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	<title>Réseau &#34;Paix pour le Congo&#34;</title>
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	<description>Vérité et justice pour la paix et la réconciliation</description>
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		<title>PME:L&#8217;Ambassadeur Henri Mova rencontre la Ministre Sabine Laruelle</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 07:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Ambardc.eu (PHOTOS AU BAS) L’Ambassadeur de la RDC,Henri Mova Sakanyi a rencontré ce mercredi 8 mai 2013 Madame Sabine Laruelle, Ministre belge des Classes moyennes, des PME, des Indépendants et de l&#8217;Agriculture, en son cabinet de travail sise 78,avenue de la Toison d’Or à Bruxelles. Au menu des entretiens entre les deux personnalités d’Etat, le renforcement &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/pmelambassadeur-henri-mova-rencontre-la-ministre-sabine-laruelle/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 10px; margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><a href="http://ambardc.eu/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=539%3Apme-lambassadeur-henri-mova-rencontre-la-ministre-sabine-laruelle-&amp;catid=41%3Atop-headlines" target="_blank">Ambardc.eu</a></p>
<p style="margin-top: 10px; margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;">
<p style="margin-top: 10px; margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;">(PHOTOS AU BAS)</p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img style="float: left;" alt="laruelle" src="http://ambardc.eu/images/stories/laruelle.jpg" width="448" height="299" />L’Ambassadeur de la RDC,Henri Mova Sakanyi a rencontré ce mercredi 8 mai 2013 Madame Sabine Laruelle, <span style="font-size: 10pt;">Ministre belge des Classes moyennes, des PME, des Indépendants et de l&rsquo;Agriculture, en son cabinet de travail sise 78,avenue de la Toison d’Or à Bruxelles.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Au menu des entretiens entre les deux personnalités d’Etat, le renforcement de la coopération belgo-congolaise dans le secteur des Petites et Moyennes Entreprises (PME) , microfinance et sécurité alimentaire.</span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">De prime à bord, l’Ambassadeur Henri Mova Sakanyi a tenu à saluer la participation de la ministre belge à la première édition réussie de <span style="font-size: 10pt;">la  <i>RDCongo – Europe Youth Entrepreneurship Day</i>organisée en octobre 2011 par l’Ambassade dont le but était de promouvoir la création d’entreprises en Belgique auprès des jeunes issus de la diaspora congolaise.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Sur le plan pratique des relations bilatérales, l’Ambassadeur rd-congolais a aussi salué les « bonnes relations » au niveau de la promotion des PME entretenues au niveau étatique entre les deux pays notamment par les nombreuses missions économiques tant belges que congolaises dont trois reçues ces dernières années à l’Ambassade rd-congolaise  – secteur agriculture, infrastructures et santé- et une mission des entreprises congolaises actives dans les transports annoncée dans les prochains jours en Belgique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Selon lui, au-delà de la coopération traditionnelle axée sur l’aide au développement, <i>« la Belgique et la RDC doivent intensifier leur coopération sur le plan des  PME afin de booster les créateurs d’entreprises des deux pays » </i>car ces dernières sont les véritables moteurs de croissance.</span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le diplomate congolais a ensuite présenté les dernières mesures du Gouvernement congolais pour l’amélioration du climat des affaires notamment la plus récente à savoir la création d’un guichet unique de création d’entreprises qui permet de créer une entreprise en trois jours sans tracasseries. Henri Mova a ensuite égrené les réussites engrangées par le Gouvernement qui offrent un meilleur visage économique de la RDC, propice à l’investissement et aux PME : une monnaie stable inflation à moins de 3%, une taxation plus aisée avec la TVA qui a permis un accroissement de plus de 30 % des recettes publiques, <span style="font-size: 10pt;"> <span style="font-size: 10pt;">l’adhésion de la RDC à l’OHADA, l’organisation pour l’harmonisation du droit des affaires, l’arrivée du mobile banking…  </span></span></span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">En outre, l’Ambassadeur rd-congolais a annoncé à la ministre Sabine Laruelle, la tenue à Bruxelles, à l’initiative de l’Ambassade, les 17 et 18 juin 2013, la troisième édition du Forum Economique des Congolais de l’Union Européenne sous le thème : <i>«Réformes économiques, opportunités d’affaires et de participation de la diaspora à la reconstruction en RDC». </i></span><span style="font-family: verdana, geneva;">Le diplomate congolais a donc lancé une invitation à la Ministre fédérale belge à exposer lors de « cette vitrine économique congolaise en Europe » la politique menée par la Belgique pour soutenir la création d’entreprises (les mesures prises, leur mise en œuvre sur le terrain, les résultats obtenus, etc) afin de voir leur applicabilité dans le contexte de la République Démocratique du Congo, impliquée dans le renforcement de son tissu de petites et moyennes entreprises,</span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> véritables fer de lance d’une économie,.</span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: 10pt;">Pour sa part, la Ministre des Classes moyennes, des PME, des Indépendants et de l&rsquo;Agriculture a accepté l’invitation au FECUE et révélé deux axes de possibles actions de son ministère avec la RDC notamment l’internationalisation des PME et la microfinance qui pourraient intéresser les dirigeants congolais. Sur ce dernier point, la ministre belge a évoqué le cas du fonds de participation, « institution financière qui soutient  les indépendants, les titulaires de professions libérales, les PE et les starters, en ce compris les demandeurs d&rsquo;emploi qui souhaitent lancer leur propre entreprise en Belgique » qui pourrait etre étudié pour la RDC afin de faciliter l’accès au crédit aux PME congolaises.</span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Dans le même cadre, la ministre a en outre évoqué la possibilité d’un appui de la Belgique au relèvement de  la caisse générale d’épargne du Congo (CADECO).</span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Ministre de l’Agriculture belge, Sabine Laruelle a aussi évoqué avec l’Ambassadeur Mova la possibilité d’un échange d’expériences entre fonctionnaires congolais et belges sur le domaine de la sécurité alimentaire.</span></p>
<p class="ecxmsonormal" style="margin-bottom: 15px; color: #000000; font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 11px; line-height: 14px; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Les deux personnalités ont conclu leur agréable entretien en promettant d’approfondir toutes les matières traitées lors d’une prochaine rencontre.</span></p>
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		<title>Occupation, résistance et espoir</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 12:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Congo Actualité n. 181 &#8211; Editorial par la Réseau Paix pour le Congo L’est de la République Démocratique du Congo (RDCongo), et surtout la province du Nord Kivu, apparait toujours plus comme un territoire conquis et occupé. Kivu: Une colonie rwandaise?. Au cours d’une réunion organisée le 18 avril par le Haut Commissariat des Nations &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/occupation-resistance-et-espoir/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><em><a title="Congo Actualité n. 181" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/congo-actualite-n-181/">Congo Actualité n. 181</a> &#8211; Editorial par la Réseau Paix pour le Congo</em></h2>
<p style="text-align: justify;">L’est de la République Démocratique du Congo (RDCongo), et surtout la province du Nord Kivu, apparait toujours plus comme un territoire conquis et occupé.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Kivu: Une colonie rwandaise?</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours d’une réunion organisée le 18 avril par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR à Pretoria, le Rwanda a requis la mise en œuvre de la clause de cessation du statut des réfugiés rwandais se trouvant encore à l’étranger. Cette clause de cessation fait partie de la Convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés et prévoit la fin du statut de réfugié une fois que des changements fondamentaux et durables ont eu lieu dans le pays d’origine et que les circonstances qui ont conduit à la fuite ont cessé d’exister.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1738"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La Ministre rwandaise en charge des catastrophes et des réfugiés, a tenté de démontrer que le Rwanda est un pays de paix totale, classé selon l’indice de développement humain parmi les meilleurs Etats d’Afrique et que, pour cela, ses compatriotes se trouvant encore comme réfugiés à l’étranger n’ont plus de raisons valables de continuer à jouir du statut de réfugiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions ne se sont pas fait attendre, quand les participants se sont interrogés sur les conditions réelles que rencontrent les populations rapatriées au Rwanda. Et les participants de se poser la question suivante: si le Rwanda constitue déjà un paradis et que ses réfugiés vivent en enfer, pourquoi ne veulent-ils pas quitter l’enfer pour rejoindre le paradis?</p>
<p style="text-align: justify;">Deux sont les conséquences qui résulteraient de l’application de la clause de cessation du statut de réfugiés: l’intensification de leur «rapatriement dans le pays d’origine» ou leur «intégration locale», en facilitant les réfugiés avec la possibilité d’obtenir des statuts alternatifs dans leurs pays d’asile comme, par exemple, «la citoyenneté par naturalisation».</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, «si on accède à cette clause de cessation, à un moment donné, le Rwanda peut à tout moment cesser de considérer comme ses ressortissants tous ces réfugiés rwandais qui se trouveraient encore sur le territoire congolais. Le Rwanda peut donc dire qu’ il n’y aurait plus de réfugiés rwandais en RDCongo et que tous ceux qui s’y retrouveraient seraient globalement pris d’office comme des Congolais».</p>
<p style="text-align: justify;">De cette façon, le Rwanda pourrait résoudre ses problèmes dérivant d’une haute densité démographique, en versant le surplus de sa population sur le Kivu et en le transformant en une sorte de colonie, mais le Kivu verrait augmenter,  sur son territoire, une population rwandophone qui, strictement liée à son Pays d’origine, pourrait continuer à le déstabiliser, en occupant, souvent illégalement, les terres des autochtones et en les forçant à abandonner leur propre territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Du point de vue congolais, la meilleure solution serait un retour au Pays d’origine sur une base volontaire et dans le respect de la dignité humaine et des droits humains. Ceux qui souhaiteraient rester définitivement au Congo devraient tout faire pour s’intégrer dans la société locale, en respectant sa langue, sa culture et ses lois et en contribuant, par leur travail, au bien-être de tout le peuple congolais dont ils seront devenus membres effectifs. Pour éviter d’éventuels conflits, il convient de souligner que la nationalité congolaise ne peut être accordée automatiquement et en forme collective, mais elle doit toujours être demandée individuellement, selon la législation du Pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Kivu: un territoire conquis et occupé</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Mouvement du 23 Mars (M23), un groupe armé appuyé militairement et logistiquement par deux pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda, a présenté une proposition d’accord avec le gouvernement congolais, où il revendique:</p>
<p style="text-align: justify;">- la reconnaissance, par le gouvernement congolais, de tous les actes politiques et administratifs posés dans les entités sous son administration,</p>
<p style="text-align: justify;">- l’engagement du gouvernement à décréter la partie est de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Uele, Maniema et Tanganyika) comme étant une «Zone Sinistrée», du fait des guerres récurrentes ayant entraîné la destruction des infrastructures et du tissu socio-économique. A ce titre, la zone déclarée sinistrée devra jouir d’un statut administratif particulier, d’un plan de développement spécial, d’une large autonomie fiscale et financière et d’un concept opérationnel particulier pour sa sécurisation,</p>
<p style="text-align: justify;">- le maintien sur place de ses troupes, l’Armée Révolutionnaire du Congo (ARC), pour mener des opérations conjointes avec le Gouvernement de la RDC, afin de participer aux opérations de pacification et de stabilisation de la partie Est. Ces opérations devraient se dérouler sur une durée de cinq ans renouvelables et auront pour objectifs l’éradication définitive de toutes les forces négatives étrangères opérant sur le territoire congolais (FDLR, LRA, ADF-NALU, FNL …).</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit-là de propositions qui révèlent clairement les intentions réelles du M23: garder l’est du Pays sous son occupation militaire et politique, par la consolidation de son administration et de son armée. Mais ce n’est pas tout. Le M23 exige également l’intégration et la participation de ses cadres politiques à la gestion des institutions nationales: Gouvernement central, Diplomatie, Chancelleries, Gouvernements provinciaux, Entreprises publiques, Etat-Major Général, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les précédents mouvements rebelles soutenus par le Rwanda (l’AFDL, le RCD et le CNDP), le M23 aussi a adopté la stratégie de «l’infiltration» jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État, en violant sa Constitution et en mettant ainsi en danger sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale.<br />
Le M23 pousse son sarcasme jusqu’au bout quand il prétend une amnistie pour ses membres, en dépit des crimes graves (massacres, viols, vols, &#8230;) qu’ils ont commis contre la population civile.<br />
Le M23 perd toute sa crédibilité quand il dit qu’il veut se transformer en parti politique se réservant, toutefois, le droit de changer son nom et quand il affirme de ne plus recourir aux armes. Le CNDP, dont il est issu, l’avait déjà déclaré le 23 Mars 2009, sans, pour autant, maintenir ses engagements. Personne ne peut plus croire aux propos du M23, même quand il parle de réconciliation nationale, de droits de l’homme, d’élections démocratiques, de gratuité de l’enseignement primaire, de justice, et de  paix. Paroles sacrées de par leur nature mais prononcées par le M23, elles se retournent inexorablement contre lui, au point qu’il est contraint de mendier  «la pénalisation des actes, paroles, attitudes et expressions, quelle qu’en soit la forme, qui véhiculent des pensées xénophobes, racistes, tribalistes et discriminatoires».</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Kivu: résistance et espoir</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’il semble encore fort pour le soutien extérieur et les complicités internes, le M23 a été déjà jugé et condamné par le peuple congolais et par l’histoire. L’arrestation de Bosco Ntaganda, son transfert à la Cour Pénale Internationale et l’inscription du nom de Sultani Makenga et d’autres membres du M23 sur la liste des personnes soumises aux sanctions de l’ONU sont des signes avant-coureurs du commencement de la fin du M23, ce qui donne au Peuple congolais le courage de la résistance et la force de l’espoir.</p>
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		<title>Congo Actualité n. 181</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 12:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[SOMMAIRE ÉDITORIAL: Occupation, résistance et espoir  1. LA REINTEGRATION DE 450 COMBATTANTS, AILE BOSCO NTAGANDA, DANS LE M23 DE SULTANI MAKENGA 2. LE M23 ET LE PROCHAIN DÉPLOIEMENT DE LA NOUVELLE BRIGADE DE LA MONUSCO 3. LES POURPARLERS DE KAMPALA 4. LA RDC REFUSE DE SIGNER UN ACCORD SUR LE STATUT DES REFUGIÉS RWANDAIS   &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/congo-actualite-n-181/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;">SOMMAIRE</h1>
<h3 style="text-align: justify;"><a title="Occupation, résistance et espoir" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/occupation-resistance-et-espoir/">ÉDITORIAL: Occupation, résistance et espoir</a></h3>
<h3 style="text-align: justify;"> 1. LA REINTEGRATION DE 450 COMBATTANTS, AILE BOSCO NTAGANDA, DANS LE M23 DE SULTANI MAKENGA</h3>
<h3 style="text-align: justify;">2. LE M23 ET LE PROCHAIN DÉPLOIEMENT DE LA NOUVELLE BRIGADE DE LA MONUSCO</h3>
<h3 style="text-align: justify;">3. LES POURPARLERS DE KAMPALA</h3>
<h3 style="text-align: justify;">4. LA RDC REFUSE DE SIGNER UN ACCORD SUR LE STATUT DES REFUGIÉS RWANDAIS</h3>
<p style="text-align: justify;"> <span id="more-1736"></span></p>
<h1 style="text-align: justify;"><a title="Occupation, résistance et espoir" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/occupation-resistance-et-espoir/"><span style="color: #ff0000;">ÉDITORIAL: Occupation, résistance et espoir</span></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">1. LA REINTEGRATION DE 450 COMBATTANTS, AILE BOSCO NTAGANDA, DANS LE M23 DE SULTANI MAKENGA</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 17 avril</i>, la faction du Mouvement du 23 mars (M23) dirigée par Sultani Makenga a annoncé la réintégration d’environ 450 combattants appartenant à la faction proche de Bosco Ntaganda qu’elle avait défaite en mars dernier et qui s’était réfugiée au Rwanda. «<i>Nous avons 150 hommes qui se sont rendus et environ 300 qui ont été capturés au niveau de Kibumba [à la frontière avec le Rwanda]. Nous les avons réintégrés dans nos brigades</i>», a déclaré <b>Vianney Kazarama</b>, porte-parole militaire de la faction de Sultani Makenga. «<i>Environ 500 éléments (du M23 qui avaient fui au Rwanda) sont rentrés en RDC le 3 avril et il y a eu une cérémonie de retour/réconciliation</i>», a expliqué, de son côté, le directeur de l’International Crisis Group (ICG) pour l’Afrique centrale, <b>Thierry Vircoulon</b>. La réintégration de 450 de ces combattants intervient alors que le M23 multiplie les menaces contre la brigade d’intervention de la Monusco.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Le retour brusque et presqu’officiel des 450 combattants du M23 de l’aile Bosco Ntaganda intrigue la classe politique congolaise. «<i>Comment ces combattants, qui étaient censés être désarmés et cantonnés au Rwanda, à plus de 100 Km de la frontière avec notre pays, ont pu franchir à nouveau celle-ci sans que les services de sécurité (armée, police, renseignements) ne puissent s’en rendre compte et donner l’alarme? D’où ont-ils trouvé les nouvelles armes qu’ils ont ramenées à Bunagana?</i>», s’est interrogé un député de la Majorité présidentielle à Kinshasa, sous couvert de l’anonymat. «<i>Je me demande, une fois de plus, du rôle joué par le Rwanda qui n’a ni signalé la fuite de ces combattants qui étaient sous sa garde, ni informé les dirigeants congolais de leur disparition et encore moins des dirigeants de onze pays, dont le Rwanda, signataires des Accords d’Addis-Abeba interdisant à ces pays de soutenir les groupes armés actifs à l’est de la RDC et parmi lesquels le M23?</i>», s’est écrié ce député congolais, pour qui «ce retour cache bien des choses pour lesquelles le gouvernement congolais et la Monusco devraient ouvrir l’œil». Surtout que la réintégration de ces 450 combattants intervient alors que le M23 a multiplié les menaces contre la brigade d’intervention de la Monusco dont le déploiement a été décidé par le Conseil de sécurité de l’Onu pour lutter contre les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 18 avril</i>, dans un communiqué, <b>la direction du Mouvement du 23 mars (M23)</b> nie avoir réintégré 450 combattants de sa faction dissidente réfugiée au Rwanda après la scission de la rébellion en mars dernier. Une dépêche de l’AFP avait fait état de cette réintégration, citant le porte-parole militaire du M23, Vianney Kazarama, et Thierry Vircoulon, chercheur à l’International Crisis Group (ICG) pour l’Afrique centrale. Mais pour le M23, les propos de son porte-parole ont été «sortis délibérément de leur contexte de temps». «<i>Il y avait eu bel et bien capture et reddition dans les rangs de notre armée de plus de 450 militaires ayant combattu aux côtés du trio Bosco Ntaganda, Baudouin Ngaruye et Jean-Marie Runiga</i>», indique le Communiqué du M23, précisant: «<i>Mais les faits ont eu lieu lors des affrontements avec ce groupe, c’est-a-dire entre le 1er et le 15 mars 2013. Il ne peut donc s’agir des retournés du Rwanda, étant donné que ce groupe d’indisciplinés ne s’est refugié au Rwanda que le 16 mars 2013</i>». La rébellion nie également avoir organisé une «cérémonie retour/réconciliation » dont parle Thierry Vircoulon à l’AFP, en précisant que «<i>les rendus avaient été respectivement redéployés dans leurs unités d’origine et les capturés mis aux arrêts</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn3">[3]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">2. LE M23 ET LE PROCHAIN DÉPLOIEMENT DE LA NOUVELLE BRIGADE DE LA MONUSCO</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 12 avril</i>, le porte-parole militaire du Mouvement du 23 mars (M23), <b>Vianney Kazarama</b>, a déclaré que son mouvement s’accorde un «droit de se défendre et de riposter» si la future brigade d’intervention de la Monusco l’attaquait. «<i>Tous les déplacés, toutes les catastrophes qui surviendront en raison du déploiement de la brigade seront de la responsabilité du gouvernement de Kinshasa et du Conseil de sécurité des Nations Unies</i>», a-t-il déclaré.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn4">[4]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 15 avril</i>, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, <b>Louise Mushikiwabo</b>, a déclaré que la brigade d’intervention que l’ONU va déployer dans l’est de la RDCongo pourra avoir un rôle de “dissuasion”, mais le plus important est le processus politique. «<i>Nous ne pensons pas qu’une action militaire soit la solution aux problèmes dans l’est de la RDC, donc nous considérons cette brigade comme pouvant être un moyen de dissuasion, une présence nécessaire mais elle doit être complétée par d’autres aspects, et en premier lieu sur le volet politique du conflit</i>“, a expliqué à la presse Louise Mushikiwabo qui venait de présider une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la prévention des conflits en Afrique.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn5">[5]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 17 avril</i>, au cours de la conférence hebdomadaire des Nations Unies, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel <b>Prosper Félix Basse</b>, a déclaré que «<i>les menaces proférées [par le Mouvement du 23 mars (M23)], je ne dis pas que nous n’en sommes pas sensibles, mais ne perturbent pas notre dynamique de déploiement de la force de la Brigade d’intervention en RDC</i>». Il a aussi estimé que les rebelles continuent de sensibiliser sans succès les populations civiles des territoires qu’ils occupent. Le jour précédent, le général <b>Babacar Gaye</b>, conseiller militaire du secrétaire général de l’ONU, avait affirmé que «<i>le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco est imminent</i>», sans préciser de date. «<i>Cette brigade aura son état-major déployé à Goma. Elle aura également ses bataillons centrés autour de Goma dans la mesure où elle doit mener des actions de nature coercitive. Les bataillons sont en général dans la proximité de Goma et à partir de là ils seront mis en œuvre pour leurs différentes opérations</i>», avait indiqué Babacar Gaye. <a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn6">[6]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 25 avril</i>, le vice-président de la Société Civile du Nord Kivu, <b>Omar Kavota</b>, a accusé le M23 de se redéployer depuis quelques jours, dans plusieurs villages, cités et villes des territoires de Rutshuru et Beni au Nord-Kivu. Il a aussi appelé les Nations Unies à la célérité dans le déploiement de la Brigade d’Intervention, pour éviter toute surprise désagréable de la part du M23.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn7">[7]</a></p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place de la brigade spéciale d&rsquo;intervention dans l’est de la RDCongo serait &laquo;&nbsp;<i>imminente</i>&laquo;&nbsp;, selon l&rsquo;ONU. Sur les 3.000 hommes attendus dans les Kivus, environ 800 seraient déjà sur place et son commandant, le tanzanien James Mwakibolwa se trouve dans la ville de Goma depuis le 23 avril dernier. L&rsquo;ONU annonce l&rsquo;arrivée des autres contingents, venant du Malawi et de Tanzanie, &laquo;&nbsp;<i>d&rsquo;ici le mois de juillet</i>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;efficacité de la brigade d&rsquo;intervention de l&rsquo;ONU, les Congolais en attendent beaucoup. Peut-être même, un peu trop. Selon le porte-parole du gouvernement, le déploiement de ces &laquo;&nbsp;<i>super casques bleus</i>&nbsp;&raquo; doit tout simplement &laquo;&nbsp;<i>mettre un terme à la guerre dans l&rsquo;Est du pays</i>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;opposition, si on accueille avec soulagement l&rsquo;arrivée de la brigade spéciale, sur son efficacité, il y a par contre quelques bémols. &laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est une solution, certes, mais à court terme</i>&laquo;&nbsp;, estime Juvénal Munubo Mubi, député de l&rsquo;UNC. Si la brigade de l&rsquo;ONU doit &laquo;&nbsp;<i>inspirer la peur aux groupes armés</i>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;l<i>a solution à long terme passe par une réforme profonde du secteur de la sécurité, c&rsquo;est à dire la reconstruction de l&rsquo;armée nationale</i>&laquo;&nbsp;, affirme ce député du mouvement de Vital Kamerhe. Et la tâche est titanesque. Mal payées, complètement désorganisées, transformées en armée fantôme, les FARDC ne sont plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elles-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des experts internationaux, le scepticisme est plus affirmé. Pour Thierry Vircoulon, le directeur pour l&rsquo;Afrique centrale d&rsquo;International Crisis Group (ICG), le mandat de cette brigade est &laquo;&nbsp;<i>beaucoup trop large</i>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<i>Le mandat de l&rsquo;ONU prévoit que cette brigade s&rsquo;occupe de tous les groupes armés</i>&laquo;&nbsp;, explique le chercheur, &laquo;&nbsp;<i>ce qui ne sera pas possible vu leur grand nombre</i>&laquo;&nbsp;. Selon lui, l&rsquo;ONU va devoir &laquo;&nbsp;<i>séquencer ses actions</i>&laquo;&nbsp;. Et de poser cette question : &laquo;&nbsp;<i>quelle sera la première cible de la brigade? Le M23 ou les FDLR?</i>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Thierry Vircoulon doute également de l&rsquo;efficacité d&rsquo;une telle brigade d&rsquo;intervention sur le terrain, face à des troupes bien organisées et connaisseuses du milieu, comme le M23 ou face à des groupes peu structurés, comme les Maï-Maï et les FDLR qui ont adopté une stratégie de guérilla.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre risque pointé par le chercheur: le scénario trop connu de la &laquo;&nbsp;<i>vrai-fausse réintégration des rebelles dans l&rsquo;armée régulière</i>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<i>En mettant la pression sur les groupes armés, certains risquent fort d&rsquo;être tentés de déposer les armes en demandant à être rapidement réintégrés dans l&rsquo;armée</i>&laquo;&nbsp;,<i> </i>sans aucun processus d’identification et de formation, ouvrant ainsi la voie à de futures désertions.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier risque soulevé par le responsable d&rsquo;International Crisis Group : &laquo;&nbsp;<i>les dommages collatéraux sur les populations civiles</i>&laquo;&nbsp;. Un ancien expert militaire, connaisseur de la situation en RDC, confirme le risque pour les Kivus de passer d&rsquo;une guerre &laquo;&nbsp;<i>froide</i>&nbsp;&raquo; de &laquo;&nbsp;<i>basse intensité</i>&nbsp;&raquo; à une guerre plus &laquo;&nbsp;<i>chaude</i>&nbsp;&raquo; et donc plus meurtrière que le conflit actuel. &laquo;&nbsp;<i>Les civils seraient les première victimes de la reprise des combats, qui seraient plus violents</i>&laquo;&nbsp;, conclut cet expert.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le M23 présente l&rsquo;arrivée de la brigade d&rsquo;intervention comme &laquo;&nbsp;<i>une déclaration de guerre de l&rsquo;ONU</i>&nbsp;&raquo; et annonce: &laquo;&nbsp;<i>nous sommes convaincus que la confrontation militaire risque de provoquer une guerre régionale</i>&nbsp;&raquo; et d&rsquo;entraîner &laquo;&nbsp;<i>dans une guerre inutile, l&rsquo;Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et l’Afrique du Sud</i>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon plusieurs observateurs, la solution définitive est donc politique et se trouve en partie à Kinshasa, qui doit changer de mode de gouvernance pour enfin asseoir son autorité, et à Kigali, qui est accusé de soutenir les rebelles du M23 et qui est encore en mesure de siffler la fin du match dans les Kivus.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn8">[8]</a></p>
<h2 style="text-align: justify;">La stratégie belliciste du M23</h2>
<p style="text-align: justify;">D’une manière générale, le M23 (créé en juin 2012) n’a d’autre recours que la stratégie belliciste &#8211; appliquée depuis l’AFDL (1996) qui a donné naissance respectivement au RCD/Goma (1998), au CNDP avec le colonel Mutebusi en 2004 à Bukavu (Sud-Kivu) et avec le général Laurent Nkunda au Nord-Kivu à partir de fin 2006 &#8211; pour faire valoir ses revendications. Ainsi, chaque fois qu’il se sent en danger ou menacé, il s’exprime par la voie militaire comme moyen pour faire la politique et consolider son assise politico-militaire et financière à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Il s’agit d’une stratégie dictée par ses parrains rwandais.</p>
<p style="text-align: justify;">On se souvient du vote le 15 novembre 1996 au Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 1080 autorisant la mise sur pied d’une force multinationale temporaire de quelques 12.000 hommes sous le commandement canadien, pour assurer la protection des réfugiés dans l’Est du Zaïre et éviter la tension polarisante d’attaque des réfugiés Hutu par le FPR rwandais. Le Rwanda, sentant que cela allait déjouer ses plans d’attaque du Congo, avait devancé tout le monde en mettant au point un plan destiné à faire avorter l’intervention des forces de l’ONU. Le jour même du vote de cette résolution, l’APR et l’AFDL soumettaient à des bombardements intensifs l’immense camp des réfugiés de Mugunga &#8211; noyau de la capacité militaire des Ex-FAR et des interhamwe &#8211; dans l’intention de court-circuiter le plan de l’ONU. Cette intervention mit à mal la mise en application de la résolution 1080 en mettant l’ONU devant un fait accompli, en la mettant dans l’incapacité d’envoyer la force d’interposition. Ce fut la phase décisive de la guerre de 1996-1997 au Congo.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, mutatis mutandis, il n’est pas exclu (ce n’est qu’une hypothèse et non une conviction) que le M23 n’use du même mode opératoire, lorsqu’il se sentira de plus en plus en danger ou aura la confirmation que la brigade d’intervention de la Monusco viendra l’éradiquer. Alors, il n’aura pas d’autre choix que celui de se renforcer militairement, en occupant éventuellement la ville de Goma (capitale du Nord-Kivu), pour placer les enchères très haut et ré-exiger le déploiement de la Brigade ou la révision de la mission de cette dernière. Ce serait une brigade internationale dont la mission ne serait plus de neutraliser ou de traquer le M23 présenté comme un groupe négatif, mais celle d’attaquer d’autres groupes et de s’interposer entre le M23 et le reste des FARDC et autres groupes. C’est une hypothèse plausible, d’autant que les pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 à Kampala (Ouganda) tendent à accoucher d’une souris ou vers l’impasse. Or, dans la stratégie rwandaise de «Fighting and talking» clonée aussi par le M23, lorsque la négociation échoue, ce sont les armes qui reprennent le droit pour faire avancer autrement les choses.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, une nouvelle alliance de dupes entre Kinshasa et le M23 n’est pas non plus à exclure, comme en mars 2009 avec le CNDP. C’est une hypothèse à ne pas écarter, compte tenu de la proximité du M23 avec le CNDP, qui reste encore un allié politique (jusqu’à preuve du contraire) de Kinshasa. Dans cette logique, la stratégie du M23 serait celle de laver le linge sale en famille, plutôt que par l’intervention des Nations Unies, parvenant à un accord avec le gouvernement qui rendrait caduque, ou présenterait moins opportune, la présence d’une brigade internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, la présence de la brigade d’intervention va provoquer à coup sûr un effet dissuasif qui aura tendance à réduire temporairement l’intensité de la violence. Elle va également provoquer un effet de déplacement des milices armées vers des zones qui ne se retrouvent pas dans le rayon d’action de la Brigade d’intervention comme en 2003 avec Artemis à Bunia. Mais à long terme, les milices pourront se reconstituer et réoccuper le terrain si rien n’est fait au niveau congolais, c’est-à-dire «former et équiper correctement les FARDC qui ne font pas l’objet d’embargo». En effet, l’embargo sur les armes en RDC ne touche uniquement que les groupes armées auxquels des officiers généraux FARDC &#8211; cités dans des rapports d’experts onusiens &#8211; vendent des armes et munitions destinées aux FARDC.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn9">[9]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu’il faut craindre est que le Rwanda et l’Ouganda, les principaux soutiens du M23, n’entrent dans la danse. Ce qui pourrait compliquer la donne aussi bien pour l’ONU que pour la RDC. La question qui reste pendante est celle de savoir si le Rwanda irait jusqu’au bout de sa logique, en apportant son soutien au M23 pour lutter contre la brigade onusienne.</p>
<p style="text-align: justify;">En son temps, la Chine s’était interposée (pourtant membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies) face aux troupes des Nations Unies pendant la guerre de Corée des années 1950. Un analyste du site agoravox.fr présente un scenario qu’il faudrait craindre pour le cas de la RDC.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’exprime en ces termes: «La déroute qui s’en est suivie (Ndlr: après l’intervention des troupes chinoises) obligea les forces sous mandat de l’ONU à rester «cantonnées» à hauteur du 38ème parallèle, devenu, depuis, la frontière des deux Corées, ce qui consacra la partition du pays». Et de poursuivre: «Un scénario comparable au Congo n’est pas à exclure. Si le M23, renforcé par les troupes rwandaises, parvient à mettre en déroute la brigade de l’ONU, la balkanisation du Congo deviendrait un fait. En effet, le Congo de Joseph Kabila n’a pas la capacité militaire de reprendre les territoires passés sous contrôle de combattants rwandais, encore moins si ces territoires sont arrachés aux mains des forces de l’ONU». La communauté internationale, qui n’a pas encore digéré l’humiliation de la prise de Goma, se laissera-t-elle faire?<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn10">[10]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">3. LES POURPARLERS DE KAMPALA</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 16 avril</i>, le ministre ougandais de la Défense et facilitateur des pourparlers entre le M23 et le gouvernement congolais, Crispus Kiyonga, devait exposer une synthèse débouchant sur sa proposition d’accord à signer entre les deux parties, mais rien n’a été fait. Cette hésitation illustre la difficulté de trouver un terrain commun entre Kinshasa et le M23. Chacun des deux protagonistes a fait ses propositions d’accord. Elles sont aux antipodes l’une de l’autre. Le gouvernement propose une dissolution immédiate du M23. Le M23 voudrait, au contraire, garder son contrôle sur les territoires occupés pendant cinq autres années, qui seraient consacrées à la lutte contre les autres groupes armés. C’est ainsi que le M23 se propose de faire le travail confié à la brigade spéciale d’intervention de la Monusco.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Le M23 a proposé au gouvernement congolais un Projet d’accord en 25 articles</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le M23 demande au gouvernement congolais:</p>
<p style="text-align: justify;">- la création d’une structure spéciale chargée de la réconciliation nationale,</p>
<p style="text-align: justify;">- la retenue à la source de 40% des recettes du trésor public et la création de 25 provinces, plus la ville de Kinshasa, dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation,</p>
<p style="text-align: justify;">- l’organisation, sans délai, des élections provinciales, urbaines, municipales et locales sur toute l’étendue de la République,</p>
<p style="text-align: justify;">- la ratification, par le Parlement, du Pacte sur la Sécurité, la Stabilité et le Développement dans la Région des Grands Lacs signé à Nairobi le 15 Décembre 2006 et de l’Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la RDC et la Région des Grands Lacs, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013,</p>
<p style="text-align: justify;">- le renforcement de la coopération régionale et de l’intégration économique à travers l’adhésion du pays à la Communauté des pays d’Afrique de l’Est (East African Community).</p>
<p style="text-align: justify;">- la gratuité de l’enseignement primaire, en vue de faciliter l’accès à l’éducation pour tous</p>
<p style="text-align: justify;">- l’éclatement de l’actuelle Cour Suprême de Justice en trois ordres juridictionnels: la Cour Constitutionnelle, la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat, en vue de renforcer le système judiciaire congolais et de garantir l’indépendance de la magistrature</p>
<p style="text-align: justify;">- la promulgation de la loi votée à l’Assemblée Nationale portant création d’une Commission Nationale des Droits de l’Homme, en vue de la promotion de la liberté et des droits fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il pourrait s’agir-là d’un projet idéal de bonne gouvernance. En réalité, il s’agit d’une simple stratégie du M23 pour atteindre ses vrais objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>À son profit, le M23 exige</b>:</p>
<p style="text-align: justify;">- la promulgation d’une loi d’amnistie pour faits de guerre et faits insurrectionnels couvrant la période allant du 07 Mai 2009 jusqu’à la fin de la mise en œuvre de l’Accord,</p>
<p style="text-align: justify;">- l’intégration et la participation des cadres politiques du M23 à la gestion des institutions nationales: Gouvernement central, Diplomatie &#8211; Chancelleries, Entreprises publiques, Gouvernements provinciaux, Etat-Major Général, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">- la reconnaissance formelle des grades des militaires et policiers du M23 sur base d’un OB (Ordre de Bataille) présenté par le M23.</p>
<p style="text-align: justify;">- la reconnaissance de tous les actes politiques et administratifs posés dans les entités sous administration du M23.</p>
<p style="text-align: justify;">- la pénalisation des actes, paroles, attitudes et expressions, quelle qu’en soit la forme, qui véhiculent des pensées xénophobes, racistes, tribalistes et discriminatoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>De sa part, le M23 s’engage à</b>:</p>
<p style="text-align: justify;">- se transformer en parti politique. Toutefois, il se réserve le droit de changer de dénomination,</p>
<p style="text-align: justify;">- mener des opérations conjointes avec le Gouvernement de la RDC, afin de participer aux opérations de pacification et de stabilisation de la partie Est. Ces opérations devraient se dérouler sur une durée de cinq ans renouvelables et auront pour objectifs l’éradication définitive de toutes les forces négatives étrangères opérant à partir du territoire congolais (LRA, ADF-NALU, FNL, FDLR…). De ce fait, il y aura la composition et l’articulation des forces conjointes (FARDC-ARC) pour mener à bien lesdites opérations,</p>
<p style="text-align: justify;">- déposer définitivement les armes et à démobiliser les membres de l’ARC qui ne souhaiteront pas intégrer les FARDC, dès lors que la partie Est de la RDC sera sécurisée, débarrassée de toutes les forces négatives étrangères et de tous les groupes armés nationaux et que, les déplacés internes et les réfugiés seront retournés, réinstallés et réinsérés dans leurs lieux d’origine,</p>
<p style="text-align: justify;">- ne jamais recourir aux armes pour faire entendre les revendications de la population congolaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les spécialistes, qui ont analysé ce document, arguent que <b>le M23 a bétonné sa position pour la balkanisation du pays</b> en l’article 5 de son projet qui stipule que, du fait des guerres récurrentes ayant entraîné la destruction des infrastructures et du tissu socio-économique, le Gouvernement s’engage à décréter la partie Est de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Uele, Maniema et Tanganyika) comme étant une «Zone Sinistrée». A ce titre, la zone déclarée sinistrée devra jouir d’un statut administratif particulier, d’un plan de développement spécial, d’une large autonomie fiscale et financière, d’un concept opérationnel particulier pour sa sécurisation et d’un programme spécifique de sécurisation pour la concrétisation des différents accords régionaux, notamment le pacte de Nairobi et l’accord cadre de Addis Abeba. Le retour des réfugiés et des déplacés internes dans cette «Zone sinistrée» se fera conjointement et selon un calendrier établi par les parties signataires du présent Accord.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn12">[12]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 25 avril</i>, <b>le M23 a retiré sa délégation</b>, présente aux pourparlers de Kampala. Les représentants du M23 laissent cependant la porte ouverte à une reprise éventuelle des négociations.</p>
<p style="text-align: justify;">Une dizaine de responsables du mouvement rentrent à Bunagana, la ville frontalière entre la RDC et l’Ouganda qui sert de capitale politique au M23. Le plus urgent, au sein du M23, est de se mettre d’accord à l’intérieur du mouvement entre ceux qui veulent affronter la Brigade d’intervention des Nations unies qui se met en place à Goma, et ceux qui cherchent encore des solutions pour éviter cet affrontement. L’une de ces solutions serait justement un accord à Kampala. C’est la raison pour laquelle le M23 ne parle pas de rupture des négociations, mais simplement du «<i>départ</i>» de sa délégation. Pour preuve: deux personnes seulement resteront dans la capitale ougandaise, en tant qu’observateurs.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn13">[13]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">4. LA RDC REFUSE DE SIGNER UN ACCORD SUR LE STATUT DES REFUGIÉS RWANDAIS</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 18 avril</i>, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a organisé à Pretoria, une réunion ministérielle sur la stratégie globale relative aux solutions durables à la situation des réfugiés rwandais. Douze pays qui ont accueilli les réfugiés rwandais depuis 1959 jusqu’au 31 décembre 1998 étaient représentés par leurs ministres de l’intérieur ou leurs délégués. Il s’agit du Burundi, de la RDC, de la République du Congo, du Kenya, du Malawi, du Mozambique, du Rwanda, de la République sud-africaine, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe.</p>
<p style="text-align: justify;">La question principale débattue dans cette réunion était de demander aux pays d’asile des réfugiés rwandais d’adhérer à la clause de cessation du statut des réfugiés rwandais.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, les clauses de cessation sont dictées dans la Convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés et dans la Convention de l’Organisation de l’Unité Africaine de 1969 sur les réfugiés. Ces conventions prévoient la fin du statut de réfugié une fois que des changements fondamentaux et durables ont eu lieu dans le pays d’origine et les circonstances qui ont conduit à la fuite ont cessé d’exister.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de la première réunion ministérielle tenue à Genève le 09 décembre 2011, il avait été recommandé aux états de mettre en application ces clauses avant le 30 juin 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Séraphine Mukantabana, Ministre rwandaise en charge des catastrophes et des réfugiés, a tenté de démontrer que le Rwanda est un pays de paix totale, classé selon l’indice de développement humain parmi les meilleurs Etats d’Afrique et que, pour cela, ses compatriotes se trouvant encore comme réfugiés à l’étranger n’ont plus de raisons valables de continuer à jouir du statut de réfugiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions ne se sont pas fait attendre, quand les participants se sont interrogés sur les conditions réelles que rencontrent les populations rapatriées au Rwanda. Et les participants de se poser la question suivante: si le Rwanda constitue déjà un paradis et que ses réfugiés vivent en enfer, pourquoi ne veulent-ils pas quitter l’enfer pour rejoindre le paradis?</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le HCR, les gouvernements ont «réaffirmé unanimement leur engagement à résoudre cette situation prolongée des réfugiés rwandais, à travers principalement l’intensification des efforts à promouvoir le rapatriement» qui, jusqu’ici, est resté très restreint. Ils ont également convenu de suivre les opportunités d’intégration locale, notamment «en facilitant les réfugiés avec la possibilité d’obtenir des statuts alternatifs dans leurs pays d’asile comme la citoyenneté par naturalisation».</p>
<p style="text-align: justify;">Certains Etats ont indiqué qu’ils étaient en mesure de mettre en application les clauses de cessation d’ici la fin du mois de juin 2013. D’autres, par contre, ont souligné que, pour diverses raisons, «ils ne sont pas en mesure de le faire ou ils ne pourront pas le faire».</p>
<p style="text-align: justify;">La Ministre Mukantabana a soutenu que le gouvernement rwandais est prêt à accorder des passeports nationaux pour les Rwandais qui auront opté pour rester dans leur pays d’accueil actuel  et qu’il respecterait le choix de ceux qui voudraient acquérir la nationalité du pays d’asile. Elle a, par ailleurs, poursuivi que l’invocation de la clause de cessation du statut de réfugié d’ici le 30 juin 2013, sera une occasion pour le Rwanda de considérer que, à partir de cette date, il n’y aura plus de réfugiés à l’extérieur du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">De sa part, le gouvernement Congolais a refusé de signer cet accord sur la clause de cessation de statut des réfugiés rwandais vivant sur son sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé: «Si on accède à cette clause de cessation, à un moment donné, le Rwanda peut à tout moment cesser de considérer comme ses ressortissants tous ces réfugiés rwandais qui se trouveraient encore sur le territoire congolais. Le Rwanda peut donc dire qu’ il n’y aurait plus de réfugiés rwandais en RDCongo et que tous ceux qui s’y retrouveraient seraient globalement pris d’office comme des Congolais, alors que la nationalité congolaise ne peut pas s’acquérir de manière collective».</p>
<p style="text-align: justify;">La RDC a donc dit non à cette disposition du droit international, pour ne donner lieu à la présence sur son sol des apatrides ou des gens qui se considéreraient comme ayant acquis une nationalité congolaise de fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Ministre de l’intérieur, Richard Muyej a donc proposé trois étapes pour y arriver à savoir:<br />
- organiser en urgence une réunion tripartite RDC-RWANDA-HCR en vue de l’évaluation et de la mise en oeuvre effective de l’accord tripartite signé à Kigali, le 17 février 2010 et ses modalités pratiques, signées à Goma le 30 juillet 2010;</p>
<p style="text-align: justify;">- procéder, avec l’appui de la communauté internationale, à l’enregistrement de tous les réfugiés rwandais vivant en RDC;</p>
<p style="text-align: justify;">- prononcer la clause de cessation après la mise en oeuvre de l’accord tripartite et de ses modalités pratiques en vue de permettre à tous les réfugiés de rentrer dans la dignité et la sécurité dans leur pays d’origine.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Ministre congolais de l’intérieur, il y a encore une forte présence des réfugiés sur le territoire congolais. Les statistiques provisoires du gouvernement congolais démontrent qu’à Kinshasa, il y a 67 réfugiés rwandais, au Katanga, 598 réfugiés, au Kasaï Oriental, 1584 réfugiés, à l’Equateur, 287 réfugiés, au Nord Kivu, 106.013 réfugiés et au Sud Kivu, 18.988 réfugiés rwandais; soit un total de 127.537 réfugiés rwandais encore présents en RDC. Selon le HCR, les réfugiés rwandais en RDCongo seraient seulement 49.181, mais il faut souligner que le HCR  comptabilise, généralement, ceux qui sont enregistrés dans les listes des camps des réfugiés, mais qu’il y en a beaucoup d’autres qui se sont intégrés parmi la population autochtone. De sa part, le HCR dit avoir rapatrié en 2012 sept mille neuf cent refugiés rwandais et plus de mille depuis janvier 2013.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftn14">[14]</a></p>
<div></div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref1">[1]</a> Cf Radio Okapi, 17.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref2">[2]</a> Cf Le Potentiel – Kinshasa, 18.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref3">[3]</a> Cf Radio Okapi, 19.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref4">[4]</a> Cf Radio Okapi, 12.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref5">[5]</a> Cf Radio Okapi, 16.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref6">[6]</a> Cf Radio Okapi, 17.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref7">[7]</a> Cf Radio Okapi, 25.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref8">[8]</a> Cf Christophe Rigaud – Afrikarabia, 29.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref9">[9]</a> Cf Jean-Jacques Wondo &#8211; Le Potentiel – Kinshasa, 16.04.’13 <a href="http://www.lepotentielonline.com/110-online-depeches/7034-le-m23-n-a-d-autre-recours-que-la-strategie-belliciste">http://www.lepotentielonline.com/110-online-depeches/7034-le-m23-n-a-d-autre-recours-que-la-strategie-belliciste</a></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref10">[10]</a> Cf Le Potentiel – Kinshasa, 18.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref11">[11]</a> Cf RFI, 17.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref12">[12]</a> Cf Willy Kilapi &#8211; L&rsquo;Observateur &#8211; Kinshasa, 22.04.’13 (via mediacongo.net):</p>
<p><a href="http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=32778#">http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=32778#</a></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref13">[13]</a> Cf RFI, 25.04.’13</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20181.doc#_ftnref14">[14]</a> Cf Stanislas Ntambwe &#8211; Le Potentiel – Kinshasa, 24.04.’13; Le Phare – Kinshasa, 22.04.’13; Radio Okapi, 22.04.’13</p>
</div>
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		<item>
		<title>Cécile Kyenge, la Congolaise, Ministre dans le gouvernement Italien defend la diaspora</title>
		<link>http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/05/cecile-kyenge-la-congolaise-ministre-dans-le-gouvernement-italien-defend-la-diaspora/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=cecile-kyenge-la-congolaise-ministre-dans-le-gouvernement-italien-defend-la-diaspora</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 07:16:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[R.d.Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/NM3zTIHc5R0" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 08:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.paceperilcongo.it/fr/?p=1727</guid>
		<description><![CDATA[Congo Actualité n. 180 &#8211; Editorial par le Réseau Paix pour le Congo Le M23 manifeste finalement son vrai visage. Le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé responsable de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Nord-Kivu, une province de l’est de la République Démocratique du Congo (RDCongo), est en train &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/face-aux-menaces-du-m23-lengagement-urgent-pour-la-democratie/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><em><a title="Congo Actualité n. 180" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/congo-actualite-n-180/">Congo Actualité n. 180</a> &#8211; Editorial par le Réseau Paix pour le Congo</em></h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b>Le M23 manifeste finalement son vrai visage</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé responsable de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Nord-Kivu, une province de l’est de la République Démocratique du Congo (RDCongo), est en train de révéler, à quiconque veut le comprendre, son vrai visage. Il parle de dialogue et de négociations comme moyens non-violents dans la recherche de solutions politiques et partagées pour mettre fin au conflit et rétablir la paix dans la région. Dans le même temps, il brandit la menace des armes, en vue de reprendre le contrôle de la ville de Goma et de contraindre, ainsi, le gouvernement congolais à «négocier» et d’accepter ses conditions.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1727"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le M23 oblige les civils à s’opposer au déploiement d’une force supplémentaire, décidé par le Conseil de Sécurité de l&rsquo;ONU, pour combattre et désarmer les différents groupes armés, y compris le M23. Il s&rsquo;agit d’une stratégie bien conçue: à première vue, il apparaît que c’est la population elle-même qui s’oppose à ce déploiement mais, en réalité, c’est le M23 qui craint l’arrivée d’une telle force et, par conséquent, il essaye de l’empêcher. Toutefois, ne voulant pas tomber dans le piège de la complicité, la population a abandonné le village, plutôt que de participer à la manifestation convoquée par le M23. Encore plus, le M23 a bloqué pendant quatre jours une dizaine de véhicules de la Monusco chargés de matériaux de construction, en soupçonnant qu’ils transportaient du matériel de guerre destiné à la prochaine force supplémentaire de la Monusco même.</p>
<p style="text-align: justify;">Le M23 a écrit des lettres aux députés de l’Afrique du Sud et de Tanzanie, afin qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements respectifs pour les convaincre de ne pas mettre leurs troupes à la disposition de la nouvelle force d’intervention de la Monusco. Il a menacé, dans le cas d’une attaque de la Monusco contre lui, d’y répondre avec les armes, avec l’inévitable risque d’aggraver la crise humanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ actuels chef militaire du M23, Sultani Makenga, a désarmé Bosco Ntaganda, son chef militaire jusqu’il y a quelques semaines, et l’a fait fit arrêter. Avec cette manœuvre, le M23 essaie de donner l’impression qu’il est en train de collaborer avec la justice et que, par conséquent, il mérite une récompense: être reconnu comme un mouvement de paix et être réintégré, de droit, dans l’armée nationale et dans les institutions politiques du Pays. En réalité, il n’y a pas de différence entre Bosco Ntaganda, recherché par la Cour Pénale Internationale et Sultani Makenga, lui aussi expulsé de l’armée congolaise et objet de sanctions par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Non, le gouvernement ne peut pas accepter d’octroyer des amnisties à vil prix et tomber dans le piège de la réinsertion de criminels dans les rangs de son armée. Dans ce cas, il ne ferait que perpétuer le cycle de la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, aucun accord est possible avec le M23, d’autant plus qu’un récent décret présidentiel a sanctionné l’expulsion de plus d’une dizaine d’officiers supérieurs du M23 de l&rsquo;armée. Pour le reste des troupes du M23, le gouvernement ne doit qu’appliquer la loi sur les cas de désertion. Après un procès équitable, les militaires du M23 auront à subir la peine exigée par la loi, et seulement alors, s’ils le souhaitent, pourront continuer leur activité militaire après une période de formation adéquate. En ce qui concerne la révision des accords du 23 Mars 2009, entre le gouvernement et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), signataire de l&rsquo;Accord, il devrait être discuté, amendé et approuvé selon des voies politiques, c’est-à-dire, au Parlement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b>Les causes de l’arrogance du M23</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réactions du M23 révèlent des attitudes d’arrogance, de mensonge et de  menace. Deux pourraient être les causes.</p>
<p style="text-align: justify;">La première: le M23 pourrait voir sa fin s’approcher et il cacherait la peur de sa défaite finale derrière une attitude d’apparente confiance en soi. Dans ce cas, la population pourrait pousser un ouff de soulagement et continuer à espérer un avenir de paix.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième: le M23 pourrait se sentir vraiment sûr de soi, sachant qu’il y a encore des gens qui le soutiennent. Dans ce cas, il est nécessaire d’identifier et de dénoncer ceux qui continuent à l’appuyer. Parmi ces derniers, il pourrait y avoir encore quelques pays voisins (Rwanda et Ouganda), déjà mentionnées dans les derniers rapports de l’ONU. Si c’est le cas, comme cela semble probable, ils devraient être soumis à des sanctions par la communauté internationale, l’ONU et l’Union Africaine. C’est un point très critique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b>La question cruciale</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les présidents de l’Ouganda et du Rwanda, Yoweri Museveni et Paul Kagame, ne sont que des pions dans les mains des multinationales de l’exploitation minière et pétrolière et des Pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne, qui les ont porté au pouvoir et qui continuent à les soutenir au nom du commerce international des ressources naturelles, de la concurrence avec la Chine et d’autres pays émergents et de la lutte contre l’expansion de l’influence arabe et islamique. Dans ce contexte, la communauté internationale, notamment les pays occidentaux les plus directement impliqués et cités ci-dessus, devraient revoir leur politique étrangère vis-à-vis de l’Afrique en général et de la Région des Grands Lacs, en particulier, cessant de soutenir les régimes totalitaires de Yoweri Museveni (Ouganda) et de Paul Kagame (Rwanda), principaux responsables des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide commis au cours des vingt-cinq dernières années dans la région des Grands Lacs. La mémoire de près de 10 millions de victimes, directes et indirectes, des différentes guerres menées dans la région des Grands Lacs et la souffrance extrême des millions de personnes actuellement déplacées et réfugiées, exigent un tel changement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b>La paix est le fruit d’un engagement pour la démocratie</b>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement congolais et la classe politique dans son ensemble ont le droit de demander à la communauté internationale un tel changement, mais aussi le devoir de le rendre possible, en supprimant tout ce qui peut l’empêcher: la complicité interne, l’accaparent du pouvoir, la recherche du gain personnel au détriment le bien commun, l’instabilité politique, le détournement des ressources naturelles et des biens publics, la corruption, l’impunité, &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La démocratisation de la vie politique, le courage d’entreprendre les réformes nécessaires des services de sécurité (armée, police et services secrets), de la commission électorale et de la justice, le respect de la Constitution et des droits de l’homme, la bonne gestion des ressources naturelles (minières, pétrolières, agricoles, forestières et hydriques), des infrastructures (routes, transports) et des services sociaux (santé, éducation) rendraient le Pays plus fort et plus indépendant de l’ingérence du Rwanda et de l’Ouganda et plus crédible aux yeux de la communauté internationale.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Congo Actualité n. 180</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 08:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[SOMMAIRE ÉDITORIAL: Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie 1. BOSCO NTAGANDA DEVANT LA COUR PENALE INTERNATIONALE 2. LE CONSEIL DE SECURITE A ADOPTE UNE RESOLUTION CREANT UNE BRIGADE SPECIALE D’INTERVENTION EN RDCONGO 3. LES RÉACTIONS DU M23 4. ALERTE SUR UN RENFORCEMENT DES TROUPES DU M23 5. LES POURPARLERS ENTRE LE GOUVERNEMENT &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/congo-actualite-n-180/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;">SOMMAIRE</h1>
<h3 style="text-align: justify;"><a title="Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/face-aux-menaces-du-m23-lengagement-urgent-pour-la-democratie/">ÉDITORIAL: Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie</a></h3>
<h3 style="text-align: justify;">1.<b> </b>BOSCO NTAGANDA DEVANT LA COUR PENALE INTERNATIONALE</h3>
<h3 style="text-align: justify;">2. LE CONSEIL DE SECURITE A ADOPTE UNE RESOLUTION CREANT UNE BRIGADE SPECIALE D’INTERVENTION EN RDCONGO</h3>
<h3 style="text-align: justify;">3. LES RÉACTIONS DU M23</h3>
<h3 style="text-align: justify;">4. ALERTE SUR UN RENFORCEMENT DES TROUPES DU M23</h3>
<h3 style="text-align: justify;">5. LES POURPARLERS ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE M23 A KAMPALA</h3>
<p style="text-align: justify;"> <span id="more-1725"></span></p>
<h1 style="text-align: justify;"><a title="Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/face-aux-menaces-du-m23-lengagement-urgent-pour-la-democratie/"><span style="color: #ff0000;">ÉDITORIAL: Face aux menaces du M23, l’engagement urgent pour la démocratie</span></a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">1. BOSCO NTAGANDA DEVANT LA COUR PENALE INTERNATIONALE</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 26 mars</i>, <b>Bosco Ntaganda</b> a comparu, pour la première fois, devant la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye. A l’ouverture de l’audience, vers 11H00 (10H00 GMT), il a décliné son identité s’exprimant en kinyarwanda, mais traduit en français par un interprète: «<i>Je m’appelle Bosco Ntaganda, je ne porte que les deux noms, les noms qui m’ont été attribués par mes parents. Je suis né au Rwanda, mais j’ai grandi au Congo. Je suis Congolais. Comme vous le savez, j’étais militaire au Congo</i>». Interrogé par le juge à propos de la langue dans laquelle il désirait s’exprimer, il a choisi le kinyaruanda et non le français ou le kiswahili, deux langues très pratiquées au Kivu, ni le lingala, la langue commune de l’armée congolaise. Il a ensuite déclaré: «<i>J’ai été informé des crimes qui m’ont été attribués, mais je plaide non coupable</i>». C’est à ce moment-là qu’il a été interrompu par la juge Ekaterina Trendafilova, qui lui a expliqué que l’objet de l’audience n’était pas de savoir s’il plaidait coupable ou non coupable, mais de l’informer des crimes qui lui sont imputés. La juge Trendafilova a fixé au 23 septembre 2013 le début de l’audience de confirmation des charges, étape suivante dans la procédure et destinée à déterminer si les éléments de preuve du procureur sont assez solides pour mener à un procès.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 27 mars</i>, le porte-parole de la CPI en RDC, <b>Paul Madidi</b>, a déclaré que Bosco Ntaganda sera jugé par la CPI comme un citoyen rd-congolais. «<i>Les informations, qui sont reprises dans les mandats d’arrêt de la CPI à l’encontre de Ntaganda, donnaient à croire que Ntaganda est présumé rwandais</i>», a déclaré Madidi, ajoutant que Ntaganda «<i>a donné l’information qu’il est congolais</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;est de la RDC, on estime que «<i>ce n’est pas l’arrestation de Ntaganda qui va régler le problème</i>». Un auditeur de Radio Okapi s’inquiétait de l’attitude du Rwanda dans cette affaire: «<i>Ils vont faire valoir à tout le monde qu’ils sont capables de coopérer. Mais le Rwanda est capable de produire encore un autre Ntaganda</i>». Certaines organisations non gouvernementales ont déploré que la CPI se limite à connaître les faits commis en 2002 et 2003 en Ituri alors que Ntaganda était encore récemment à la tête d’une rébellion au Nord Kivu. Les mêmes organisations disent regretter que cette juridiction internationale se limite à poursuivre les chefs miliciens en laissant de côté tous ceux qui leur donnaient des ordres à partir notamment de Kinshasa, de Kigali et de Kampala.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn3">[3]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Selon <b>Human Rights Watch</b> (HRW), le Bureau du procureur de la CPI devrait envisager d’ouvrir une nouvelle phase dans ses enquêtes sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en RD Congo. Selon cette organisation, «<i>La procureure de la CPI devrait porter son travail à un niveau supérieur et ouvrir un nouveau chapitre pour la justice</i>. <i>Si la CPI doit aider à briser le cycle répétitif des exactions en RDC, il faut aller au-delà des seigneurs de guerre locaux et poursuivre les hauts responsables qui les soutiennent</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn4">[4]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 1<sup>er</sup> avril</i>, le ministre des Médias et <b>porte-parole du gouvernement, Lambert Mende</b>, a salué la coopération des autorités rwandaises et de l’ambassade des Etats-Unis à Kigali pour le transfèrement de Bosco Ntaganda au siège de la CPI à La Haye. Il a signalé aussi que «<i>le gouvernement de la RDC travaille ensemble avec la CPI  pour que Bosco Ntaganda soit également poursuivi pour les autres crimes dont il s’est rendu coupable au Kivu, en sa qualité de chef militaire du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP)</i>».</p>
<p style="text-align: justify;">Lambert Mende a aussi souhaité que «<i>le Rwanda fasse encore plus, en livrant à la justice congolaise ou internationale les nombreux autres criminels qui ont pris asile sur son territoire, notamment les Baudouin Ngaruye, Zimulinda, Runiga … sur qui pèsent les sanctions de l’ONU</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn5">[5]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 2 avril</i>, la ministre rwandaise chargée des Réfugiés, <b>Séraphine Mukantabana</b>, a indiqué que le Rwanda a éloigné de la frontière avec la RDCongo les 682 rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) réfugiés sur son territoire et que les a envoyés à une centaine de km à l&rsquo;Est de la capitale Kigali. Ces hommes du M23 s&rsquo;étaient réfugiés au Rwanda mi-mars après avoir été défaits par une faction rivale, celle de Sultani Makenga. Jusqu&rsquo;à lundi, ils étaient dans un centre à une quinzaine de km de la frontière avec la RDCongo.  «La décision de les délocaliser émane de l&rsquo;application des conventions internationales (&#8230;) qui disent que les réfugiés doivent être à plus de 50 km de la frontière de leur pays d’origine», a affirmé la ministre Séraphine Mukantabana. Les membres du M23 (Mouvement du 23 mars) sont, selon elle, désormais dans un &laquo;&nbsp;centre d&rsquo;internement&nbsp;&raquo; dans le district de Ngoma. L&rsquo;accueil réservé par Kigali à ces centaines d&rsquo;hommes a, pour des analystes, alimenté les soupçons de soutien à la rébellion. Mais selon Mme Mukantabana, le Rwanda a simplement répondu à un principe humanitaire. A leur arrivée, les militaires ont été désarmés et soumis à une procédure d&rsquo;&nbsp;&raquo;internement&nbsp;&raquo;, a-t-elle assuré. « <i>Ce ne sont pas des prisonniers, ce sont des gens qui sont entrés dans un territoire en quête d’asile (…) ils ont une restriction de mouvements, mais à l’intérieur de leur camps d’internement ils ont leur liberté. Ils pouvaient recevoir des visites et obtenir un soutien psychologique</i>», a précisé Séraphine Mukantabana.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon la ministre, il est désormais demandé à ces soldats s&rsquo;ils veulent ou non renoncer à leur statut militaire &laquo;&nbsp;de manière définitive et volontaire&nbsp;&raquo;. S&rsquo;ils y renoncent, une procédure débutera pour qu&rsquo;éventuellement le Haut commissariat de l&rsquo;ONU pour les réfugiés (HCR) leur accorde le statut de réfugiés. Si certains refusent, ils n&rsquo;auront en revanche &laquo;&nbsp;pas droit à l&rsquo;asile dans notre pays&nbsp;&raquo;, a assuré la ministre. &laquo;&nbsp;Dans ce cas, la procédure d&rsquo;&nbsp;&raquo;internement continuera&nbsp;&raquo; et le Rwanda avisera de la procédure à suivre. Interrogée sur le sort qui serait plus particulièrement réservé aux membres du M23 sous le coup de sanctions de l&rsquo;ONU, comme l&rsquo;ex-responsable politique du mouvement Jean-Marie Runiga et l&rsquo;un de ses chefs militaires Baudouin Ngaruye, la ministre a estimé qu&rsquo;il était &laquo;&nbsp;prématuré&nbsp;&raquo; de se prononcer tant que ne serait pas tranchée la question, pour eux aussi, d&rsquo;un éventuel statut de réfugiés. Connaissant le comportement du Rwanda, le risque est que ce Pays devienne, par le concours de circonstances, un abri des hors-la-loi et d’autres criminels recherchés par la Communauté internationale. Les cas de Laurent Nkunda et de Jules Mutebutsi constituent déjà un exemple. Il n’est pas à exclure que le Rwanda veuille utiliser ces militaires pour monter les enchères à Kinshasa. Car en effet, chaque fois que Kinshasa se montrera intransigeant par rapport à une question, Paul Kagame brandira la menace d’armer ces hors-la-loi en vue de leur redéploiement en Rd Congo. Kinshasa ne devra pas se faire des illusions, dans la mesure où parmi les prisonniers de guerre du M23 transférés à Kinshasa, se trouvaient des anciens démobilisés qui avaient été recrutés et envoyés au front à l’Est de la Rd Congo.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn6">[6]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">2. LE CONSEIL DE SECURITE A ADOPTE UNE RESOLUTION CREANT UNE BRIGADE SPECIALE D’INTERVENTION EN RDCONGO</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 28 mars</i>, <b>le Conseil de Sécurité de l’Onu</b> a adopté, à l’unanimité, la résolution créant une <b>brigade spéciale d’intervention</b> chargée de combattre les groupes armés opérant dans l’Est de la RDCongo. Le Rwanda aussi a voté en faveur de la résolution. Cette force devrait compter plus de deux mille cinq cents hommes. La résolution ne donne cependant pas le chiffre précis des hommes des troupes qui la composeront. La brigade spéciale d’intervention sera formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales. La brigade est créée pour une période initiale d’un an. Elle sera basée à Goma et reste sous l’autorité du commandant en chef de la Monusco. Selon le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, elle comptera 3.069 hommes, venus d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi, et sera opérationnelle d’ici juillet. Cette résolution renforce la Mission de l’Onu pour la Stabilisation de la RDCongo (Monusco). Désormais elle aura la tâche supplémentaire de mener des opérations offensives et ciblées, seule ou aux côtés de l’armée congolaise, dans le but de stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer.</p>
<p style="text-align: justify;">La création de cette brigade se fait &laquo;&nbsp;sur une base exceptionnelle et sans créer de précédent&nbsp;&raquo;, souligne la résolution. Des responsables de l’ONU estiment cependant qu’elle marque un tournant: c&rsquo;est la première fois que des Casques bleus seront dotés d’une telle capacité offensive, surtout couplée avec l’utilisation &#8211;pour la première fois aussi&#8211; de drones pour surveiller les frontières de la RDCongo avec le Rwanda et l’Ouganda. Selon des diplomates, l’examen de cette résolution a été accéléré pour qu’elle puisse être adoptée avant que le Rwanda ne prenne la présidence tournante du Conseil le 1er avril. La résolution des Nations Unies condamne fermement la présence continue du M23 dans les environs immédiats de l’Est de Goma et réclame que tous les groupes armés déposent les armes. Mise au point par Paris, elle s’inspire des résultats de l’accord régional d’Addis-Abeba du 24 février. Cet accord interdit aux pays limitrophes de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est de la RDCongo. Le Secrétaire général de l’Onu, Ban ki Moon, espère que le renforcement du mandat de la Monusco, contribuera à la restauration de l’autorité de l’Etat et au retour à la stabilité dans l’est de la RDCongo.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn7">[7]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 29 mars,</i><b> la société civile du Nord-Kivu</b> s’est réjouie de la création de la brigade d’intervention. Pour le vice-président de cette structure, Omar Kavota, cette résolution répond à un besoin, celui d’imposer la paix dans le Kivu, victime des années des conflits armés qui ont contraint des milliers de familles à fuir leurs milieux d’origine. Il a souligné que cette résolution doit par ailleurs mettre fin aux négociations avec le M23, qui fait partie intégrante du problème. «<i>A notre niveau nous considérons que cette résolution des Nations unies met officiellement fin aux pourparlers entre le gouvernement et le M23. Nous pensons qu’il est temps qu’on impose la paix et que l’on démantèle le M23, parce qu’il fait partie des problèmes aux côtés des autres groupes armés</i>»<i>,</i> ajoute-t-il.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn8">[8]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 5 avril</i>, à Goma, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, <b>Roger Meece</b> a déclaré que les préparatifs du déploiement de la Brigade d’intervention au Nord-Kivu sont très avancés. Dotée d’un mandat offensif, cette brigade devra neutraliser les groupes armés dans l’Est de la RDC. Mais le chef de la Monusco a précisé que le volet politique n’a pas été négligé pour résoudre durablement le conflit dans l’Est du pays. «<i>Cela se trouve même dans le texte de la résolution: les soldats de la Brigade d’intervention ont la capacité de lancer des opérations même offensives, selon la situation tactique sur le terrain. Mais bien sûr, toujours en collaboration avec les FARDC, les institutions politiques et la Monusco</i>», a rappelé Roger Meece. Le diplomate onusien a indiqué que le secrétaire général de l’Onu et le Conseil de sécurité ont mis «<i>un fort accent sur ce volet politique</i>» pour résoudre les conflits armés dans l’Est de la RDC. «<i>Bien entendu il y a des pourparlers à Kampala, mais il y a aussi l’accord qui a été signé à Addis-Abeba par tous les pays de la région ainsi que d’autres personnalités de la Communauté internationale</i>», a précisé Roger Meece.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn9">[9]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Un ouf de soulagement a été poussé par des millions de Congolaises et de Congolais le jeudi 28 mars 2013 au soir, à l’annonce de l’adoption, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, de la Résolution portant déploiement d’une «Brigade Internationale d’intervention» chargée de neutraliser les forces négatives dans la partie Est du pays. Mais les Congolais ne devraient pas croire qu’ils peuvent à présent croiser les bras et attendre tranquillement, dans leurs fauteuils, que la Brigade Internationale d’intervention fasse seule le travail de traque des groupes armés, nationaux et étrangers, jusqu’au 31 mars 2014. Les décideurs politiques congolais devraient en principe mettre ces douze mois à profit pour créer une «force nationale de réaction rapide» en vue de remplacer, le moment venu, les troupes onusiennes. En clair, cela sous-entend que la RDC devrait, plus que jamais, se focaliser sur le travail de refondation de son système de défense, en passant à la vitesse supérieure dans le processus de réforme de son armée, de sa police et de ses services de renseignements. Les autorités congolaises devraient faire avancer les opérations de recrutement ou de recyclage des militaires, policiers et agents des services de sécurité répondant au profil de professionnels et patriotes réellement acquis à la défense de la cause de la partie. Les circonstances se prêtent aussi à un travail d’épuration de l’armée, de la police et de services de renseignements des milliers d’infiltrés qui les affaiblissent depuis plus d’une décennie.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn10">[10]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">3. LES RÉACTIONS DU M23</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 1<sup>er</sup> avril,</i><b> le Mouvement du 23 mars</b> (M23) désapprouve le déploiement de la brigade d’intervention décidé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. «<i>Il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever</i>», a indiqué dans un communiqué publié, le 1er avril, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa. «<i>Au lieu d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala entre le M23 et Kinshasa, l’Onu choisit de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix</i>», a-t-il regretté. Pour Bertrand Bisimwa, «<i>les Nations Unies vont faire la guerre aux groupes des citoyens qui réclament la bonne gouvernance dans le pays y compris ceux qui sont en pourparlers avec leur gouvernement</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 7 avril</i>, une dizaine de véhicules de la Monusco transportant du matériel de construction sont bloqués par les rebelles du M23 à Kiwanja et à Kibumba, deux cités qui sont respectivement situées à environ 70 km et 30 km au Nord de Goma dans la province du Nord-Kivu. Les rebelles estiment que le contenu de ces containers de la Monusco est suspect. Le M23 exige l’ouverture de ces containers avant de traverser l’espace sous son contrôle. Selon certains conducteurs de ces véhicules, les rebelles ont déjà saisi tous les bordereaux d’expédition et toutes les clés de contact. Le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, confirme cette information. «<i>Nous avons environ dix véhicules transportant du matériel de construction pour la section Engeneering de Beni vers Goma. Ces véhicules ont été illégalement bloqués par le M23 au niveau de Bunagana</i>», a déclaré Madnodje Mounoubai. Le porte-parole de la Monusco demande au M23 de respecter les instructions du conseil de sécurité. «<i>C’est cette attitude que le conseil de sécurité dénonce. Nous voyons là que le M23 a mis en place une administration illégale, des barrières illégales. Le conseil de sécurité leur a d’ailleurs demandé de mettre fin à ces barrières illégales et à cette tentative de mettre en place une administration parallèle</i>», a poursuivi Madnodje Mounoubai.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn12">[12]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 9 avril</i>, la société civile du Nord-Kivu a dénoncé  une campagne d’intoxication menée par les rebelles du Mouvement du 23 mars contre le déploiement de la Brigade d’intervention de la Monusco. Selon le porte-parole, Omar Kavota, les rebelles ont organisé une série de meetings populaires, la semaine dernière, à Kiwanja, Rutsturu-centre, Burumba et Kibaki, dans la zone qu’ils occupent, appelant la population locale à s’opposer au déploiement de cette Brigade. Selon le porte-parole de la Société civile, cette démarche de la rébellion «est inacceptable», estimant qu’elle empêcherait le retour de la sécurité et de la paix dans la province du Nord-Kivu, en proie aux groupes armés tant nationaux qu’étrangers.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn13">[13]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Selon des sources sûres, la rébellion du M23 a envoyé une lettre aux parlementaires sud-africains, pour qu’ils dissuadent leur armée de participer à la brigade d’intervention des Nations unies dans l’est de la RDC. Le M23 demande au Parlement et au peuple sud-africain de faire changer d’avis leur gouvernement pour éviter un bain de sang. Dans une autre lettre adressée au coordonnateur national du Bureau de l&rsquo;ONU de la Coordination des Affaires humanitaires de l&rsquo;OCHA, le mouvement rebelle a invité les agences humanitaires de l&rsquo;ONU à prévenir les conséquences catastrophiques de la résolution 2098 du Conseil de Sécurité de l&rsquo;ONU portant création de la brigade spéciale d’intervention au sein de la Monusco.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn14">[14]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 10 avril</i>, plusieurs personnes, des jeunes en majorité, ont quitté dans la matinée le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu) pour trouver refuge vers les localités de Kabagana et Kabuhanga, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Des sources de la société civile indiquent que ces personnes ont refusé de participer à la marche que le M23 comptait organiser de Kibumba à Goma, contre le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco. Un notable de Nyiragongo joint au téléphone indique qu’après le départ de ces personnes, le M23 a annulé la marche mais le mouvement rebelle l’aurait reprogrammé pour le dimanche prochain. «La population du territoire de Nyiragongo n’a pas voulu participer à cette marche et craint pour sa sécurité. C’est pourquoi la plupart des habitants ont fui vers les zones frontalières pour échapper à la colère de Makenga et ses hommes. Les autres s’enferment dans leurs maisons», a déclaré Omar Kavota, porte-parole de la société civile du Nord-Kivu. Il a invité la communauté internationale à intervenir pour faire face «aux menaces du M23 contre la population, car il veut l’amener à s’opposer au déploiement de cette brigade». Selon certains observateurs, il s’agissait d’une stratégie du M23 visant à donner l’impression que ce ne sont pas les rebelles qui s’opposaient au déploiement de cette brigade, mais la population elle-même. Or, en réalité, c’est le M23 qui craint le déploiement d’une brigade chargée de les combattre, au même titre que les FDLR et les autres groupes armés. La population, pour sa part, compte plutôt sur le déploiement de cette brigade d’intervention de la Monusco pour échapper au contrôle du M23.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn15">[15]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 10 avril</i>, au cours d’une conférence de presse, le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel <b>Prosper Félix Basse</b>, a réagi à la campagne d’intoxication menée depuis quelques jours par le M23 contre le déploiement de la Brigade d’intervention de la Monusco. Il a affirmé que les activités de propagande menées par le M23 ne pourront ni changer ni modifier les dispositions prises par l’Onu concernant le déploiement de cette Brigade d’intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">Le porte-parole civil de la Monusco, <b>Madnodje Mounoubai</b>, a affirmé que l’ONU trouve un peu bizarre le message contenu dans la lettre du Mouvement du 23 mars (M23) adressée au coordonateur national du Bureau de l&rsquo;ONU de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) en RDC. «<i>Je trouve un peu bizarre le message contenu dans cette lettre, parce que nous savons que c’est le M23 qui est à l&rsquo;origine de la crise que nous connaissons dans les parties où ils sont installés</i>», a déclaré M. Mounoubai, ajoutant que «ce sont eux qui insécurisent la population et qui créent des nouveaux déplacés. Il ne faut pas qu&rsquo;ils déplacent leur responsabilité».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn16">[16]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 11 avril</i>, le Mouvement du 23 mars (M23) a libéré les onze véhicules de la Monusco qui avaient été bloqués depuis quatre jours. Les conducteurs des ces véhicules ont confirmé l’information. C’est une équipe de la Monusco venue en renfort, qui a finalement débloqué la situation pour libérer ces véhicules transportant du matériel de construction destiné à la Mission onusienne. Selon le chef politique du M23, Bertrand Bisimwa, “c’est après verification” que les véhicules ont été autorisés à poursuivre leur route vers Goma.<b> </b>Des sources sur place affirment que l’un des containers a été ouvert, comme imposé par le M23 qui exigeait l’ouverture de ces containers avant de les laisser traverser l’espace sous son contrôle, alléguant qu’ils contiendraient du matériel militaire destiné à la brigade d’intervention de la Monusco.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn17">[17]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">4. ALERTE SUR UN RENFORCEMENT DES TROUPES DU M23</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 4 avril</i>, au cours d’une conférence de presse tenue à Goma, <b>le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu</b> a affirmé que plusieurs dizaine de militaires en provenance du Rwanda ont traversé la frontière ces trois derniers jours pour renforcer les troupes du Mouvement du 23 mars au Nord-Kivu. Selon lui, ces renforts viseraient une nouvelle attaque sur la ville de Goma pour obliger le gouvernement congolais à signer un accord avec le M23, cédant ainsi à ses revendications et pour rendre très difficile le déploiement de la Brigade internationale d’intervention dècidé par le Conseil de Sécurité de l’Onu. «<i>Les mêmes militaires qui sont allés au Rwanda sont en train d’être ramenés discrètement pour appuyer ceux qui sont à Rutshuru. Des informations vraiment concordantes font état d’une concentration des hommes et des armes sur l’axe Rumangabo-Kibumba, justement dans l’unique but de faire un assaut sur la ville de Goma</i>»<i>,</i> a affirmé Jules Hakizimwami, sans préciser s’il s’agit de militaires congolais ou rwandais. Selon lui, la tentative des rebelles du M23 d’occuper de nouveau Goma est orchestré par des pays voisins de la RDC. «<i>Nous pensons que trop c’est trop et nous sommes en train de porter à haute voix notre dénonciation contre justement cette tentative d’occupation, la énième, surtout que c’est toujours avec l’aide des pays voisins</i>»<i>,</i> a-t-il assuré. Le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu a demandé aux Forces armées de la RDC et à la Monusco de prendre les dispositions qui s’imposent pour éviter que le M23 reprenne la ville de Goma.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn18">[18]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Selon le président de la Société civile du Nord-Kivu, <b>Thomas d’Aquin Muiti</b>, des troupes rwandaises auraient effectué leur traversée de la frontière par la localité de Kibumba. Au même moment, des troupes ougandaises seraient entrées sur le territoire congolais par Bungagana, particulièrement par le village appelé Kisavo. <b>François Nzekuye</b>, élu de Rutshuru (Majorité présidentielle) a confirmé l’information: «<i>Il y a des renforts en hommes et en munitions venant du Rwanda et de l&rsquo;Ouganda</i>». Le porte-parole militaire de la Monusco a relativisé l’information. Le lieutenant colonel <b>Prospère Basse</b> a plutôt parlé de «mouvements des troupes du M23 qui sont fréquents». Selon lui, «<i>A la Monusco, on a rien remarqué de particulier jusque-là</i>». Même attitude du côté du gouvernement. Le porte-parole <b>Lambert Mende</b> a dit avoir pris connaissance du communiqué de la Société civile du Nord-Kivu et qu’une enquête aurait été ouverte pour vérifier toutes ces allégations.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les informations sur les nouvelles infiltrations des troupes rwandaises et ougandaises se confirmaient, le Rwanda et l’Ouganda auraient violé l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, dont il sont signataires. Aux termes de cet Accord, en effet, les signataires ne peuvent apporter aucun appui aux groupes armés de la région.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn19">[19]</a></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">5. LES POURPARLERS ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE M23 A KAMPALA</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 1<sup>er</sup> avril</i>, <b>le ministre des Affaires Etrangères, Raymond Tshibanda</b>, a invité les rebelles du Mouvement 23 mars (M23) à «cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire». Au cours d’un point de presse organisé le 1<sup>er</sup> avril à Kinshasa, le chef de la diplomatie congolaise a souligné que, «<i>si ce mouvement persiste, la Brigade d’intervention de la Monusco s’occupera à mettre fin à son existence</i>». «<i>Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. Le seul avenir pour le M23 c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la brigade d’intervention de la Monusco s’occupera à mettre fin à son existence</i>»<i>,</i> a affirmé Raymond Tshibanda, en ajoutant que «<i>Makenga n’est pas un allié du gouvernement. Nous n’avons pas un allié +force négative+. Il n’y a pas de bonne force négative, il n’y a pas de mauvaise force négative</i>».<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn20">[20]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 2 avril</i>, le secrétaire en charge des relations extérieures du M23, <b>René Abandji</b>, a indiqué que les pourparlers de Kampala sont la seule voie de résolution des conflits armés dans l’Est de la RDCongo: «<i>Nous pensons que Kampala est l’unique voie pour résoudre le conflit armé dans l’Est de la RDC et arriver à la paix durable. Et nous sommes toujours attachés à ces pourparlers. On ne doit pas privilégier des solutions alternatives qui amènent des dégâts collatéraux innombrables</i>».</p>
<p style="text-align: justify;">René Abandji qui conduit la délégation du M23 à Kampala estime nécessaire que son mouvement apporte sa proposition au projet d’accord soumis par le gouvernement, de façon que des deux textes ressorte un consensus.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn21">[21]</a></p>
<p style="text-align: justify;"><i>Le 5 avril</i>, la délégation du Mouvement du 23 mars (M23) a quitté Bunagana pour Kampala, la capitale ougandaise. C’est ce qu’a affirmé le président de ce mouvement rebelle, Bertrand Bisimwa, fidèle à Sultani Makenga. Les experts du gouvernement congolais devront, eux aussi, sauf changement de dernière minute, arrivé en Ouganda le même jour, a pour sa part indiqué le sénateur Mulaila, l’un des experts de Kinshasa. Les deux parties devront commencer samedi l’examen de deux textes de proposition d’accord pour trouver un consensus. Selon René Abandi, secrétaire chargé de l’extérieur du M23 et président de sa délégation à Kampala, la proposition d’accord que le gouvernement congolais leur a soumise n’est pas conforme à leurs attentes. Il a souhaité que ce texte soit harmonisé avec le leur.</p>
<p style="text-align: justify;">Au mois de mars dernier, le gouvernement avait élaboré un texte de 12 articles qui devrait sanctionner les pourparlers de Kampala. Certaines dispositions de ce document prévoient notamment l’amnistie des membres du M23 qui ne font pas l’objet des poursuites judiciaires nationales et internationales, l’accélération de la mise en œuvre des accords sur le retour des réfugiés vivant dans les pays voisins et la création d’un secrétariat général chargé de la réconciliation au sein du ministère de l’Intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">René Abandi a indiqué que ce texte contient des points de divergence, mais il s’est réservé de les révéler, «pour ne pas pécher contre le règlement intérieur du dialogue de Kampala». La facilitation devra convoquer une plénière jeudi 11 avril pour décider de la signature de l’accord final des pourparlers.</p>
<p style="text-align: justify;">Seulement, certains observateurs se demandent si la révocation de certains militaires par le président Joseph Kabila ne constituera pas un obstacle quant à l’issue des négociations. A travers une ordonnance présidentielle, Joseph Kabila a révoqué une dizaine d’officiers supérieurs de l’armée nationale, appartenant presque tous au M23 tant de l’aile de Makenga que de celle de Runiga. Parmi les révoqués il y a notamment le colonel Sultani Makenga<b>, </b>commandant des opérations autoproclamé général, le général Bosco Ntaganda, les colonels Baudouin Ngaruye et Albert Kahasha, les lieutenants-colonels Vianney Kazarama, Erick Ngabo et le commandant Innocent Zimurinda. Bertrand Bisimwa, le président du M23, a affirmé que l’ordonnance présidentielle n’aura aucune incidence sur une éventuelle signature de l’accord final de Kampala, car, en créant le M23, ces officiers avaient déjà décidé d’eux-mêmes de quitter les rangs de<b>s</b> FARDC.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn22">[22]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Certains observateurs se demandent que cache cette reprise subite des pourparlers de Kampala. Probablement, la diffusion de l’information sur une présumée rentrée sur le territoire congolais, en début de semaine, de troupes rwandaises et ougandaises. Ce qui saute tout de suite aux yeux c’est que les régimes de Kigali et de Kampala ont, une fois de plus, exercé des pressions sur Kinshasa pour tirer le M23 du pétrin. Cela avant le déploiement de la brigade spéciale d’intervention prévue par la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le M23, ragaillardi par les renforts venant de l’Ouganda et du Rwanda, se fait fort de présenter des contrepropositions que Kinshasa devra avaliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Le retour de Kinshasa à la table des négociations devra-t-il être considéré comme une capitulation face à la nouvelle pression ougando-rwandaise? La réponse à cette interrogation laisse transparaître des contradictions dans la démarche de Kinshasa, d’autant plus que, en début de semaine, le porte-parole du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères avaient soutenu, haut et fort, que le M23 n’avait d’autre issue que de cesser toutes ses activités, En cas de résistance, la brigade spéciale instaurée par les Nations Unies allait y mettre un terme. La reprise des rencontres de Kampala ont démontré que les agresseurs tiennent mordicus à offrir une voie de sortie à leurs filleuls du M23 à travers l’intégration au sein des institutions et de l’armée de la RDCongo. En agitant le spectre du retour de la guerre et le cauchemar de la reprise de Goma, le M23 et ses parrains ont poussé Kinshasa au pied du mur, l’obligeant de tout mettre en œuvre afin d’éviter que le déploiement de la brigade spéciale d’intervention de la Monusco ne soit compromis par un changement notable sur le terrain des opérations militaires. A cette allure, il apparaît clairement que Kigali et Kampala sont déterminés à obtenir des garanties suffisantes au profit du M23.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn23">[23]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où Bosco Ntaganda a été transféré à La Haye et que plusieurs Officiers supérieurs du M23 ont été révoqués des FARDC, une certaine opinion commençait à croire qu’il ne servirait à rien de revenir à Kampala, d’autant plus que le Conseil de Sécurité de l’Onu a décidé de l’envoi de la brigade d’intervention avec le mandat de traquer les forces négatives, parmi lesquelles se trouve le M23. Pendant que tout le monde pensait que le Gouvernement aurait profité du vote de la résolution portant création de la Brigade internationale d’intervention, c’est à une autre solution à laquelle l’on assiste. Contre toute attente, le Gouvernement a accepté de retourner à Kampala, afin de clôturer les pourparlers avec le M23. Probablement c’est pour désamorcer la menace du M23 d’attaquer la ville de Goma. Dans cette optique, le M23 pourra profiter de cette faiblesse gouvernementale pour monter les enchères et ne pas accepter le transfèrement de ses officiers devant la justice locale et internationale. Ce qui va obligatoirement conduire à un blocage, d’autant plus que le M23, avec le soutien du Rwanda, ne vise que l’intégration de ses officiers au sein des FARDC, pour continuer à exécuter son plan macabre, celui d’empêcher la Rdc de se doter d’une armée véritablement républicaine capable de protéger l’intégrité du territoire congolais.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn24">[24]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Facilitateur ougandais, Crispus Kiyonga, a décidé de faire reprendre les négociations entre Kinshasa et le M23 à Kampala. Mais l’initiative du ministre ougandais de la Défense a tout l’air d’un piège. La démarche de Crispus Kiyonga est perçue, par de nombreux observateurs, comme une nouvelle tentative d’infiltration des miliciens du M23 dans les FARDC. Les prolongations de Kampala cachent l’intention de l’Ouganda de faire signer un nouveau deal politique entre Kinshasa et le M23, afin de permettre ainsi à ce mouvement rebelle de déverser ses combattants, en majorité des sujets étrangers, dans les rangs des troupes loyalistes, avant le déclenchement des opérations de traque des forces négatives par la Brigade Spécial des Nations Unies. Ainsi, au moment où les troupes spéciales onusiennes vont se mettre en action, les troupes du M23, commandées par le “général” Sultani Makenga, ce mutin radié des FARDC en juillet 2010, quand il était encore colonel, auront eu le temps d’enfiler l’uniforme de l’armée régulière, de se faire «mixer» et d’être réaffectées au Nord-Kivu, auquel ils s’accrochent comme à la prunelle de leurs yeux.<br />
Le piège est là. Une fois un nouvel accord conclu entre Kinshasa et les rebelles du M23, ces derniers cesseront automatiquement d’être une force négative, car membres à part entière des FARDC (Forces Armées de la RDCongo), au même titre que les ex-officiers et soldats du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), du MLC (Mouvement de Libération du Congo), du RCD-K-ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie- Kisangani-Mouvement de Libération), RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Nationalistes), les Mai-Mai Raia Mutomboki, les Mai-Mai de Kyungu Gédéon, les miliciens de Cobra Matata, etc.<br />
Si les autorités congolaises commettent la gaffe de conférer le statut de membres de l’armée régulière congolaise à Sultani Makenga et compagnie avant la fin de ce mois, les Nations Unies risquent de se trouver devant le fait accompli. Le M23 serait exclu des prochaines opérations menées par la brigade spéciale de la Monusco qui devra, alors, se limiter au désarmement des autres groupes armés, étrangers et nationaux, tels que les FDLR, l’ADF Nalu, la LRA et les différents Mai-Mai. Le peuple congolais veut savoir ce qui se trame derrière l’invitation-convocation du ministre ougandais de la Défense et il se demande si Crispus Kiyonga aurait pu prendre l’initiative de la relance des négociations de Kampala sans le consensus de Kinshasa. C’est le lieu de clarifier la position du gouvernement congolais, qui donne la nette impression de n’avoir toujours pas rompu définitivement avec le M23, tout en exigeant publiquement sa dissolution.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn25">[25]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière la reprise des pourparlers à l’initiative du médiateur ougandais, Yoweri Museveni, il y a visiblement un dessein caché qui est d’annihiler le qualificatif de forces négatives collé au M23 et lui donnant un statut recommandable de partie qui traite d’égale à égale avec le gouvernement. Par cette convocation aux motivations floues, Yoweri Museveni en tant que Médiateur de la CIRGL s’acharne à présenter à la Communauté internationale le M23 comme un interlocuteur incontournable du gouvernement dans la recherche de la paix à l’Est de la Rdc. C’est cela la nouvelle bourde de Kaguta Museveni qui semble déterminé à maintenir le flambeau du M23 contre vents et marées. Toutefois, ni l’Accord-cadre d’Addis Abeba,  ni la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu n’ont pas retiré au M23 sa qualité de force négative pour en faire un partenaire du Gouvernement dans la pacification du Pays.<a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftn26">[26]</a></p>
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<hr align="left" size="1" width="33%" />
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref1">[1]</a> Cf AFP &#8211; La Haye, 26.03.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref2">[2]</a> Cf Xinua &#8211; Kinshasa, 27.03.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref3">[3]</a> Cf Stéphanie Maupas &#8211; Le Monde – Africatime, 27.03.’13; Info Congo Indépendant, 26.03.’13</p>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref4">[4]</a> Cf Human Rights Watch &#8211; New York, 25.03.’13</p>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref5">[5]</a> Cf Angelo Mobateli &#8211; Le Potentiel – Kinshasa, 01.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref6">[6]</a> Cf AFP – Kigali, 02.04.’13 (via mediacongo.net); L’Avenir Quotidien – Kinshasa, 03.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref7">[7]</a> Cf Radio Okapi, 28.03.’13; AFP &#8211; New York, 28.03.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref8">[8]</a> Cf Radio Okapi, 29.03.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref9">[9]</a> Cf Radio Okapi, 05.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref10">[10]</a> Cf Kimp &#8211; Le Phare – Kinshasa, 01.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref11">[11]</a> Cf Radio Okapi, 01.04.’13</p>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref12">[12]</a> Cf Radio Okapi, 11.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref13">[13]</a> Cf Radio Okapi, 09.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref14">[14]</a> Cf RFI, 10.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref15">[15]</a> Cf Radio Okapi, 10.04.’13; Forum des As – Kinshasa, 11.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref16">[16]</a> Cf Radio Okapi, 10.04.’13; Xinhuanet – Kinshasa, 11.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref17">[17]</a> Cf Radio Okapi, 11.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref18">[18]</a> Cf Radio Okapi, 05.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref19">[19]</a> Cf Le Potentiel – Kinshasa, 05.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref20">[20]</a> Cf Radio Okapi, 01.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref21">[21]</a> Cf Radio Okapi, 02.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref22">[22]</a> Cf Radio Okapi, 05.04.’13</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref23">[23]</a> Cf Le Potentiel – Kinshasa, 06.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref24">[24]</a> Cf L’Avenir – Kinshasa, 08.04.’13</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref25">[25]</a> Cf Kimp – Le Phare – Kinshasa, 08.04.’13</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="file:///C:/DOCUMENTI%202013/RETE-PACE-PER-IL-CONGO/CONGO%20ATTUALITA'/francese/Congo%20Actualit%C3%A9%20180.doc#_ftnref26">[26]</a> Cf Kandolo M . &#8211; Forum des As – Kinshasa, 11.04.’13</p>
</div>
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		<title>Mgr Monsengwo choisi par le pape François pour travailler sur la réforme de la curie romaine</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 14:13:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.paceperilcongo.it/fr/?p=1723</guid>
		<description><![CDATA[Radio Okapi. &#160; L’archevêque de Kinshasa, Monseigneur Laurent Monsengwo fait parti des huit cardinaux  qui aideront le pape de l’église catholique dans le travail de la réforme de la curie romaine.  Le Pape François l’a annoncé ce samedi 13 avril. La curie romaine, le gouvernement du Vatican, est traité de pléthorique. Elle est composée d’une &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/mgr-monsengwo-choisi-par-le-pape-francois-pour-travailler-sur-la-reforme-de-la-curie-romaine/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://radiookapi.net/actualite/2013/04/13/mgr-monsengwo-choisi-par-le-pape-francois-pour-travailler-sur-la-reforme-de-la-curie-romaine/">Radio Okapi</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; font-size: 14px; line-height: 20.15625px;">L’archevêque de Kinshasa, Monseigneur Laurent Monsengwo fait parti des huit cardinaux  qui aideront le pape de l’église catholique dans le travail de la réforme de la curie romaine.  Le Pape François l’a annoncé ce samedi 13 avril.</span><span id="more-148127" style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;"></span></p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">La curie romaine, le gouvernement du Vatican, est traité de pléthorique. Elle est composée d’une secrétairerie d’Etat, de neuf congrégations romaines, de trois tribunaux, de douze conseillers pontificaux, mais aussi de six commissions pontificales et d’autant d’instituts en tous genres. Le Vatican emploie près de trois milles personnes.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Ces membres seraient aussi cités dans des affaires de corruption et impliqués dans divers scandales d’où le besoin de réforme manifesté par les papes du XXè siècle.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Le secrétaire général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, l’Abbé Santedi a déclaré que « ce choix est un honneur pour l’église catholique de la RDC » car il est le seul africain dans le groupe de huit cardinaux.</p>
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			<wfw:commentRss>http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/04/mgr-monsengwo-choisi-par-le-pape-francois-pour-travailler-sur-la-reforme-de-la-curie-romaine/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>RDC: l’ONU adopte la résolution sur la brigade d’intervention pour combattre les groupes armés &#124; Radio Okapi</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 11:21:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Radio Okapi. Le Conseil de sécurité de l’Onu adopté, jeudi 28 mars, la résolution créant une brigade spéciale chargée de combattre les groupes armés opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette force devrait compter plus de deux mille cinq cents hommes. La résolution ne donne cependant pas le chiffre précis des hommes &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/03/rdc-lonu-adopte-la-resolution-sur-la-brigade-dintervention-pour-combattre-les-groupes-armes-radio-okapi/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a style="font-size: 12px; line-height: 18px;" href="http://radiookapi.net/actualite/2013/03/28/rdc-lonu-adopte-la-resolution-sur-la-brigade-dintervention-pour-combattre-les-groupes-armes/">Radio Okapi</a><span style="font-size: 12px; line-height: 18px;">.</span></p>
<p><span style="color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; font-size: 14px; line-height: 20.15625px;">Le Conseil de sécurité de l’Onu adopté, jeudi 28 mars, la résolution créant une brigade spéciale chargée de combattre les groupes armés opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette force devrait compter plus de deux mille cinq cents hommes. La résolution ne donne cependant pas le chiffre précis des hommes des troupes qui la composeront.</span><span id="more-146891" style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;"></span></p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">La brigade spéciale d’intervention sera formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Selon le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, elle comptera 3 069 hommes, venus d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi, et sera opérationnelle d’ici juillet.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">L’ambassadeur français à l’Onu Gérard Araud a souligné qu’il s’agissait d’une “innovation” répondant à une “demande expresse” des Africains.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la résolution “propose une approche nouvelle et globale en vue de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité à l’est de la RDC”.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;"><a style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; background-color: transparent; color: #0033cc;" title="RDC: le Conseil de sécurité de l’Onu sur le point d’adopter la résolution créant la brigade spéciale" href="http://radiookapi.net/actualite/2013/03/28/rdc-le-conseil-de-securite-de-lonu-sur-le-point-dadopter-la-resolution-creant-la-brigade-dintervention/">Cette résolution</a> renforce la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Désormais elle aura la tâche supplémentaire de mener des opérations offensives et ciblées, seule ou aux côtés de l’armée congolaise, dans le but de stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Jusque là son mandat était essentiellement axé sur la protection des civils.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;"><a style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; background-color: transparent; color: #0033cc;" title="Ntumba Lwaba: «La brigade spéciale d’intervention aura un mandat offensif d’imposition de la paix»" href="http://radiookapi.net/emissions-2/linvite-du-jour/2013/02/27/ntumba-lwaba-la-brigade-speciale-dintervention-aura-mandat-offensif-dimposition-de-la-paix/">La brigade</a> est créée pour une période initiale d’un an. Elle sera basée à Goma et reste sous l’autorité du commandant en chef de la Monusco.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">La résolution des Nations condamne fermement la présence continue du M23 dans les environs immédiats de l’Est de Goma et réclame que tous les groupes armés déposent les armes. Mise au point par Paris, elle s’inspire des résultats de<a style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; background-color: transparent; color: #0033cc;" title="Ban Ki-Moon salue la signature de l’accord de paix sur la RDC" href="http://radiookapi.net/actualite/2013/02/24/ban-ki-moon-salue-la-signature-de-laccord-de-paix-dans-de-la-rdc/">l’accord régional d’Addis-Abeba du 24 février</a>. Cet accord interdit aux pays étrangers de soutenir les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Depuis deux décennies, l’Est de la RDC est en proie aux rebellions. La dernière en date est celle menée par le Mouvement du 23 mars (M23) depuis mais 2012. Ce mouvement-dont la plupart des membres sont issus du CNDP de Bosco Ntaganda-réclamait l’application de l’accord du 23 mars signé entre le gouvernement congolais et le CNDP.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Au mois de novembre, <a style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; background-color: transparent; color: #0033cc;" title="RDC : les rebelles du M23 sont entrés à Goma" href="http://radiookapi.net/actualite/2012/11/20/rdc-le-m23-pris-le-controle-de-goma/">le M23 a pris le contrôle de la ville Goma</a> et a exigé ds négociations directes avec le gouvernement. La Monusco qui est composée de plus de dix-sept mille hommes, dont la majorité est basée dans l’Est et principalement à Goma-a été la cible de toutes les critiques. C’est le cas du président ougandais, Yoweri Museveni, qui a qualifié les casques bleus des touristes.</p>
<p style="margin-top: 0px; padding-bottom: 10px; outline: 0px; font-size: 14px; vertical-align: baseline; color: #222222; font-family: georgia, 'palatino linotype', palatino, 'times new roman', times, serif; line-height: 20.15625px;">Les rebelles du M23 sont pourparlers avec le gouvernement congolais depuis décembre 2012 à Kampala. Les discussions ont été suspendues après les dissensions apparues, fin février, au sein du M23 lorsque onze pays africains ont signé un accord-cadre de paix et pris l’engagement de ne pas soutenir les groupes armés.</p>
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		<title>RDC : la brigade d’intervention de la Monusco dispose d’un mandat plus offensif</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 11:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Radio Okapi &#160; Le Conseil de sécurité a prorogé d’un an, jusqu’au 31 mars 2014, le mandat de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) et a décidé de la doter d’une « brigade d’intervention » qui aura pour mandat de combattre et de neutraliser les groupes armés dans l’est de &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/03/rdc-la-brigade-dintervention-de-la-monusco-dispose-dun-mandat-plus-offensif/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://radiookapi.net/actualite/2013/03/29/rdc-la-brigade-dintervention-de-la-monusco-dispose-dun-mandat-plus-offensif/" target="_blank">Radio Okapi</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Conseil de sécurité a prorogé d’un an, jusqu’au 31 mars 2014, le mandat de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) et a décidé de la doter d’une « brigade d’intervention » qui aura pour mandat de combattre et de neutraliser les groupes armés dans l’est de la RDC. Jusque là, le mandat de la Monusco était axé essentiellement sur la protection des civils.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette brigade comprendra notamment trois bataillons d’infanterie, une compagnie d’artillerie, une force spéciale et une compagnie de reconnaissance qui aura pour responsabilité de neutraliser les groupes armés, précise la résolution adoptée à l’unanimité de ses quinze membres par le Conseil aujourd’hui.</p>
<p>Parmi ces groupes opérant dans l’est de la RDC et au-delà de ses frontières, le M23, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (<a title="Tous les articles de Radio Okapi sur les FDLR" href="http://radiookapi.net/tag/fdlr/">FDLR</a>), les Forces démocratiques alliées, l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (<a title="Tous les articles de Radio Okapi sur l'APCLS" href="http://radiookapi.net/tag/apcls/">APCLS</a>), l’Armée de résistance du Seigneur (<a title="Tous les articles de Radio Okapi sur la LRA" href="http://radiookapi.net/tag/lra/">LRA</a>) et les Maï-Maï sont accusés par le Conseil de graves atteintes aux droits de l’homme, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles et le recrutement et l’emploi à grande échelle d’enfants.</p>
<p>La création d’une brigade d’intervention répond à une recommandation du Secrétaire général. Le Conseil se prononcera sur le maintien de sa présence en fonction des résultats qu’elle aura obtenus et des progrès que le gouvernement congolais aura accomplis dans la création d’une « force de réaction rapide » congolaise capable de prendre le relais de la brigade d’intervention et dans la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région.</p>
<h4>Accord d’Addis-Abeba</h4>
<p>Le 24 février, 11 pays de la région avaient signé ce document qui les engagent à protéger la souveraineté territoriale de la RDC et à préserver la paix et la stabilité dans le pays. Lors de l’adoption de la résolution créant la brigade d’intervention, le Conseil de sécurité a exigé des États signataires qu’ils honorent leurs engagements de bonne foi.</p>
<p>Pour s’en assurer, il encourage la mise en place rapide d’un mécanisme de suivi régional « 11+4 » impliquant les dirigeants de la région, sous les bons offices des quatre garants de l’Accord-cadre, qui sont les Nations Unies, l’Union africaine, la Conférence internationale de la région des Grands Lacs et la Communauté de développement de l’Afrique australe (<a href="http://www.sadc.int/">SADC</a>).</p>
<p>Le Conseil de sécurité préconise en outre un « mécanisme national de contrôle » afin d’accompagner et de superviser la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de la réforme de la RDC.</p>
<p>Tout juste nommée par le Secrétaire général, l’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, est chargée par le Conseil de diriger, coordonner et évaluer l’application des engagements pris au titre de l’Accord-cadre, et invitée à conduire un processus politique global ouvert à toutes les parties prenantes en vue de remédier aux causes profondes du conflit dans la région.</p>
<p>Les signataires de <a href="http://radiookapi.net/actualite/2013/02/24/crise-a-l-est-de-la-rdc-un-accord-de-paix-a-ete-signe-a-addis-abeba/">l’Accord-cadre</a> sont notamment tenus de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des pays voisins; de ne tolérer aucun type de groupe armé ni fournir d’aide ou d’appui à ces groupes; et de ne pas offrir de refuge ou de protection de quelque type que ce soit aux personnes accusées de crimes graves.</p>
<h4>Nouvelle approche</h4>
<p>Dans une déclaration transmise par son porte-parole à l’issue de cette réunion du Conseil, le Secrétaire général Ban Ki-moon a salué l’adoption de cette résolution « importante », « qui propose une approche nouvelle et globale en vue de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs ».</p>
<p>« Le Secrétaire général espère que le renforcement du mandat de la Monusco, qui prévoit également la création d’une Brigade d’intervention pour répondre au problème des groupes armés, contribuera à la restauration de l’autorité de l’Etat et au retour à la stabilité dans l’est de la RDC », indique son porte-parole.</p>
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		<title>Neuvaine de prière au Prince de la Paix</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 11:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michela</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;initiative de la Fondation Pontificale Aide à l&#8217;Eglise en Détresse, nous vous invitons à vous joindre à la neuvaine de prière au Prince de la Paix du 1 au 9 avril 2013, pour Le supplier d&#8217;apporter Sa paix en République Démocratique du Congo. Nous envoyons cette neuvaine à toutes les communautés contemplatives d&#8217;Europe et &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.paceperilcongo.it/fr/2013/03/neuvaine-de-priere-au-prince-de-la-paix/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">A l&rsquo;initiative de la <a href="http://www.acn-intl.org/pg/home.html?p=FR,141,2,,1,," target="_blank">Fondation Pontificale Aide à l&rsquo;Eglise en Détresse</a>, nous vous invitons à vous joindre à la neuvaine de prière au Prince de la Paix du 1 au 9 avril 2013, pour Le supplier d&rsquo;apporter Sa paix en République Démocratique du Congo.</h3>
<p>Nous envoyons cette neuvaine à toutes les communautés contemplatives d&rsquo;Europe et d&rsquo;Afrique, à nos bienfaiteurs en 17 pays du monde, aux hommes de bonne volonté, à tous les media désireux de relayer cette supplication.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christine du Coudray Wiehe</p>
<p>Africa Department</p>
<p>ccw@acn-intl.org</p>
<p>+ 49 6174 291 260</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.paceperilcongo.it/fr/wp-content/uploads/2013/03/neuvaine-aux-prince-de-la-paix.pdf"><span style="color: #ff0000;">TEXTE INTEGRAL</span></a></span></h1>
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