser de g\u00e9nocide les opposants les plus influents. Aussi est-il oblig\u00e9 de proc\u00e9der, parall\u00e8lement, \u00e0 une politique de s\u00e9duction de la diaspora, en vue d\u2019un retour au Pays. La troisi\u00e8me m\u00e9thode consiste \u00e0 tenter de convaincre les autorit\u00e9s de certains pays, en particulier africains, d\u2019expulser des Hutu auxquels elles ont accord\u00e9 asile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>3. Les ex-FAR et les Interahamwe avaient l\u2019intention d\u2019envahir le Rwanda pour y poursuivre leur \u0153uvre d\u2019extermination des Tutsi.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le FPR et ses activistes justifient toutes les guerres que cette organisation a initi\u00e9es dans la r\u00e9gion des Grands-Lacs africains par une m\u00eame raison principale: prot\u00e9ger les Tutsi des g\u00e9nocidaires hutu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le FPR affirme que tous les ex-FAR et tous les Interahamwe, assimil\u00e9s \u00e0 la majorit\u00e9 des Hutu, voulaient revenir au Rwanda pour massacrer les rescap\u00e9s du g\u00e9nocide des Tutsi. Cette th\u00e8se, dont se sert \u00e9galement M. Aldo Ajello et d\u2019autres activistes pour l\u00e9gitimer l\u2019attaque des camps de r\u00e9fugi\u00e9s en RDC, ne constitue pas un argument plus fond\u00e9 que les deux pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9tendre que le FPR a attaqu\u00e9 les camps des r\u00e9fugi\u00e9s rwandais en ex-Za\u00efre en 1996 pour \u00e9viter la reprise du g\u00e9nocide des Tutsi au Rwanda rel\u00e8ve de la pure sp\u00e9culation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, aucune preuve n\u2019a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e quant \u00e0 l\u2019intention pr\u00eat\u00e9e aux ex-FAR \u00abd\u2019avoir voulu achever leur \u0153uvre de g\u00e9nocide\u00bb. Cette affirmation para\u00eet d\u2019autant plus infond\u00e9e que la th\u00e8se de la planification des massacres des Tutsi par les extr\u00e9mistes Hutu, parmi lesquels sont abusivement rang\u00e9s tous les ex-FAR, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par le TPIR. Le r\u00e9gime du FPR, lui-m\u00eame, ne semble pas y croire, puisqu\u2019il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 int\u00e9grer ceux qu\u2019il consid\u00e9rait hier comme planificateurs du g\u00e9nocide ou \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre des extr\u00e9mistes hutu d\u00e8s lors qu\u2019ils acceptent de le servir loyalement et aveuglement. La guerre que le FPR a men\u00e9e contre les r\u00e9fugi\u00e9s rwandais en RDC n\u2019a rien \u00e0 voir avec la protection des Tutsi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La th\u00e9orie de guerre pr\u00e9ventive \u00e0 la Bush que le FPR et ses activistes s\u2019ing\u00e9nient \u00e0 l\u00e9gitimer vise seulement \u00e0 att\u00e9nuer les atrocit\u00e9s perp\u00e9tr\u00e9es par l\u2019APR en RDC et \u00e0 justifier les attaques permanentes contre les opposants hutu au r\u00e9gime criminel et autocratique de Kigali, qui se plait \u00e0 les qualifier tous de g\u00e9nocidaires ou d\u2019extr\u00e9mistes devant \u00eatre combattus pour pr\u00e9tendument parer \u00e0 tout risque d\u2019un nouveau g\u00e9nocide des Tutsi. L\u2019id\u00e9e de la guerre pr\u00e9ventive est tr\u00e8s dangereuse parce que la guerre n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9e comme une mesure de dernier ressort, ce qui ne peut que multiplier les conflits. La preuve est que ceux-ci se succ\u00e8dent les uns aux autres dans la r\u00e9gion depuis octobre 1990 (par exemple: la 1i\u00e8re et la 2\u00e8me guerre du Congo, celle de Laurent Nkunda et les op\u00e9ration Umoja Wetu, Kimya et Amani L\u00e9o, dans lesquelles les autorit\u00e9s rwandaises actuelles ont jou\u00e9 un r\u00f4le n\u00e9faste. Tous ces conflits n\u2019ont fait que d\u00e9stabiliser, de fa\u00e7on permanente, la r\u00e9gion du Kivu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucun recours \u00e0 la force ne garantira une protection d\u00e9finitive \u00e0 qui que ce soit et n\u2019apportera une solution \u00e0 long terme aux probl\u00e8mes de partage du pouvoir et de coexistence pacifique entre les peuples de la r\u00e9gion. Seul un d\u00e9bat dans le cadre d\u2019une commission \u00abV\u00e9rit\u00e9 et R\u00e9conciliation\u00bb \u00e0 la sud-africaine permettrait de trouver des rem\u00e8des ad\u00e9quats \u00e0 la lutte pour le pouvoir entre les divers protagonistes. Si non, un jour ou l\u2019autre, les peuples n\u2019auront d\u2019autre choix que de se r\u00e9volter contre leurs oppresseurs en vue de conqu\u00e9rir leur libert\u00e9, ch\u00e8re \u00e0 tout \u00eatre humain, ce qui engagera la r\u00e9gion dans un autre cycle de conflits arm\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La solution d\u00e9finitive des conflits dans la r\u00e9gion des Grands-Lacs passera obligatoirement par l\u2019\u00e9tablissement de la v\u00e9rit\u00e9 sur ce qui s\u2019y est pass\u00e9 et par une justice pour toutes les victimes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seule fa\u00e7on de mettre fin aux conflits est de lutter contre l\u2019impunit\u00e9, quelle que soit l\u2019ethnie ou la tribu du criminel et d\u2019entrer dans la culture de la v\u00e9rit\u00e9 et du pluralisme, o\u00f9 les Rwandais affrontent, le plus objectivement possible, toute leur histoire, l\u2019assument courageusement et trouvent un modus vivendi dans leur diversit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00c9VIDENCE DES RESPONSABILIT\u00c9S DU FPR &#8211;\u00a0La d\u00e9claration de l\u2019Institut de Droit Humanitaire International (Etats-Unis) &#8211;\u00a0Un militaire du FPR arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Washington &#8211;\u00a0Le TPIR tire a sa fin: son bilan est mitige RWANDA: L\u2019AVEUGLEMENT DES ACTIVISTES DU FPR &#8211;\u00a0I. 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