{"id":2294,"date":"2014-11-24T16:17:01","date_gmt":"2014-11-24T15:17:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/?p=2294"},"modified":"2014-11-24T16:17:01","modified_gmt":"2014-11-24T15:17:01","slug":"congo-actualite-n-226","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/2014\/11\/congo-actualite-n-226\/","title":{"rendered":"Congo Actualit\u00e9 n.226"},"content":{"rendered":"<h1><span style=\"text-decoration: underline;\">SOMMAIRE<\/span><\/h1>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">\u00c9DITORIAL: Groupes arm\u00e9s &#8211; Entre massacres et int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et politiques<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">KIVU<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Les Forces D\u00e9mocratiques Alli\u00e9es (ADF)<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Les Forces D\u00e9mocratiques pour la Lib\u00e9ration du Rwanda (FDLR)<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Le Mouvement du 23 Mars (M23)<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Le proc\u00e8s contre les pr\u00e9sum\u00e9s impliqu\u00e9s dans l\u2019assassinat du Colonel Mamadou Ndala<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">KIVU<\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Les Forces D\u00e9mocratiques Alli\u00e9es (ADF)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 21 octobre<\/em>, <strong>le Centre pour la Gouvernance (CEGO)<\/strong> a d\u00e9clar\u00e9, dans un communiqu\u00e9, que les tueries perp\u00e9tr\u00e9es depuis d\u00e9but octobre dans le territoire de Beni sont la preuve de l\u2019extr\u00eame et persistante fragilit\u00e9 des forces de s\u00e9curit\u00e9 congolaises.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le CEGO note avec pr\u00e9occupation que cette brusque d\u00e9gradation de la situation s\u00e9curitaire contrarie profond\u00e9ment les d\u00e9clarations officielles faisant \u00e9tat de la reprise, de la maitrise et du contr\u00f4le des bastions de la pr\u00e9tendue r\u00e9bellion ougandaise de Allied Democratic Forces\/National Army for Liberation of Uganda, ADF-Nalu, a l\u2019issue des op\u00e9rations \u00abSOKOLA 1\u00bb lanc\u00e9es et men\u00e9es avec pompe par les Forces Arm\u00e9es de la RDCongo (FARDC) et accompagn\u00e9e par une campagne m\u00e9diatique syst\u00e9matique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En r\u00e9alit\u00e9, les op\u00e9rations \u00abSokola\u00bb \u00e9taient min\u00e9es depuis plus longtemps par d\u2019autres facteurs bien plus inqui\u00e9tants, y compris la mort brutale et plus ou moins myst\u00e9rieuse des officiers Mamadou Ndala et Lucien BAUMA, le non-paiement r\u00e9gulier de la solde des militaires engag\u00e9s au front et surtout l\u2019implication des officiers dans le commerce ill\u00e9gal des ressources naturelles, notamment le bois, l\u2019or et le coltan, ainsi que dans diverses op\u00e9rations de fraude douani\u00e8re.. Tous ces facteurs ont contribu\u00e9 \u00e0 une d\u00e9t\u00e9rioration g\u00e9n\u00e9rale du climat de confiance au sein des troupes engag\u00e9es dans l\u2019op\u00e9ration \u00abSokola\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s des sources locales, en effet, les officiers g\u00e9n\u00e9raux d\u00e9ploy\u00e9s dans la r\u00e9gion se livrent r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des querelles intestines li\u00e9es \u00e0 la pratique du commerce des ressources naturelles dans la r\u00e9gion, lequel commerce est financ\u00e9 par les fonds qui devraient servir au paiement de la solde du militaire. Parmi les causes de la d\u00e9t\u00e9rioration du climat au sein des FARDC on cite \u00e9galement la d\u00e9cision du Gouvernement congolais de relever les \u00e9l\u00e9ments de l\u2019Unit\u00e9 de R\u00e9action Rapide (UPR) command\u00e9e anciennement par le Colonel Mamadou Ndala et de les remplacer par des \u00e9l\u00e9ments moins aguerris et d\u00e9pourvus de moyens de subsistance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Devant des actes d\u2019une telle cruaut\u00e9 et d\u2019une terreur extr\u00eame, les populations civiles ont besoin de protection et d\u2019assistance de la part des autorit\u00e9s locales et nationales. Par contre, ces derni\u00e8res exigent qu\u2019elles soient plus vigilantes et qu\u2019elles apportent une plus grande collaboration aux FARDC, surtout dans le domaine de l\u2019information sur l\u2019adversaire, ce qui est contraire \u00e0 l\u2019obligation de l\u2019Etat de leur procurer la s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le CEGO craint que l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 grandissante et les appels des communaut\u00e9s \u00e0 l\u2019autod\u00e9fense n\u2019ouvrent la voie \u00e0 la prolif\u00e9ration et \u00e0 la persistance des groupes arm\u00e9s avec pour risque majeur les atteintes aux droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est pourquoi, <strong>le CEGO recommande<\/strong>:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Au Gouvernement Congolais:<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Prendre des dispositions pour mettre fin \u00e0 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 grandissante dans le territoire de Beni;<br \/>\n&#8211; Enqu\u00eater sur l\u2019origine r\u00e9elle des attaques et massacres contre les populations civiles de Beni et engager les poursuites contre les auteurs et complices de ces massacres;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Enqu\u00eater sur les pr\u00e9sum\u00e9s d\u00e9tournements de la solde de militaire par des Officiers ainsi que la pratique du commerce auquel les officiers militaires se livrent;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Revoir la d\u00e9cision tendant \u00e0 d\u00e9ployer les troupes moins aguerries au d\u00e9triment des Unit\u00e9s de R\u00e9action Rapide qui ont montre d\u2019un professionnalisme et d\u2019une capacit\u00e9 incontestables;<br \/>\n&#8211; Repenser la cha\u00eene de commandement du secteur op\u00e9rationnel de Beni, aux fins de doter les unit\u00e9s combattantes de commandement exempt de tout soup\u00e7on.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Aux partenaires financiers et techniques de la RDC:<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Conditionner l\u2019appui \u00e0 l\u2019obligation pour le Gouvernement Congolais de respecter les droits de l\u2019homme et de lutter contre l\u2019impunit\u00e9 au sein des forces de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>A la Monusco, particuli\u00e8rement la Brigade d\u2019Intervention:<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0&#8211; Se d\u00e9ployer toute affaire cessante dans les zones en proie \u00e0 l\u2019activisme des groupes arm\u00e9s, particuli\u00e8rement en Territoire de Beni.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 29 octobre<\/em>, pendant la nuit, des pr\u00e9sum\u00e9s rebelles ougandais des ADF auraient tu\u00e9 14 personnes dans les <strong>localit\u00e9s de Bango et de Kampi ya Chui<\/strong>, des sites miniers fr\u00e9quent\u00e9s par des creuseurs artisanaux, \u00e0 une vingtaine de km de Eringeti dans le territoire de Bunia (Nord-Kivu) et \u00e0 70 kilom\u00e8tres au nord de la ville de Beni. Les rescap\u00e9s arriv\u00e9 \u00e0 Eringeti en provenance de cette contr\u00e9e affirment avoir d\u00e9couvert les corps des victimes, le 30 octobre dans matin\u00e9e. Ayant remarqu\u00e9 l\u2019absence de certains de leurs coll\u00e8gues de travail sur les sites de recherche d\u2019or, ils sont all\u00e9s les chercher dans leurs cabanes et c\u2019est \u00e0 ce moment l\u00e0 qu\u2019ils ont d\u00e9couvert des corps sans vie, tu\u00e9s pour la plupart \u00e0 l\u2019arme blanche. Les autorit\u00e9s locales expliquent que dans ce milieu, il n\u2019y a vraiment des villages organis\u00e9s mais des personnes viennent, certaines pour chercher de l\u2019or et d\u2019autres pour cultiver. Les cultivateurs construisent des cabanes, chacun dans son vaste champ alors que les orpailleurs vivent chacun dans son coin. Ce qui laisse aux assaillants le temps d\u2019op\u00e9rer sans que les voisins ne s\u2019en rendent compte.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 30 octobre<\/em>, <strong>la f\u00e9d\u00e9ration des ONG locales<\/strong> a annonc\u00e9 que neuf nouveaux corps de civils assassin\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts dans plusieurs localit\u00e9s du territoire de Beni, au Nord Kivu, th\u00e9\u00e2tre de plusieurs massacres courant octobre. \u00ab<em>On a maintenant un bilan de 93 tu\u00e9s, il y a eu d&rsquo;autres d\u00e9couvertes. On a retrouv\u00e9 ce matin le corps d&rsquo;une femme br\u00fbl\u00e9e dans sa case et plus loin son mari et un paysan ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s \u00e0 la machett<\/em>e\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Teddy Kataliko, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 civile du territoire de Beni. Selon lui, ces corps ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts \u00e0 Mavivi, \u00e0 15 kilom\u00e8tres au nord de la ville de Beni. Les autres cadavres ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s les jours pr\u00e9c\u00e9dents plus au nord, \u00e0 Kokola et sur l&rsquo;axe Oicha-Eringeti-Kaynama. Kataliko a aussi expliqu\u00e9 que l&rsquo;op\u00e9ration militaire Sokola n\u2019a pas encore touch\u00e9 toutes les zones de l&rsquo;ADF, qu\u2019elle a connu un \u00ab\u00a0rel\u00e2chement\u00a0\u00bb depuis le d\u00e9c\u00e8s brutal, en ao\u00fbt dernier, du g\u00e9n\u00e9ral Jean-Lucien Bahuma, qui menait les op\u00e9rations et que l\u2019option militaire a ignor\u00e9 que les ADF disposent d&rsquo;un r\u00e9seau de renseignement et d&rsquo;un r\u00e9seau \u00e9conomique tr\u00e8s fort, qui fait qu&rsquo;il s&rsquo;est dispers\u00e9 lors des attaques mais se reconstitue. D&rsquo;apr\u00e8s des sources proches de l&rsquo;administration locale, quelques changements pourront intervenir dans les cha\u00eenes locales de commandement de l&rsquo;arm\u00e9e congolaise et de la police nationale, vue les complicit\u00e9s observ\u00e9es entre quelques militaires et les rebelles ADF.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 1er novembre<\/em>, dans la nuit, des hommes arm\u00e9s ont abattu onze personnes, dans la ville de <strong>Beni<\/strong>, situ\u00e9e \u00e0 plus de 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). La soci\u00e9t\u00e9 civile, elle, parle de 14 morts dont deux militaires. Ce nouveau massacre a \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9 quelques heures apr\u00e8s le d\u00e9part du chef de l\u2019Etat de la ville de Beni, o\u00f9 il a s\u00e9journ\u00e9 pendant quatre jours. Dans son adresse vendredi 31 octobre \u00e0 la population de Beni, Joseph Kabila a souhait\u00e9 voir la Monusco renforcer sa pr\u00e9sence dans cette zone pour faire face aux probl\u00e8mes d\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Le repr\u00e9sentant sp\u00e9cial du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations unies en RDC, Martin Kobler, a \u00abaccueilli favorablement\u00bb cette demande.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon plusieurs t\u00e9moins, les assaillants de samedi \u00e9taient plus d\u2019une quinzaine, en uniforme militaire de l\u2019arm\u00e9e congolaise et s\u2019exprimaient en langue swahili, avec un accent rwandais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux indices s\u00e8ment un grand doute parmi les autochtones qui pensent que des ex-rebelles du M23 sont en train de revenir progressivement au Nord-Kivu, en provenance du Rwanda et de l\u2019Ouganda, sous couvert d\u2019ADF\/Nalu, voire d\u2019\u00e9l\u00e9ments \u00e9gar\u00e9s des FARDC moul\u00e9s dans des uniformes de l\u2019arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re. Pour le maire de B\u00e9ni, Bwanakawa Nyonyi, il est trop t\u00f4t pour tirer des conclusions: \u00ab<em>Un accent rwandophone peut \u00eatre pris par n\u2019importe quoi<\/em>\u00bb. Reste que les autorit\u00e9s avouent explorer de nouvelles pistes sur ces derni\u00e8res attaques, par exemple de possibles collaborations entre des rebelles ougandais ADF et des ex membres du M23, ou un autre groupe arm\u00e9.<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 3 novembre<\/em>, le maire de Beni, <strong>Nyonyi Bwanakawa<\/strong>, a annonc\u00e9 un couvre-feu dans cette ville, pour faire face \u00e0 la r\u00e9surgence des massacres des civils dans ce territoire. Nyonyi Bwanakawa a recommand\u00e9 la cessation de toute activit\u00e9 \u00e0 partir de 18 h 30. Les habitants de Beni doivent rester chez eux jusqu\u2019au matin \u00e0 6 heures locales. \u00ab<em>\u00c7a permet aux services sp\u00e9cialis\u00e9s notamment l\u2019arm\u00e9e et \u00e0 la police, quand ils trouvent quelqu\u2019un dehors, de comprendre qu\u2019ils sont en face d\u2019un ennemi. Cette mesure va durer le temps que \u00e7a va prendre<\/em>\u00bb, a-t-il poursuivi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour sa part, <strong>la soci\u00e9t\u00e9 civile du Nord-Kivu<\/strong> appelle le chef de l\u2019Etat, Joseph Kabila, \u00e0 d\u00e9cr\u00e9ter un \u00c9tat d\u2019urgence dans le territoire de Beni.<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 3 novembre<\/em>, des affrontements ont oppos\u00e9 dans l\u2019apr\u00e8s-midi l\u2019arm\u00e9e congolaise et de pr\u00e9sum\u00e9s rebelles ougandais de l\u2019ADF pr\u00e8s de Beni, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du parc national des Virunga. Les combats se sont poursuivis le 4 novembre \u00e0 Munzambay, Mayangose et Tubameme. Selon des sources proches des FARDC, le bilan fait \u00e9tat de 3 morts, dont un officier, et deux morts parmi les assaillants.<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 5 novembre<\/em>, le directeur de l&rsquo;information \u00e0 la Monusco, <strong>Charles Bambara<\/strong>, a annonc\u00e9 que \u00ab<em>la police de la Monusco a mis en place conjointement avec la police nationale congolaise une strat\u00e9gie op\u00e9rationnelle de lutte contre l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 \u00e0 Beni qui a permis l&rsquo;arrestation de 200 suspects, dont des membres du groupe arm\u00e9 ADF<\/em>\u00bb. M. Bambara a pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab<em>ces arrestations ont permis la saisie d\u2019armes et munitions de guerre, de bombes, de radios et de nombreux effets militaires<\/em>\u00bb. La Monusco a fourni un \u00ab\u00a0soutien logistique\u00a0\u00bb pour ces op\u00e9rations. Le 1er novembre, les autorit\u00e9s provinciales avaient pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la population quelques suspects, expliquant qu&rsquo;ils se pr\u00e9paraient \u00e0 faire sauter le march\u00e9 de Beni \u00e0 l&rsquo;aide de \u00ab\u00a0bombes\u00a0\u00bb artisanales montr\u00e9es au public avec un lot de machettes, l\u2019arme utilis\u00e9e dans les r\u00e9cents massacres.<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 12 novembre<\/em>, au cours d\u2019une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Goma, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, <strong>Julien Paluku<\/strong> a d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019existence d\u2019un projet macabre d\u2019une nouvelle r\u00e9bellion en gestation \u00e0 partir du territoire de Beni. Mbusa Nyamwisi, leader du Rcd-Kml est cit\u00e9 comme \u00e9tant le principal responsable de cette nouvelle r\u00e9bellion d\u00e9nomm\u00e9e\u00a0 Forces \u0153cum\u00e9niques pour la lib\u00e9ration du Congo (Forc). Julien Paluku a accus\u00e9 certains notables de Beni et de Butembo, notamment Mbusa Nyamwisi, comme \u00e9tant auteurs intellectuels des massacres perp\u00e9tr\u00e9s dans le territoire de Beni. Julien Paluku a fond\u00e9 son argumentation sur des d\u00e9clarations accablantes de quelques captur\u00e9s ADF, combattants de l\u2019ancienne r\u00e9bellion RDC-KML et actuel parti de Mbusa Nyamwisi. Deux jours auparavant, \u00e0 Beni, on a captur\u00e9 deux hommes arm\u00e9s se r\u00e9clamant du Rcd-Kml. Apr\u00e8s interrogatoire, ils ont avou\u00e9, affirme Paluku, qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s par Mbusa. Ils ont reconnu, toujours selon lui, que leur groupe Forc avait attaqu\u00e9 la localit\u00e9 de Ngadi avant de faire exploser la citerne de Sep-Congo \u00e0 Beni.<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis quelques semaines, la Mission de l\u2019ONU au Congo (Monusco) est accus\u00e9e de tous les maux. La population des environs de B\u00e9ni rapporte des accusations abracadabrantes selon lesquelles les casques bleus transporteraient des rebelles ADF-Nalu, de nuit, par h\u00e9licopt\u00e8re. Ils leur am\u00e8neraient des vivres, voire m\u00eame du ravitaillement en armes. Certains habitants vont jusqu&rsquo;\u00e0 rapporter que la Monusco distribuerait des machettes. A chaque fois, personne n\u2019a jamais rien vu de ses propres yeux mais ce sont des commer\u00e7ants qui colporteraient ces histoires. Qui lance ces rumeurs? Et dans quel but? Pour le num\u00e9ro 2 de la mission de l\u2019ONU au Congo, <strong>Abdallah Wafy<\/strong>, il s\u2019agit d\u2019une campagne de d\u00e9sinformation organis\u00e9e. Il explique que \u00ab<em>l\u2019ADF a une longue pr\u00e9sence dans B\u00e9ni. Ils ont donc recrut\u00e9 des jeunes de ce territoire. Aujourd\u2019hui, selon certaines estimations, pr\u00e8s de 40 % des combattants d\u2019ADF sont originaires du territoire de B\u00e9ni. On essaye donc d\u2019intoxiquer la population pour la remonter contre les FARDC et la force de la Monusco, en vue de paralyser les op\u00e9rations militaires en cours<\/em>\u00bb. En effet, la cons\u00e9quence de ces rumeurs est que la population emp\u00eache les casques bleus de circuler et de mener leurs patrouilles ordinaires,\u00a0 alors que la situation s\u00e9curitaire est toujours extr\u00eamement volatile.<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon <strong>Caroline Hellyer<\/strong>, journaliste et analyste politique, sp\u00e9cialiste du Grand Nord du Nord-Kivu, il est possible que les derniers massacres commis dans le territoire de Beni soient l\u2019\u0153uvre des ADF, mais \u00e7a pourrait \u00eatre aussi l\u2019\u0153uvre de certains miliciens ma\u00ef-ma\u00ef qui ont des liens avec les ADF.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Caroline Hellyer a rappel\u00e9 qu\u2019il y a eu cette importante op\u00e9ration militaire d\u00e9nomm\u00e9e Sokola, suite \u00e0 laquelle les principales bases des ADF ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites. \u00c7a a pouss\u00e9 les ADF \u00e0 se replier dans la for\u00eat et \u00e0 se r\u00e9partir en petits groupes. Mais il faut aussi se souvenir que les ADF vivent l\u00e0 depuis plus de 25 ans. Ils ont des connexions locales tr\u00e8s fortes. Les ADF ne sont pas un groupe aux contours clairement d\u00e9finis. Les ADF sont m\u00e9lang\u00e9s avec la population. Certains peuvent \u00eatre votre voisin de maison. D\u2019autres ne sont actifs qu&rsquo;une partie du temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, c&rsquo;est un r\u00e9seau. Quand ils ont des int\u00e9r\u00eats communs, les ADF et les groupes ma\u00ef-ma\u00ef peuvent travaillent ensemble, mais il peuvent se dissocier ensuite. Les ADF, ce sont comme des poup\u00e9es russes. Il y a une poup\u00e9e centrale, le noyau dur, qui est impossible \u00e0 atteindre, mais plus on s&rsquo;\u00e9loigne de ce centre, \u00e7a devient difficile \u00e0 les dissocier de ces groupes ma\u00ef-ma\u00ef. Et tout ce r\u00e9seau s&rsquo;est fait beaucoup d&rsquo;argent ces derni\u00e8res ann\u00e9es, en travaillant comme des suppl\u00e9tifs pour des politiciens locaux, des hommes forts locaux et des groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques. C\u2019est une erreur de s\u00e9parer les ADF de cet environnement. Ce serait une lecture dangereuse de la situation. Ces r\u00e9seaux criminels ont la main mise sur certaines parties du commerce, de la soci\u00e9t\u00e9 civile, de l&rsquo;arm\u00e9e&#8230; Ce sont des r\u00e9seaux transfrontaliers qui sont extr\u00eamement forts. Les ADF en font partie, c&rsquo;est ce qui leur a permis de rester aussi longtemps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a aussi des officiers de l\u2019arm\u00e9e tr\u00e8s corrompus qui travaillent en complicit\u00e9 avec des groupes arm\u00e9s, dont les ADF. D\u2019autres ont des relations purement commerciales. Ca va de Kisangani, en passant par Beni et Butembo jusqu\u2019\u00e0 l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, en Ouganda. On parle de v\u00e9ritables relations d&rsquo;affaires. Le Grand Nord du Nord Kivu, c&rsquo;est la fronti\u00e8re avec l&rsquo;Ouganda, une fronti\u00e8re commerciale tr\u00e8s importante. Il y a toute sorte de trafics et \u00e7a ne se voit pas forc\u00e9ment de l&rsquo;ext\u00e9rieur, ce sont des r\u00e9seaux informels, secrets&#8230; Mais avec des dizaines de millions de dollars qui circulent. Le Grand Nord du Nord Kivu est une r\u00e9gion de mines d&rsquo;or et le trafic va de l&rsquo;Ouganda jusqu&rsquo;\u00e0 Burundi. Et l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 sert comme un \u00ab\u00a0outil politique\u00a0\u00bb, \u00e7a emp\u00eache les choses de changer. L\u00e0-bas, ils appellent \u00e7a \u00ab\u00a0la politique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c7a arrange tout le monde de tout labelliser ADF. C&rsquo;est le meilleur moyen de nuire au Pr\u00e9sident Joseph Kabila, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e congolaise et \u00e0 la Monusco. Attribuer l\u2019accomplissement de ces massacres \u00e0 l\u2019ADF permet d&rsquo;envoyer toutes sortes de messages, tels que \u00ab\u00a0le pr\u00e9sident Kabila ne contr\u00f4le pas le territoire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0les FARDC sont incapables de an\u00e9antir les groupes arm\u00e9s\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0la Monusco et les Nations unies sont incapables de prot\u00e9ger les civils\u00a0\u00bb. La d\u00e9sinformation est utilis\u00e9e comme outil politique. C&rsquo;est pourquoi une solution purement militaire ne r\u00e9glera rien. Il faut trouver des solutions politiques locales, d\u00e9velopper cette r\u00e9gion et cr\u00e9er de l&#8217;emploi.<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Les Forces D\u00e9mocratiques pour la Lib\u00e9ration du Rwanda (FDLR)<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 3 novembre<\/em>, dans une correspondance adress\u00e9e \u00e0 Joseph Kabila, pr\u00e9sident de la RDC, \u00e0 Martin Kobler, le chef de la Monusco ainsi qu&rsquo;aux autorit\u00e9s de la Communaut\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique australe (SADC) et de la Conf\u00e9rence internationale pour la r\u00e9gion des Grands Lacs (CIRGL<strong>), les rebelles rwandais des Forces D\u00e9mocratiques pour la Lib\u00e9ration du Rwanda (FDLR)<\/strong> ont inform\u00e9 Kinshasa et la Monusco de leur \u00ab\u00a0disponibilit\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 effectuer une visite de reconnaissance sur le site pr\u00e9vu pour leur cantonnement \u00e0 Kisangani, dans le nord-est de la RDC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s l&rsquo;avoir longtemps refus\u00e9, les FDRL semblent d\u00e9sormais accepter l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;envoyer leurs combattants dans un centre de regroupement am\u00e9nag\u00e9 par la Monusco dans un camp militaire de l&rsquo;arm\u00e9e congolaise \u00e0 Kisangani.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ral major\u00a0\u00bb <strong>Victor Byiringiro<\/strong>, chef du groupe arm\u00e9 rwandais, a pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab<em>les r\u00e9sultats de cette reconnaissance par l&rsquo;\u00e9quipe technique quadripartite SADC-gouvernement congolais-Monusco-FDLR (\u2026) contribueront \u00e0 la sensibilisation des cantonn\u00e9s [les quelque 200 \u00e9l\u00e9ments FDLR regroup\u00e9s dans les camps de transit de Kanyabayonga, dans le Nord-Kivu, et de Walungu, dans le Sud-Kivu, NDRL] pour leur d\u00e9placement [\u00e0 partir] du 17 novembre vers Kisangani<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La Forge Fils Bazeye<\/strong>, un des porte-paroles des FDLR, confirme la d\u00e9cision du groupe arm\u00e9. \u00ab<em>C\u2019est un nouveau geste de bonne foi<\/em>\u00bb, explique-t-il, rappelant leur engagement \u00e0 transformer leur insurrection en lutte politique au Rwanda.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les pays de la r\u00e9gion avaient accord\u00e9 \u00e0 ces rebelles rwandais un dernier ultimatum de six mois \u2013 lequel expire le 2 janvier 2015 \u2013 pour qu&rsquo;ils d\u00e9posent volontairement les armes. Reste \u00e0 savoir si l&rsquo;annonce des FDLR va, cette fois-ci, s&rsquo;accompagner r\u00e9ellement d&rsquo;une action de regroupement \u00e0 Kisangani.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En principe, cette nouvelle volte face des rebelles Hutus rwandais, jug\u00e9e positive cette fois par nombre d\u2019observateurs, devrait constituer une avanc\u00e9e notable dans la voie de la normalisation de la situation s\u00e9curitaire dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. La grande inconnue du moment, c\u2019est la date effective du d\u00e9but des op\u00e9rations de leur transfert des sites qu\u2019ils occupent depuis 20 ans dans les deux provinces pour le centre de cantonnement de Kisangani. Il est \u00e0 esp\u00e9rer que d\u2019ici l\u00e0, ils ne vont pas sortir un pr\u00e9texte de leurs manches pour brandir de nouveaux pr\u00e9alables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre inconnue se trouve du c\u00f4t\u00e9 du Rwanda, qui ne semble pas du tout dispos\u00e9 \u00e0 accueillir ses rebelles en pleine d\u00e9mobilisation, m\u00eame ceux qui ne sont pas impliqu\u00e9s dans le g\u00e9nocide de 1994. La fermeture herm\u00e9tique des fronti\u00e8res rwandaises aux FDLR pourrait bloquer le processus de leur retour dans leur pays d\u2019origine, lequel devrait constituer le point de chute des op\u00e9rations de reddition volontaire et de cantonnement. Si la communaut\u00e9 internationale n\u2019arrive pas \u00e0 convaincre, voire contraindre le Rwanda \u00e0 s\u2019impliquer positivement dans le dossier de rapatriement des FDLR dans leur m\u00e8re patrie ou \u00e0 leur trouver un pays d\u2019accueil autre que la RDC, on ne sera pas sorti de l\u2019auberge.<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 5 novembre<\/em>, dans une d\u00e9claration rendue publique \u00e0 New York, <strong>le Conseil de S\u00e9curit\u00e9 des Nations Unies<\/strong> s\u2019est dit profond\u00e9ment pr\u00e9occup\u00e9 par le manque d\u2019avanc\u00e9es dans le processus de d\u00e9sarmement volontaire des rebelles rwandais des FDLR dans l\u2019Est de la RDC. Il souligne que l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du 2 janvier 2015, fix\u00e9 par les chefs d\u2019Etat de la r\u00e9gion des Grands Lacs pour ce d\u00e9sarmement, ne doit plus \u00eatre repouss\u00e9e. Le pr\u00e9sident du Conseil a demand\u00e9 au gouvernement congolais et \u00e0 la Monusco de s\u2019appr\u00eater \u00e0 lancer, d\u00e8s janvier 2015, des op\u00e9rations militaires contre les dirigeants ou membres des FDLR qui ne participent pas au processus de d\u00e9mobilisation ou qui continuent de porter atteinte aux droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les chefs d\u2019Etats et des gouvernements de la CIRGL et de la SADC avaient lanc\u00e9 en ao\u00fbt dernier \u00e0 Luanda un nouvel ultimatum jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre 2014 aux FDLR pour qu\u2019ils d\u00e9posent volontairement les armes et acceptent d\u2019int\u00e9grer le processus de D\u00e9mobilisation, d\u00e9sarmement, rapatriement, r\u00e9installation et r\u00e9insertion (DDRRR). R\u00e9unies lundi 20 octobre \u00e0 Luanda, ces deux organisations r\u00e9gionales ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 leur d\u00e9cision de neutraliser les rebelles rwandais qui ne d\u00e9poseront pas les armes d\u2019ici le 2 janvier 2015.<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Des pr\u00e9sum\u00e9s rebelles des FDLR sont accus\u00e9s d\u2019avoir tu\u00e9, <em>du 3 au 5 novembre<\/em>, 13 personnes et viol\u00e9 une dizaine de femmes dans les localit\u00e9s de <strong>Misau et Misoke<\/strong>, en territoire de Walikale (Nord-Kivu). Le chef d\u2019antenne locale de l\u2019ONG Creddho, Aise Kanendu, souhaite que l\u2019op\u00e9ration de traque contre les FDLR soit anticip\u00e9e pour limiter la souffrance des populations civiles dans cette contr\u00e9e et il plaide pour la protection de la population avant, pendant et apr\u00e8s les op\u00e9rations de traque contre ces rebelles rwandais.<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Le Mouvement du 23 Mars (M23)<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon certains analystes, la non satisfaction des revendications du Mouvement du 23 mars (M23)\u00a0 fournit un terreau fertile pour la naissance d\u2019un nouveau groupe arm\u00e9 dans l\u2019est de la RDC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon <strong>Thierry Vircoulon<\/strong>, du cercle de r\u00e9flexion l\u2019International Crisis Group (ICG), \u00ab<em>le M23 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9mobilis\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 tout simplement repouss\u00e9. Par cons\u00e9quent, il reste une force qui peut faire son retour avec l\u2019assentiment des voisins ougandais et rwandais quand bon leur semblera<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un analyste politique congolais<\/strong> estime, sous couvert d\u2019anonymat, que \u00ab<em>l\u2019\u00e9chec \u00e9ventuel du d\u00e9sarmement des FDLR pourrait \u00eatre un argument de plus pour une autre guerre<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La lutte contre les FDLR et le retour des r\u00e9fugi\u00e9s tutsi congolais r\u00e9sident \u00e0 l\u2019\u00e9tranger &#8211; ayant fui l\u2019hostilit\u00e9 de la population locale qui, malgr\u00e9 leur pr\u00e9sence dans la r\u00e9gion depuis des g\u00e9n\u00e9rations, les consid\u00e8re souvent comme des Rwandais ou les accuse d\u2019\u00eatre \u00e0 la solde du r\u00e9gime de Paul Kagame &#8211; comptent parmi les principales revendications du M23. Mais les FDLR ont un nouveau sursis \u2013 jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre &#8211; pour se rendre et le retour de r\u00e9fugi\u00e9s tutsi pi\u00e9tine encore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab<em>Les raisons ayant \u00ab\u00a0officiellement\u00a0\u00bb motiv\u00e9 la cr\u00e9ation du M23 &#8211; les FDLR, le retour des r\u00e9fugi\u00e9s Tutsi congolais, la mauvaise gouvernance, le non respect des accords par le gouvernement &#8211; sont intactes \u00e0 ce jour et pourraient motiver sa r\u00e9organisation<\/em>\u00bb, observe l\u2019analyste congolais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab<em>A long-terme, une r\u00e9organisation du M23 est possible en cas d&rsquo;\u00e9chec de la r\u00e9-int\u00e9gration sociale, \u00e9conomique et politique de ses membres<\/em>\u00bb, commente pour sa part l\u2019analyste <strong>Christoph Vogel<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de pr\u00e9venir tout risque, le d\u00e9put\u00e9 <strong>Juv\u00e9nal Munubo Mubi<\/strong>, membre de la Commission d\u00e9fense et s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, pr\u00e9conise entre autres de \u00ab<em>acc\u00e9l\u00e9rer le DDRRR (d\u00e9sarmement, d\u00e9mobilisation, rapatriement, r\u00e9int\u00e9gration et r\u00e9installation) et renforcer la pr\u00e9sence de l\u2019arm\u00e9e \u00e0 l\u2019Est de la RDCongo<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 7 novembre<\/em>, des membres du gouvernement congolais et de l\u2019ex-r\u00e9bellion du M23 devaient se r\u00e9unir \u00e0 Kinshasa, pour \u00e9valuer l\u2019application des engagements pris il y a pr\u00e8s d\u2019un an \u00e0 Nairobi. Une fois de plus, le M23 n\u2019est pas venu. Les ex-rebelles ont expliqu\u00e9 leur absence par des \u00ab\u00a0risques s\u00e9curitaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis Kampala, le pr\u00e9sident du M23, <strong>Bertrand Bisimwa<\/strong>, a affirm\u00e9 que \u00ab<em>les causes du conflit [&#8230;] restent enti\u00e8res, en particulier la question de la s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l\u2019Est du Pays, o\u00f9 de nombreuses milices continuent \u00e0 tuer<\/em>\u00bb, reprochant \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e congolaise soit d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0en intelligence avec ces forces-l\u00e0\u00a0\u00bb, soit de les laisser faire, soit d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0incapables de [les] neutraliser\u00a0\u00bb. \u00ab<em>Si le gouvernement ne respecte pas ses engagements [&#8230;] personne ne nous forcera \u00e0 respecter les n\u00f4tres<\/em>\u00bb, a-t-il dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon <strong>Fran\u00e7ois Muamba<\/strong>, coordonnateur du M\u00e9canisme national de suivi (MNS) plus de 2.100 d&rsquo;entre eux ont sign\u00e9 individuellement un acte de renonciation \u00e0 la violence devant leur permettre de b\u00e9n\u00e9ficier de la loi d&rsquo;amnistie promulgu\u00e9e en f\u00e9vrier. M. Bisimwa, lui, avance le chiffre de 4.500 signataires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon <strong>la d\u00e9l\u00e9gation du Gouvernement<\/strong>, 549 membres de l\u2019ex-r\u00e9bellion du M23 ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la loi d\u2019amnistie promulgu\u00e9e par le pr\u00e9sident de la r\u00e9publique. En revanche, aucun progr\u00e8s a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 concernant le retour en RDC des ex-combattants du M23 qui ont fui en Ouganda ou au Rwanda. Les responsables du M23 se plaignent, en effet, que seule l\u2019amnistie ait avanc\u00e9. Ils r\u00e9clament la lib\u00e9ration d\u2019un certain nombre de leurs prisonniers, ainsi que la mise en place de certaines commissions, par exemple une commission de r\u00e9conciliation nationale, qui doit permettre de lutter contre la discrimination ethnique et r\u00e9soudre les conflits fonciers \u2013 autant de raisons pour lesquelles le M23 avait pris les armes. Kinshasa a promis de mettre en place ces commissions rapidement, et de remplir l\u2019ensemble de ses engagements d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vice-Premier ministre et ministre de la D\u00e9fense nationale, <strong>Alexandre Luba Ntambo<\/strong>, d\u00e9plore l\u2019attitude des ex-combattants M23 qui \u00e9mettent de r\u00e9serve \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019appel du gouvernent pour leur regroupement au centre de transit et d\u2019orientation de la base militaire de Kamina (Katanga).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a aussi indiqu\u00e9 que ces anciens rebelles posent le probl\u00e8me de leur s\u00e9curit\u00e9 avant de rejoindre ce centre. Le ministre a aussi affirm\u00e9 que \u00ab<em>une r\u00e9union \u00e9tait programm\u00e9e le 7 novembre pour qu\u2019ils voient les modalit\u00e9s pratiques de leur r\u00e9insertion sociale, dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration de d\u00e9mobilisation, d\u00e9sarmement et r\u00e9insertion (DDR). Mais, ils sont en train de poser d\u2019autres probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9. Ils croient que s\u2019ils viennent, ils seront arr\u00eat\u00e9s. Alors qu\u2019on les voit de temps en temps traverser la fronti\u00e8re, aller s\u2019amuser \u00e0 Goma. L\u00e0 ils n\u2019ont pas peur de se faire arr\u00eater. Mais aller \u00e0 Kinshasa pour rendre effectif les conditions de leur retour, l\u00e0 ils estiment que les conditions ne sont pas r\u00e9unies<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Le proc\u00e8s contre les pr\u00e9sum\u00e9s impliqu\u00e9s dans l\u2019assassinat du Colonel Mamadou Ndala<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 1<sup>er<\/sup> octobre<\/em>, \u00e0 Beni, s\u2019est ouvert le proc\u00e8s des pr\u00e9sum\u00e9s assassins du colonel Mamadou Ndala, tu\u00e9 dans un attentat \u00e0 Beni le 2 janvier 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier jour d\u2019audience, dans sa d\u00e9position devant la cour militaire op\u00e9rationnelle du Nord-Kivu, le premier t\u00e9moin, le <strong>sergent Ars\u00e8ne Ndabu Mangudji<\/strong>, qui conduisait le v\u00e9hicule 4X4 transportant Mamadou Ndala au moment de l\u2019attentat, est revenu sur la version des faits qu\u2019il avait donn\u00e9e au procureur g\u00e9n\u00e9ral au moment de l\u2019enqu\u00eate. Il avait dit au procureur que la jeep du colonel Ndala avait pris feu au moment de l\u2019attaque, juste apr\u00e8s l\u2019impact de la roquette. Une d\u00e9claration qu\u2019il a rejet\u00e9e \u00e0 la barre, indiquant avoir fait cette d\u00e9position sous pression et en l\u2019absence de son avocat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant pr\u00e8s de 4 heures, le chauffeur du g\u00e9n\u00e9ral Ndala a donn\u00e9 une toute autre version de l\u2019assassinat de Mamadou Ndala. Apr\u00e8s le tir de roquette sur le v\u00e9hicule du g\u00e9n\u00e9ral, Ndabu affirme avoir \u00ab<em>couru imm\u00e9diatement \u00e0 bord d\u2019un taxi pour aller chercher du secours dans la ville de Beni<\/em>\u00bb. C\u2019est d\u2019ailleurs pour \u00ab\u00a0<em>non-assistance<\/em>\u00a0\u00bb que le chauffeur s\u2019est retrouv\u00e9 devant les juges. A son retour, le chauffeur s\u2019est \u00e9tonn\u00e9 de voir la jeep de Ndala \u00ab\u00a0<em>en feu<\/em>\u00ab\u00a0. Le chauffeur affirme \u00e9galement que, en revenant sur le lieu de l\u2019attentat, il a vu des officiers du renseignement militaire qui se trouvaient sur place, devant le v\u00e9hicule de Mamadou Ndala.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le t\u00e9moignage d\u2019Ars\u00e8ne Ndabu apporte des \u00e9l\u00e9ments troublants sur l\u2019attentat du 2 janvier 2014. Car pour les autorit\u00e9s congolaises, ce sont les rebelles ougandais des ADF-Nalu qui seraient \u00e0 l\u2019origine de l\u2019attaque du convoi de Mamadou Ndala. Mais pour d\u2019autres, il faut plut\u00f4t chercher du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e congolaise (FARDC). Selon la section de Beni de l\u2019Association africaine des d\u00e9fenses de droits de l\u2019homme (ASADHO), la cause de la mort du g\u00e9n\u00e9ral Ndala pourrait \u00eatre un conflit interne au sein de l\u2019arm\u00e9e.<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 2 octobre<\/em>, <strong>le sergent-major Ndabu<\/strong>, chauffeur du colonel Mamadou Ndala, <strong>est mort<\/strong> vers 5 heures locales, \u00e0 Beni. Il \u00e9tait inculp\u00e9 pour non assistance \u00e0 personne en danger. La mort inopin\u00e9e, et donc suspecte, de ce t\u00e9moin clef de l\u2019attaque de la jeep de Mamadou Ndala a compromis fortement la suite du proc\u00e8s. Plusieurs habitants de Beni qui assistaient au proc\u00e8s ont estim\u00e9 que le d\u00e9c\u00e8s du sergent-major Ngabu irait en changer la donne. Pour eux, cette disparition aurait pu compliquer le travail de la cour et du minist\u00e8re public dans l\u2019instruction de cette affaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le proc\u00e8s s\u2019est poursuivi avec l\u2019audition de Ndongala et Safari Banga, deux adjudants de l\u2019arm\u00e9e congolaise et gardes du corps du colonel Mamadou Ndala.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier est arriv\u00e9 aux premi\u00e8res minutes apr\u00e8s l\u2019attaque du v\u00e9hicule du colonel Mamadou. Il a d\u00e9clar\u00e9 devant la cour qu\u2019il a trouv\u00e9 la Jeep en flamme, le corps du colonel Mamadou pench\u00e9 en avant, en train de se consumer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cabine. Il a indiqu\u00e9 qu\u2019il a essay\u00e9 de retirer le corps de son commandant du v\u00e9hicule. Il n\u2019y serait pas parvenu \u00e0 cause de l\u2019ardeur des flammes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le deuxi\u00e8me, l\u2019adjudant Safari Banga, \u00e9tait \u00e0 bord de la Jeep pendant l\u2019attaque. Le minist\u00e8re public le consid\u00e8re comme l\u2019un des principaux suspects de l\u2019assassinat de Mamadou Ndala.<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 7 octobre<\/em>, l\u2019actuel commandant de l\u2019op\u00e9ration \u201cSokola\u201d, le <strong>g\u00e9n\u00e9ral Muhindo Akili Mundos<\/strong>, a comparu au proc\u00e8s des assassins pr\u00e9sum\u00e9s du colonel Mamadou Ndala en qualit\u00e9 de renseignant. Selon sa version, Mamadou Ndala aurait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par les rebelles ougandais des ADF.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le deuxi\u00e8me officier \u00e0 compara\u00eetre est le <strong>colonel Tito Bizuri<\/strong>, consid\u00e9r\u00e9 par les enqu\u00eateurs comme le suspect num\u00e9ro un dans l\u2019assassinat de Mamadou Ndala. Devant la cour militaire op\u00e9rationnelle, le colonel Tito Bizuri a plaid\u00e9 non coupable. Il a affirm\u00e9 s\u2019\u00eatre rendu sur le lieu de l\u2019attaque pour y assurer la s\u00e9curit\u00e9 sur ordre et appel du commandant du 81e secteur des FARDC qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 sur place. Deux autres officiers sup\u00e9rieurs des FARDC ont comparu devant la cour. Il s\u2019agit du <strong>colonel Yav Avulu<\/strong>, en qualit\u00e9 de renseignant, et du <strong>colonel Ildefonse Ngabo<\/strong>, comme pr\u00e9venu. Le premier est le charg\u00e9 de la logistique de l\u2019op\u00e9ration Sokola et le second s\u2019occupe des renseignements des FARDC \u00e0 Beni-Ville.<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 21 octobre<\/em>, la Cour militaire op\u00e9rationnelle du Nord-Kivu a auditionn\u00e9 \u00e0 Beni deux nouveaux officiers de l\u2019arm\u00e9e dans le proc\u00e8s de l\u2019assassinat, le 2 janvier 2014, du colonel Mamadou Ndala, alors commandant de l\u2019op\u00e9ration Sokola men\u00e9e contre les rebelles ougandais de l\u2019ADF. <strong>Les colonels Kamuleta Joker et Birotso Nzanzu Kosi<\/strong> ont comparu respectivement en qualit\u00e9 de pr\u00e9venu et de t\u00e9moin. Le second a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 apr\u00e8s la d\u00e9position du premier. Il est accus\u00e9 de complicit\u00e9 dans l\u2019assassinat de l\u2019ancien commandant du 42e Bataillon des commandos FARDC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans sa d\u00e9position, le colonel Kamuleta Joker a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la Cour que l\u2019\u00e9pouse du colonel Birotso Nzanzu travaillait depuis plusieurs jours pour le compte des rebelles ougandais de l\u2019ADF dans la brousse du territoire de Beni quand Mamadou Ndala a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9. Il a indiqu\u00e9 que c\u2019est le v\u00e9hicule du colonel Birotso Nzanzu Kosi qui avait facilit\u00e9 le transport de son \u00e9pouse vers l\u2019une des bases des rebelles ougandais. Apr\u00e8s cette d\u00e9claration, le minist\u00e8re public a ordonn\u00e9 l\u2019arrestation et la pr\u00e9vention du colonel Birotso.<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 3 novembre<\/em>, devant la cour militaire de Beni, <strong>un ancien officier rebelle ADF<\/strong> dont le visage a \u00e9t\u00e9 masqu\u00e9 et l\u2019identit\u00e9 non r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, a accus\u00e9 un haut officier FARDC, le lieutenant colonel Nzanzu Birosho, d\u2019avoir re\u00e7u, d\u2019apr\u00e8s lui, du haut commandement des rebelles ADF, une somme de 27.000 dollars am\u00e9ricains, pour planifier un coup meurtrier contre le colonel Mamadou Ndala, responsable de l\u2019op\u00e9ration militaire Sokola 1 men\u00e9e depuis d\u00e9but janvier contre l\u2019ADF. Le colonel Mamadou Ndala a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 le 2 janvier dernier. Une r\u00e9compense avait \u00e9t\u00e9 promise au colonel Nzanzu apr\u00e8s l\u2019ex\u00e9cution de sa mission, a soulign\u00e9 sans autres pr\u00e9cisions l\u2019ancien chef rebelle ougandais, selon qui c\u2019est le colonel Nzanzu Birosho des Fardc qui aurait organis\u00e9 l\u2019embuscade dans laquelle est tomb\u00e9 le colonel Mamadou Ndala. C\u2019est le lieutenant colonel Nzanzu Birosho qui aurait donn\u00e9 la trajectoire du convoi du colonel Mamadou et l\u2019heure \u00e0 laquelle il avait quitt\u00e9 Beni pour se mettre sur la route de Mavivi en partance pour Eringeti. L\u2019ancien officier rebelle ADF a expliqu\u00e9 aussi comment c\u2019\u00e9tait le colonel Nzanzu Birosho qui, au sein des FARDC, avait la charge de contacter les Adf pour des op\u00e9rations diverses. C\u2019est lui qui leur livrait des armes, des munitions, des tenues militaires, des renseignements sur les op\u00e9rations et d\u2019autres moyens n\u00e9cessaires \u00e0 leurs activit\u00e9s criminelles. Le chef rebelle a aussi pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019\u00e9pouse du colonel Nzanzu collaborait aussi avec les rebelles dans des transactions commerciales et rapportait des informations cruciales concernant les mouvements du colonel Mamadou. L\u2019officier Nzanzu a, quant \u00e0 lui, clam\u00e9 son innocence devant la cour, parlant d\u2019un \u00abpur montage\u00bb contre sa personne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la lumi\u00e8re des d\u00e9clarations de cet ancien chef rebelle, on comprend ce qui se passe dans les derniers attaques \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition des ADF dans la zone de Beni, qui ont fait plus de 120 morts presque tous tu\u00e9s \u00e0 la machette. Ceux qui, parlent de trahison et de complicit\u00e9 dans les rangs des Fardc n\u2019ont peut-\u00eatre pas tort.<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 7 novembre<\/em>, le minist\u00e8re public de la Cour militaire de Beni a requis une <strong>peine \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 contre le colonel des FARDC, Birocho Nzanzu<\/strong>, poursuivi pour trahison, participation au mouvement insurrectionnel d\u00e9nomm\u00e9 \u00abADF-Nalu\u00bb, en lui fournissant munitions, uniformes et insignes de grade. Pour le minist\u00e8re public, ce lieutenant-colonel a directement particip\u00e9 \u00e0 l\u2019assassinat du colonel Mamadou. Le t\u00e9moignage d\u2019un ex-rebelle ADF qui l\u2019a identifi\u00e9 constitue sa principale preuve. Le colonel Birocho Nzanzu est accus\u00e9 pour avoir fourni une aide indispensable au commando qui a tu\u00e9 le colonel Mamadou Ndala. Selon le minist\u00e8re public, c\u2019est gr\u00e2ce aux uniformes fournis aux rebelles de l\u2019ADF, que ces derniers ont pu, avec autant de facilit\u00e9, rapidit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9, tendre l\u2019embuscade au colonel Mamadou. L\u2019officier des FARDC aurait \u00e9galement per\u00e7u une somme de 27 000 dollars am\u00e9ricains, pour planifier le coup meurtrier contre le colonel Mamadou.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La peine \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 aussi requise contre le chef rebelle de l\u2019ADF, Djamil Mukulu, en fuite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour d\u2019autres pr\u00e9venus poursuivis dans cette affaire, le minist\u00e8re public a propos\u00e9 de peines allant de 2 \u00e0 15 ans de prison pour diff\u00e9rentes charges. C\u2019est pour, entre autres, vol simple, dissipation des munitions et autres. Le minist\u00e8re public a par ailleurs demand\u00e9 l\u2019acquittement pour le colonel Tito Bizulu, alors commandant militaire de la ville de Beni et 3 de ses gardes du corps. Environ 23 pr\u00e9venus comparaissent, depuis d\u00e9but octobre dernier, dans le proc\u00e8s public Mamadou Ndala, \u00e0 Beni. Le verdict du proc\u00e8s est attendu samedi 15 novembre.<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 10 novembre<\/em>, <strong>Augustin Tshisambo<\/strong>, avocat de la d\u00e9fense, a indiqu\u00e9 que son client, le colonel Birocho Nzanzu, n\u2019est pas un insurg\u00e9 et n\u2019a particip\u00e9 ni de loin, ni de pr\u00e8s dans l\u2019assassinat de feu le colonel Mamadou Ndala. Il a demand\u00e9 au minist\u00e8re public de pr\u00e9senter \u00e0 la cour militaire du Nord-Kivu les preuves mat\u00e9rielles de ses accusations, notamment des tenues et mat\u00e9riels militaires des FARDC que le pr\u00e9venu Birocho aurait fournis aux rebelles ougandais des ADF. <a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le 11 novembre<\/em> a marqu\u00e9 la fin des plaidoiries avec au moins 4 dossiers notamment ceux des pr\u00e9venus <strong>colonel Kamulete, Yusufu Mandefu et Ndale Assan Yusia<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9fense du colonel des FARDC Kamulete estime que son client devrait b\u00e9n\u00e9ficier des circonstances att\u00e9nuantes pour avoir collabor\u00e9 avec la cour en apportant plusieurs \u00e9l\u00e9ments d\u2019\u00e9clairage pendant le proc\u00e8s. Le pr\u00e9venu Kamuleta a, devant la cour, charg\u00e9 le colonel Birocho Nzanzu, l\u2019accusant d\u2019avoir planifi\u00e9 l\u2019assassinat du colonel Mamadou Ndala, en janvier dernier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par cons\u00e9quent, l\u2019avocat de Kamuleta sollicite que son client soit acquitt\u00e9 au lieu de 15 ans de prison tels que requis par le minist\u00e8re public. La d\u00e9fense du pr\u00e9venu Yusufu Mandefu, un rebelle des ADF utilis\u00e9 pour le transport des biens entre les ADF et le colonel Birocho, a demand\u00e9 l\u2019acquittement de son client qui, selon elle, n\u2019a pas particip\u00e9 directement ou indirectement \u00e0 l\u2019assassinat de Mamadou Ndala. La d\u00e9fense demande \u00e9galement que le pr\u00e9venu Ndale Yusia Assan soit acquitt\u00e9 pour avoir dit la v\u00e9rit\u00e9 sur son implication dans l\u2019assassinat de Mamadou Ndala.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon des sources judiciaires, une vingtaine des pr\u00e9venus sont poursuivis parmi eux 8 civils, 4 officiers sup\u00e9rieurs des FARDC et deux anciens gardes du corps du colonel Mamadou Ndala.\u200b<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le <\/em><em>17 novembre<\/em>, la cour militaire a <strong>condamn\u00e9 le colonel Birocho Nzanzu Kosi<\/strong> \u00e0 la peine capitale pour participation \u00e0 un mouvement insurrectionnel et terrorisme. Il est aussi renvoy\u00e9 des FARDC et soumis au paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e9quivalent \u00e0 2,9 millions am\u00e9ricains \u00e0 la partie civile et \u00e0 la succession du colonel Mamadou Ndala. La cour a \u00e9galement condamn\u00e9 par contumace quelques rebelles des ADF en fuite. Parmi eux, figure <strong>Jamili Mukulu<\/strong>, condamn\u00e9 \u00e0 la peine de mort. Alors que l\u2019officier ADF <strong>Yusufu Mandefu<\/strong> est condamn\u00e9 \u00e0 15 ans de servitude p\u00e9nale principale, son acolyte Yosia, lui, \u00e9cope de 5 ans pour participation \u00e0 l\u2019assassinat de Mamadou Ndala. Du cot\u00e9 des FARDC, <strong>le lieutenant colonel Kamulete Jocker<\/strong>, quant \u00e0 lui, \u00e9cope de 20 ans de prison ferme pour participation au mouvement insurrectionnel. <strong>Les majors Ngabo et Viviane Masika<\/strong>, reconnus coupables de dissipation d\u2019effets militaires et vol simple, sont condamn\u00e9s chacun \u00e0 12 mois de prison. Cependant, la cour militaire a acquitt\u00e9 trois pr\u00e9venus, dont le capitaine Mo\u00efse Banza et le lieutenant colonel Tito Bizuru. La peine capitale n\u2019est pas applicable en RDC, en raison d\u2019un moratoire depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie. Ces peines vont se muer \u00e0 la peine \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour la soci\u00e9t\u00e9 civile congolaise, toute la justice n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 rendue. Ma\u00eetre <strong>Omar Kavota<\/strong>, Vice-pr\u00e9sident et porte-parole de la soci\u00e9t\u00e9 civile du Nord-Kivu nous a d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab<em>ceux qui ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s, ont une part de responsabilit\u00e9. Mais au-del\u00e0 d&rsquo;eux, il y en a d&rsquo;autres. Et ce sont ces autres l\u00e0 qui n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s au grand public. Ils n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s et circulent dans le pays ou \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Donc nous pensons que la cour militaire op\u00e9rationnelle a fait un certain travail, mais c&rsquo;est un travail partiel<\/em>\u00bb. Ma\u00eetre <strong>Georges Kapiamba<\/strong>, Pr\u00e9sident de l\u2019Association Congolaise pour l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la Justice, estime pour sa part, que \u00ab<em>le travail r\u00e9alis\u00e9 aujourd&rsquo;hui par la Cour de Justice militaire nous satisfait en partie, m\u00eame si nous sommes convaincus que tous les auteurs et complices impliqu\u00e9s dans l&rsquo;assassinat de Mamadou Ndala n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 tous appel\u00e9s \u00e0 compara\u00eetre devant la justice<\/em>\u00bb.<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9clarations de la soci\u00e9t\u00e9 civile viennent de confirmer certaines hypoth\u00e8ses formul\u00e9es au lendemain de l\u2019assassinat du colonel Mamadou Ndala.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une implication des rebelles ougandais de l\u2019ADF dans l\u2019assassinat de Mamadou Ndala paraissait alors la plus plausible, toutefois certains observateurs n\u2019avaient pas \u00e9cart\u00e9 la piste d\u2019un \u00ab\u00a0assassinat\u00a0\u00bb par ses \u00ab\u00a0propres fr\u00e8res d\u2019armes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, certains t\u00e9moins n\u2019avaient pas \u00e9cart\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un r\u00e8glement de compte interne \u00e0 l\u2019arm\u00e9e congolaise. Tr\u00e8s populaire aupr\u00e8s de la population, cet officier s\u2019\u00e9tait attir\u00e9 quelques jalousies. Il \u00e9tait vu par la population comme le v\u00e9ritable h\u00e9ros de la victoire contre le M23, au d\u00e9triment de sa hi\u00e9rarchie et aussi du pouvoir politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, la population de Beni avait attribu\u00e9 cet assassinat \u00e0 des militaires Ruandophones des Fardc d\u00e9ploy\u00e9s \u00e0 Beni et complices du M23 qui avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment vaincu par les troupes Fardc guid\u00e9es par le colonel Mamadou.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, un \u00e9lu local avait estim\u00e9 que les officiers militaires de Beni n\u2019avaient pas vu d\u2019un bon oeil l\u2019arriv\u00e9e sur leur territoire du colonel Mamadou Ndala et de ses hommes. \u00ab<em>Pour eux, Mamadou Ndala venait faire un job qu\u2019ils n\u2019avaient pas su faire: neutraliser l\u2019ADF<\/em>\u00bb, avait-il affirm\u00e9, en ajoutant que, \u00ab<em>depuis 2009 (date de leur affectation), ils avaient transform\u00e9 la zone d\u2019op\u00e9ration de Ruwenzori \u2013 o\u00f9 se cachent les rebelles ougandais \u2013 en zone de commerce<\/em>\u00bb, d\u00e9non\u00e7ant aussi des \u00ab\u00a0arrangements\u00a0\u00bb entre le commandement militaire de Beni et les chefs rebelles de l\u2019ADF. Il avait souhait\u00e9 qu\u2019une enqu\u00eate ind\u00e9pendante puisse apporter toute la lumi\u00e8re sur ces pr\u00e9tendues collusions contre-nature entre certains chefs de l\u2019arm\u00e9e dans l\u2019est de la RDC et les hommes de l\u2019ADF\/Nalu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon plusieurs sources, la pr\u00e9sence de Mamadou Ndala mena\u00e7ait donc l\u2019existence des r\u00e9giments monoethniques \u00e0 base Tutsi et l\u2019affairisme qui r\u00e9gnait chez certains hauts grad\u00e9s de l\u2019arm\u00e9e de cette zone.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, il semble que, lors du proc\u00e8s \u00e0 Beni, la cour militaire op\u00e9rationnelle du Nord Kivu a compl\u00e8tement \u00e9vit\u00e9 de prendre en consid\u00e9ration ces hypoth\u00e8ses, pour condamner du menu fretin et couvrir les grands poissons, membres du commandement militaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf Congoind\u00e9pendant, 22.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cf Radio Okapi, 31.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Cf AFP \u2013 Africatime, 30.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Cf Radio Okapi, 02.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Cf RFI, 04.11.\u201914; Kimp \u2013 Le Phare \u2013 Kinshasa, 05.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Cf Radio Okapi, 03.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Cf AFP \u2013 Africatime, 03 et 04.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Cf AFP \u2013 Africatime, 05.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Cf ACP \u2013 Goma, 12.11.\u201914; 7sur7.cd \u2013 Goma &#8211; 12.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Cf RFI, 13.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cf Sonia Rolley \u2013 RFI, 29.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Cf Tr\u00e9sor Kibangula \u2013 Jeune Afrique, 06.11.\u201914; Myriam Iragi &#8211; Le Phare &#8211; Kinshasa, (via mediacongo.net, 06.11.\u201914)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Cf Radio Okapi, 06.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Cf Radio Okapi, 10.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Cf AFP \u2013 Africatime, 03.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> Cf RFI, 08.11.\u201914\u00a0; Radio Okapi, 08.11.\u201914; AFP \u2013 Africatime, 10.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Cf Radio Okapi, 02.10.\u201914; Christophe Rigaud \u2013 Afrikarabia, 05.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Cf Radio Okapi, 02.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Cf Radio Okapi, 08.10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Cf Radio Okapi, 22,10.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Cf Radio Okapi, 04.11.\u201914; Kandolo M. &#8211; Forum des As &#8211; Kinshasa, 05.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Cf Radio Okapi, 08.11.\u201914; RFI, 07.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Cf Radio Okapi, 10.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Cf Radio Okapi, 12.11.\u201914<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Cf Radio Okapi, 17.11.\u201914; Ibrahima Bah &#8211; DW, 17.11.\u201914<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SOMMAIRE \u00c9DITORIAL: Groupes arm\u00e9s &#8211; Entre massacres et int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et politiques KIVU Les Forces D\u00e9mocratiques Alli\u00e9es (ADF) Les Forces D\u00e9mocratiques pour la Lib\u00e9ration du Rwanda (FDLR) Le Mouvement du 23 Mars (M23) Le proc\u00e8s contre les pr\u00e9sum\u00e9s impliqu\u00e9s dans l\u2019assassinat du Colonel Mamadou Ndala KIVU \u00a0Les Forces D\u00e9mocratiques Alli\u00e9es (ADF) Le 21 octobre, le &hellip; <\/p>\n<p><a class=\"more-link btn\" href=\"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/2014\/11\/congo-actualite-n-226\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[59,55,27],"class_list":["post-2294","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-congo-actualite","tag-adf","tag-fdlr","tag-m23","item-wrap"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2294"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2294\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2295,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2294\/revisions\/2295"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.paceperilcongo.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}